librairie-marine.com     présente    : "la guerremaritime mondiale 1939-1945"
                                                                                                                e-mail: librairie.maritime@gmail.com 
...."Après deux années d'inquiétude et de honte,l'Amiral Darlan  trouva une mort violente,laissa une tombe déshonorée
 et légua un nom qui restera longtemps exécré par la marine française et par le pays qu'il avait si bien servi jusque-là..."     Winston Churchill

Nos livres  traitant des  marines  durant la guerre de

                                .1939- 1945.
On pourra distinguer plusieurs périodes
1:Avant l'Armistice.(Narvik-évacuation de Dunkerque-  la fuite....)
2:La marine de Pétain  durant l'Armistice.(les drames de Mers el Kebir,Casablanca Dakar.. et pour finir.Toulon)
3: Les forces francaises libres.(bien peu importantes!!)
4: La bataille de l'Atlantique   (la guerre des convois)
5: La guerre du Pacifique des forces américaines.(l'affrontement USA/Japon)


1/ Avant l'Armistice."la drôle de guerre" et l'effondrement de l'armée terrestre.
En septembre 1939  la flotte française comptait deux cuirassés de ligne le Dunkerque et le Strasbourg.
en fin de construction le Jean bart et le Richelieu.

5 cuirassés anciens la Provence, la Bretagne la Lorraine,Le Courbet,le Paris.
19 croiseurs tres rapides, 70 destroyers, 35 avisos,des dragueurs de mines,des patrouilleurs,75 sous-marins. dont le Surcouf géant, un porte avion le Béarn,un ravitailleur le Commandant-Teste. plus des auxiliaires  91.000 marins d'active.
N
otre marine est une des plus puissante du  monde

L 'amiral Darlan est chef d'Etat-major de la marine  

qui    forme un bloc discipliné,
(l'amiral Darlan avait été le créateur de cette marine entre les deux guerre
s

Les actions. durant      " cette drôle de guerre"
Escorte de convois     avec les britanniques,lutte contre les sous-marins allemands (le destroyer Simoun coula l'U 54, le Valmy participe a la déstruction de  l'U 55)
Expédition en Norvège  franco-britannique, ,avec 6 croiseurs et l'Emile-Bertin,perte du Bison( coulé par bombes) et echec de l'opération.(le Maillé-Brézé explose suite à un défaut dans une torpille)
La defense des cotes dans le nord Calais Boulogne et surtout  l'évacuation des troupes à Dunkerque avec les Britanniques, 345.000 hommes évacués! sous le feu de l'ennemi ,pertes 7 destroyers(L'Orage et le Chacal devant Boulogne,,l'Adroit,   le Maillé-Brézé,l'Adroit à Dunkerque,le Jaguar, les sept destroyers à Dunkerque,)30 chalutiers  armés,20 cargos, ces jours étaient desespérés.
4 croiseurs basés à Toulon  bombardent Gènes.
Evacuation de Cherbourg,
évacuation de Brest à l'arrivée des troupes allemandes
évacuation de Lorient et toujours sabotage des installations restantes.

La flotte se sauve vers Toulon, vers les colonies, vers l'Angleterre... ,peu de pertes: 4 sous-marins,le Cyclone etc sabordés à l'arrivée des troupes allemandes.
 .On peut dire que devant l'effondrement du pays la flotte a  su rester libre, son comportement a été correct  
............ jusqu'à la signature de l'Armistice du 24 juin 1940!....................................................................
;.........................................................................................................................................;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;
                                                 . Les débuts de la guerre.         1939 / 1941
 
la bataille de Narvik johan  Waage

convoi pour Oslo henri Queffelec

la campagne de norvege

NARVIK

NARVIK  
Dossier photos sur l'expédition de Norvège  10 euros la photos d'époque
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La campagne de Norvégenarvick-d

Mitailleuse contre avions à bord d'un bâtiment français.
Départ d'éléments du corps expéditionnaire français à destination de la Norvège ,embarquement d'une unité d'infanterie
A bord d'un navire de commerce un avion suspect a été aperçu;l'équipe d'A.M.B.C est à son poste
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Un cargo du convoi vu d'un bâtiment de guerre
le convoi
  le  photographe
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En convoi: à bord d'un paquebot ,officier radio transmettant un message pendant un exercice d'alerte
A bord d'un bâtiment de commerce réquisitionné une équipe d'A.M.B.C à son poste
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départ de troupes pour la Norvège,avant l'embarquement
Un de nos chasseurs rencontre un de nos petits sous-marins ,en pleine mer
embarquement
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dans un port de France ,préparatifs d'embarquement d'une partie du corps expéditionnaire à destination de la Norvège
soldat chargé de tout son équipement embarquant à bord d'un transport de troupe ,
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dans un port de France ,préparatifs d'embarquement d'une partie du corps expéditionnaire à destination de la Norvège.
Le convoi veille
torpilleur de la marine française vu de l'avant d'un contre -torpilleur
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On embarque les raquettes pour la Norvège
on veille

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Chasseurs alpins et leurs chiens
A bord d'un chalutier armé le chef de pièce est relié à la passerelle par un tube acoustique
Un arraisonnement en mer

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Dans un port de France :départ d'un transport de troupes
dans un port de France,transport de troupes s'apprêtant à lever l'ancre
Affectueuse envers ceux qui s'en vont combattre en Norvège pour le succès des armes des Alliés    une femme apporte des fleurs ,symbole de la pensée
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départ d'éléments du corps expéditionnaire vers la Norvège ,dans un port soldats s'appretent à s'embarquer
Vers la Norvège dans l'entrepont les hommes se débarrassent de leur équipement
Chargement d'une pièce
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Une dernière prise d'armes avant l'embarquement pour la Norvège Soldats  chargeant des   harnachements   de mulets à bord d'un transport de troupes
oldats chargeant des harnacDès qu'une mine arrive en surface son orin coupé par les cisailles de la drague ,l'équipage l'envoiue définitivement par le fond en   la crevant d'un coup de mousqueton.
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Chasseurs alpins à bord d'un transport de troupes
Chasseurs alpins et leurs chiens à bord d'un transport de troupes
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Les canonniers à l'exercice à bord d'un bâtiment français
Départ d'éléments du corps expéditionnaire vers la Norvège un groupe de chasseurs alpins à bord d'un transport de troupes
Prise d'armes sur la quai d'embarquement
                                                                        En Norvège.
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En Norvège :au milieu d'un groupe de soldats et de marins alliés,un officier norvégien commente les effets du bombardement de Namsos par les allemands
A Narvick des chasseurs alpins prennent position
MAMSOS aprés les raids de bombardiers allemands
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A Narvik une patrouille  française surveille les abords de la voie ferrée
En Norvège groupe de soldats britanniques et marin français
En Norvège débarquement de troupes britaniques dans le fjord de Namsos
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Dans le fjord de Namsos un escorteur anglais au mouillage
A Narvick  surveillance d'un point de fjord par un groupe d'alpins français

guerre navale en Norvège................................................. ..
jean Lassaque.

Les français à Narwik la campagne de Norvège 1940

La campagne de Norvège.    jacques Mordal.

(jacques Mordal est né en 1910 il a passé son
enfance à Brest et entre dans la marine.
Coulé deux fois et gravement blessé à Dunkerque,
il va reprendre du service en Afrique,il terminera
la guerre sur le front de Dunkerque avec les fusiliers marins.

il a écrit 12 livres consacrés aux bataille de
Dunkerque,Dakar,Casablanca,et  la campagne de Norvège

et aussi l'histoire de la marine pendant la seconde
guerre mondiale avec l'amiral Auphan)
estimation 15 euros. le livre.


Le 9 avril 1940  invasion allemande de la Norvège
les norvégiens refusent de capituler
Les anglais vont faire une contre attaque maritime tres importante
2 importantes batailles maritimes.

Le corps expéditionaire français   va partir de Brest fin avril 1940
(Légion étrangère et chasseurs alpins,) par un  un convoi qui a fait escale
en Ecosse,il arrivent à Narvick le 14 mai 1940

mais ........apres des combats pour la prise de Narvick

Au vu de la situation en France ,les gouvernements décident l'abandon de
 la Norvège ,(Dunkerque étant à prévoir)

les norvègiens ne furent même pas informés! la première semaine de juin   1940  l'évacuation a lieu 
Le 15 juin retour à Brest



 
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1939-1945        4 ans sur la Jeanne.     bernard Amand.

10 Euros.

                                 L'évacuation de DUNKERQUE
Pour les anglais la bataille sur le continent est perdue, les  troupes britaniques seront évacuées ,le vice-amiral commandant à Douvres 

sera responsable des navigations l'amiral Abrial est responsable à Dunkerque comme le dit l'amiral Wassilief  cette retraite

est  l'occasion d'actes d'héroisme  des petits et des obscurs.....(dont beaucoup d'officiers de la marine marchande mobilisés  et des pêcheurs)

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dunkerque

MARINE DUNKERQUE.  maurice Guierre.

DUNKERQUE   hervé CRAS  Jacques Mordal
12 euros

Le drame de DUNKERQUE
Mai juin 1940.      général J Armengaud.
  
Le miracle de DUNKERQUE   Walter Lord.

Les 9 jours de Dunkerque.  David divine.



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Week end  à ZUYCOOTE
.
c'est un roman mais il donne une bonne
 idée de d'événement
par Robert Merle
un film a été tiré de ce livre. poche 
                       L 'invasion de la France.        l'évacuation des ports du nord
 
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evasion-jean-jart-

L  EVASION DU "JEAN BART" juin 1940

  le vice amiral pierre jean Ronarch


estimation15 euros
                                 . l'Armistice                        La marine de Pétain.  la signature de l'Armistice du 24 juin 1940!....
la  flotte  s'était réfugiée de la façon suivante,
En Angleterre les cuirassés Courbet et Paris,,10 destroyers,6 sous-marins dont le Surcouf,et des petits navires.
A Toulon; 4 croiseurs,13 destroyers et quelques sous-marins.
A Mers el Kebir: les cuirassés Dunkerque, Strasbourg, Bretagne, Provence,11 destroyers,5 sous-marins, le ravitailleur Commandant-Teste.
A  Alger 6 croiseurs ,3 destroyers,quelques sous-marins.
A Dakar le Richelieu.
A Casablanca le Jean-Bart.
A Alexandrie  (avec les anglais)le cuirassé Lorraine, 4 croiseurs 3 destroyers 3 sous-marins.
En Martinique le porte -avion Béarn.
A Diégo-Suarez des petits bâtiments.aviso Entrecasteaux 3 sous-marins.
A Saigon  le croiseur Lamotte-Piquet 4 avisos,et quelques canonnières devaient protéger l'empire colonial
A Beyrouth;  2 destroyers le Valmy et le Guépard 3 sous-marins et un aviso.
Les drames !           comment a-t-on pu en arriver là?

 juillet 1940. le drame de Mers el Kebir ,l'amiral Gensoul refuse l'ultimatum anglais
perte du Bretagne,du Dunkerque,la Provence,du Mogador,fuite vers Toulon du Strasbourg et 3 destroyers. perte de 1.300 hommes.
A  Dakar      le Richelieu est endommagé,
a Alger         les navires fuient vers Toulon.
A Alexandrie le vice amiral Godfroy réagit de façon plus intelligente et négocie.

A Dakar        
fin 1940 le drame se poursuit ! De Gaulle  ouvre l'Afrique  noire  à ses ambitions ,nouvel affontement avec les anglais,perte de l'audacieux,de 2 sous-marin  dont le Persée .
en 1941 enfin !une belle action pour protéger le Cambodge du Siam!
1941        Beyrouth  cela continu , combat contre les anglais ,le sous-marin  "souffleur "est coulé.
Fin 1941 les Etats-Unis entre en Guerre,suite à Pearl Harbor. mais pour les relations maritimes France-Angleterre cela ne s'arrange pas .
Diego-Suarez ,attaque anglaise pour devancer les japonais,perte de l'aviso d'Entrecasteaux de 3 sous_marins et d'un navire marchand militarisé.
Enfin  en 1942  .pour  compléter  cette horrible  tragédie on assiste à une resistance de la marine au débarquement US en  Afrique du nord,!
A Casablanca  la situation est pathétique, la lutte contre les forces américaines est tres inégale,
encore 3 sous-marins détruits,3 destroyers,le Jean-bart n'est pas détruit,on remarque une attaque desespérée de 7 destroyers contre les américains qui débarquaient à Fedala,perte du Fougeux,du Milan,du Boulonnais,du Brestois,du Frondeur de l'Albatros,deux autres sous-marins coulés sabordage du Tonnant ,perte aussi apres le cessez le feu  du sous-marin Conquérant ,du Sidi -Ferruch.
A Oran  perte du destroyer l'Epervier. de l'Aviso Surprise,des destroyers Tramontane et Tornade
perte de 2 sous-marins  fuite d'un sous-marin à Toulon
A Bizerte  rédition aux allemands de l'amiral Derrien! quelques sous-marins et navires  encore  perdus!

 
le sabordage de la  Flotte à   TOULON  est l'aboutissement du processus...
   sabordage  des cuirassés: Strasbourg,du Dunkerque,du Provence     7 croiseurs  32 destroyers, 16 sous-marins, 19 autres bâtiments en tout 77 navires se suicident 5 sous-marins s'échappent. La France ne dispose plus que de quelques navires éparpillés et complètement divisés.................

Marine affreusement divisée,
angl S&Gophobe," Valeur discipline"
elle prouverait  sa discipline
en obéissant au gouvernement
en place   de Pétain à Vichy.
dakar
Vichy 9 juillet:
l'amirauté française communique:
Le 08 juillet,une force navale britanique
est arrivée devant Dakar et a présenté
un ultimatum indigne auquel l'amiral
commandant la marine d' A.O.F. n'a pas
jugé utile de répondre.
Le port a été ensuite attaqué et bombardé
par des avions du porte-avions
"Hermes"
La D.C.A.locale a vivement réagi.

wassilief
le-pacha Le Pacha
.
prix 8 euros
le contre amiral Wassilief témoigne De l'armistice au sabordage  la vérité
12 euros
Entré à l'école navale en1938 il a   participé à la plupart des combats  de la seconde guerre mondiale  des campagnes d'indochine et  d'Algérie,fut le premier officier d'origine russe à recevoir les étoiles d'amiral

un  pavillon sans tache.

amiral A Wassilieff
17 juin 1940- 27 novembre 1942.

amiral-darlan
amiral_darlan
secret-darlan marine-darlan

 

les derniers jours de Darlan. Par l'amiral Jacques Moreau. Ce livre est un témoignage de l'Amiral Moreau présent à Alger durant le débarquement.US. :

DARLAN    claude Huan. tres important ouvrage   373 pages!     estimation:22 euros

Le secret de Darlan pierre Ordioni

La marine et les Darlan louis Hourcade


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monsieur  A Kammerer qui a parfaitement compris  les causes du desastre commence son  livre  avec  une étude sur "l'obéissance"  Le  haut commandement naval,a été dominé par des sentiments revêtant  un caractère mystique,touchant l'obéissance,la vénération hiératique du vieux  chef Pétain,et le serment à sa personne  ces sentiments ont gouverné  les amiraux pricipaux,qui ont partagé l'anglophobie  forcenée de leur amiralissime...L' opinion  a  ressenti profondément les  deux catastrophes qui,sans résulter d'opérations de guerre,ni trouve r une justification dans l'intérêt  de la nation ,ont à Mers el Kebir et Toulon-sans parler de Casablanca -entraîné la destruction de la puissance navale française.L'abondance de la documentation est extême .On possède  sur toutes  les circonstances  de ce grand drame ,les rapports des amiraux  de Laborde  et Marquis ainsi que leurs  collaborateurs directs,des soixantes  commandants des unités sabordés et de tous les  éléments de Vichy.

La passion de
 la flotte française.
 
Albert Kammerer
 ambassadeur de France.

Ce livre  explique tres bien le drame
de la flotte française.


 
L'honneur de servir.Amiral Auphan.
Secrétaire d'Etat à la marine du gouvernement de Vichy il a cotoyé les sommités de l'époque,cette période devient claire,ce livre est un reportage vécu sans lequel on ne pourrait désormais  comprendre le drame et le grand déchirement des français entre 1940 et 1945   
Pour la première fois l'amiral Auphan raconte aussi  sa  fuite apres  sa comparution  devant la haute cours apres la guerre pour répondre
 de sa fidélité au  marechal Pétain. Bien entendu dans son livre l'amiral Auphan parle de monsieur Kammerer( page 544) "...diplomate de carrière,qui depuis un long séjour à la tête de notre Légation  au Caire entre les deux guerres ,était devenu admirateur inconditionnel des Anglais... l'Amiral Auphan a été en procés contre lui 
en  1950 

     
    Remarques                  Le livre de monsieur Kammerer  et le  livre de l'Amiral Auphan permettent de comprendre! 
Contrairement à monsieur Kammerer  l'Amiral Auphan  écrit:
"Pour un chef militaire sans responsabilité politique( comme Laborde  ou Marquis)l'honneur à coup sûr est dans l'obéissance. C'est peut-être là  une conception  qui n'est plus admise.Je le regrette..... .La conception de l'honneur    est difficile  à définir......

schlumberger
L'auteur a commandé le sous-marin "Junon" apres la guerre il tente d'expliquer les drames de la marine française, (Mers el Kébir...Alexandrie...Dakar...Toulon.Bizerte......
Les Combats et l'honneur  des forces navales libres.

Etienne Schlumberger

jugé par Vichy il est condamné aux travaux forcés à perpétuité en 1943.pour désertion et trahison.
Il est nommé en 1945 Compagon de la libération.


alger
alger-
marine-epreuve
giraud bissectrice-    

Tout commence à ALGER  40/44/ pierre Ordioni  Témoignage

Envers et contre tout
De Londres à Alger 1940-1942

Soustelle   Jacques

Un acte manqué  si pétain avait rallié Alger en 1942

philippe  Mestre

La marine à l'épreuve jacques  Mordal

Un seul but la victoire alger 42_44 général Giraud

La bissectrice de la guerre Alger 8 novembre 1942  alain de Serigny.

Le métier de la mer
l'amiral Philippon est également connu sous le nom de guerre  d'Hilarion que lui donna en 1941  le colonel Rémy au cours de la lutte contre les navires de bataille allemands.
Amiral Phillippon.


georges-debat
Le capitaine de vaisseau G Debat est entré à l'école navale en 1924,il a quitté la marine en 1950 ,sa carrière en escadre de la Méditerranée   l'a mêlé aux événements de l'été 1936 dans les ports de l'Espagne,il a choisi, à la poursuite du combat,( apres la défaite )   la discipline!! dans ce livre il tente de justifier ses mauvais choix

Marine oblige   georges Debat


blehautpas de clairon  pour l'amiral Henri   Bléhaut  1889-1962        bernard  Bléhaut

nommé en  1943 secrétaire d'état

à la marine dans le gouvernement de Vichy

(il a même accompagné Pétain à Sigmaringen !!!)

 aprés la guerre jugé il a échappé à l'exécution!

comme le précédent   sa famille  tente

de justifier ses   mauvais  choix ?

                                                                                       LE CHOIX 
le-choix
mariee
La mariée de l'ombre
l'île de Sein durant la guerre
ROMAN de jean Noli.

LE CHOIX.
Souffrances et gloire de la marine française
pendant la seconde guerre mondiale.  Jean Noli
  Encore un tres bon livre! de nombreux témoignages...

estimation18 euros

Ou était  l'honneur?

un marin se souvient des années de guerre

1939/1945   raymond  DEQUET

seul-but angleterre-but henriot

Un seul but la victoire  général Giraud.

L'Angleterre en guerre  georges Blond

 Et s'il débarquaient? philippe Henriot.

Les grandes  batailles navales de la seconde guerre mondiales   

jan jacques  Antier

rome
martinique
negre

Les oubliés du bout du monde
l'auteur ,alors jeune enseigne,désigné pour campagne,embarque en 1939 pour l'Extrème-Orient ,il restera sept ans dans cette Indochine

bientôt isolée du reste du monde par la gierre et le déferlement des militaires nipponsJournal d'un marin d'Indochine de 1939 à 1946.
  le contre-amiral Romé
La France aux Antilles 1939-1943.
  l'amiral georges Robert
Le négre et l'amiral
raphael Confiant
 roman sur Vichy sous les tropiques


Croisières périlleuses.

Amiral Georges Cabanier.



la  marine française dans la seconde guerre mondiale amiral Auphan et jacques Mordal marine-francaise-1939

Marine Francaise depuis l'armistice

 

Amiral  F.Darlan
Cette plaquette a été réalisée par l'amirauté française,elle comprend des estampes de Brenet  ceci dans un but de propagande

                         Les drames:                 Mers el Kebir



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jules-roy
mers-el-kebir-juille40
Juillet 1940   
 1.297 morts,351 blessés,tel est le sinistre blan des pertes françaises à Mers-el Kebir
saxons
tramontane

Exposé chronologique du combat de Mers -el-Kebir
d'apres des documents photographiques.
Dossier de l'histoire
 
Mers-el-Kebir
par denis Bldensperger.

une affaire d' honneur 
mers el Kebir 3juillet 1940.  Jules Roy 

Mers el Kebir juillet 1940
Dominique Lormier

Nos bons amis les Anglo-saxons et quelques autres

Les marins de la Tramontane (français contre les anglais!) jean  Meirat

                                                                  Casablanca, Dakar ,Bizerte....

                                                                                 (vue de Vichy)

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La bataille de CASABLANCA
La bataille de DAKAR.

  jacques Mordal




 
L'Allemagne ne voulait pas d'une guerre avec les U.S.A (ouverture d'un front trop lourd à l'Ouest) Churchill faisait tout ce qu'il pouvait pour décider les USA à entrer en guerre,
l'Allemagne fut surprise par l'attaque du Japon sur Pearl Harbor le 07 décembre 1941.  Le Japon se trouva alors en état de guerre avec les Etats-Unis et l'Allemagne en tant qu'alliée du Japon se vit contrainte à déclarer également la guerre à l'Amérique...
                                .
Le 11 décembre 1941..

Novembre 1942                                                 Le sabordage de l'escadre à  TOULON.



Le 27 novembre 1942 vers 05 heures du matin
Mr A Piernic photographe 
allait se coucher quand de lointaines explosions lui firent dresser l'oreille  il enfourche a motocyclette et file à Toulon Une brume grisate  monte de la cote vers le ciel,les routes sont barrées par les les allemands qui ceinturent Toulon   il a dissimulé ses appareils et le voici temoin de cette vision d'apocalypse encadrée de volutes épaisses et noires dans l'épouvantable vrombissement que dégageaient les incendies des grosses unitées Le sabordage de la flotte!

Héroique  sabordage  de la flotte
  27 novembre 1942

 Remarque
Cette affaire ne sera pas qualifiée

d' héroique par historic-marine-france.com
.
estimation 50 euros


sur le site historic-marine-france.com

il y  a des photographies sur le sabordage

 de Toulon.
 
suicide
suicide-flotte
Le suicide de la flotte française à Toulon le 27 novembre 1942
sabordage-de-la-flotte
La flotte se saborde TOULON 1942
henri-nogueresle suicide de la flotte française à Toulon  henri Noguères.
  henri Nogueres.
En pleine nuit le 27 novembre 1942,les blindés allemands font irruption sur le port de Toulon.Cette opération a été minutieusement organisée par Hitler qui,depuis longtamps convoite la flotte française de Méditerranée.La réussite de son plan ferait peser une menace sur les opérations alliées en Afrique du nord. qui viennent de commencer.En secret les divisions allemandes font mouvement vers Toulon et ,forçant les faibles défenses de la place se ruent vers la rade.
Le sabordage le plus spectaculaire de l'histoire a commencé et se pousuit....
Le suicide de la flotte française à TOULON henri Nogueres



la flotte se saborde Toulon 1942.
Jean jacques Antier
en deux heures 85 bateaux totalisant 235.000  tonnes dont 3 cuirassés,7 croiseurs, 34 bâtiments  d'escorte et  16 sous-marins se sabordent!




lebrunLe président  LEBRUN remet à l'Amiral jean de Laborde les insignes de Grand'Croix de la légion d'honneur
Quand on pense que cet Amiral  a ordonné le sabordage de la flotte à Toulon!
Il a refusé d'obeir à Darlan qui in-extrémis voulait le départ    immédiat  de la flotte apres le débarquement des US en Algérie.! l'Amiral de Laborde est la honte de notre marine.Apres la guerre il a été condamné à mort, mais malheureusement non exécuté.
photo d'époque à vendre
rmais nous ne voyons pas qui  peut  acheter ce document,sinon pour le mettre dans la cuvette des WC;
                                               L ' épilogue!

 Le procés des Amiraux....
Juillet  1946 Procès en Haute Cour.
Des chefs impliqués dans le sabordage de l'escadre de Toulon  le 27 novembre 1942. Abrial-Auphan- anciens ministres de la marine
 de Laborde-commandant des forces de Haute mer à ToulonMarquis préfet maritime (l'amiral Derrien commandant de la marine en Tunisie avait été jugé à Alger en 1944-Edmond Michelet ( en 1946)se targua dans une réplique parlementaire d'avoir épuré d'une manière ou d'une autre 97 °/° des officiers généraux de la marine

haute-coursl'amiral ESTEVA et le général Dentz devant la haute cour de justice  geo London.

L'Amiral Darlan exécuté à Alger
 les Vice amiraux:
Abrial 10 ans de travaux forcés.
Auphan  travaux forcés à perpétuité
Derrien  réclusion à perpétuité.
Esteva  détention à perpétuité.
Godfroy  mis à la retraite.
De Laborde condamné à mort.
( mais non exécuté)
Platon exécuté par les FFI.

                      LES FORCES FRANCAISES LIBRES.et les anglais

revue de la force française libre.           affiche printed by the star engraving Manchester for the fighting french 1943.

elles sauvent l'honneur de

la marine française

une poignée d'hommes a

continué le combat contre

l'allemagne

 

Tous les restes de la marine  avaient besoin d'être rééquipés avec l'aide des anglo-américains .(il ne restait que  le Jean Bart hors service à Casablanca,le Richelieu,la Lorraine 9 croiseurs,11 destroyers, 19 sous-marins, le porte avions Béarn)
en 1943. Le Richelieu part en Extrême-Orient, les lambeaux de  la flotte  effectuérent des patrouilles,des escortes de convois,du transport de troupes,des actions en méditerranée en Corse ,au débarquement en Sicile 
en 1944. jour J  rôle tres faible de la marine française, présence du Georges-Leygues,du Montcalm et du torpilleur  la Combattante
la marine française .
est surtout   présente lors du débarquement de  Provence.
La marine française  durant cette guerre n'a été   l' objet que de désastres. Les amiraux de pétain furent jugésdevant des tribunaux d'exception,Laborde tristement célèbre pour le sabordage de Toulon fut condamné à mort,(mais gracié) beaucoup à des peines de prison,et à l'indignité nationale.............;
 
casabianca
herminier-casabianca
ciel-et-mer sm-france-libre

Casabianca.
 L'Herminier  capitaine de vaisseau
Ce sous-marin est  un des seuls navires
a avoir échappé  au  lamentable 
sabordage  de la flotte à Toulon.

Entre ciel et mer  commandant l' Herminier

Les sous-marins de la France libre  maurice Pasquelot

Flottilles secrètes
les liaisons clandestines en France et en Afrique du nord.
Par Sir Brooks Richards.

éditions MDV

estimation 40 euros.

francois-flohic.jpg Ni chagrin ni  pitié
Souvenir d'un marin de la France Libre

par François Flohic.


corse
commandos-gironde
commandos-gironde.jpg
cap-sur-corse

c.a  Lepotier. 
Cap sur  la Corse.
Commando dans la Gironde

les commandos deuxiéme guerre mondiale
 

..

amiral-jubelin
prix: 10 euros.
amieal_jubelin
rene-besnault.jpg
iles-de-la-liberte

 

Marin de métier  pilote de fortune.
Jubelin amiral

Sept Rapports de mer   et un conte de fées.
parl'Amiral René Besnault  qui a rejoint les FFNL  il raconte entre autres  quelques épisodes de ses convois en Atlantique  Nord. ( seule présence française ces  marins ont sauvé l'honneur!) 

Les îles de la liberté  louis de Villefosse

etienne-d_orves d_estienne_d_orves estienne-orves
le 29 août 1941 avec 2 autres officiers de la France libre,le lieutenant de vaisseau d'estienne d'Orves est conduit au mont Valérien pour être exécuté

papiers,carnets et lettresVoici les lettres et prières écrites   en prison par le commandant d'Estienne.Voici enfin les cahiers   où,du 4 juin jusqu'à son dernier jour,il écrit ses pensées et ses réflexions   ."Prions pour mériter" "Que j'aime les mots de Nation française" il est fusillé par les allemands en 1941.

 

Honoré de'Estienne d'Orves.
 
philippe d'Orves

.Vie exemplaire du
commandant D'Estienne D'Orves


Honoré D'Estiennes d'Orves
Etienne de Montety


   Les commandos  
granville
Hold up naval à granville
granville-
operation-coque-de-noix.jpg
opération coque de noix;
commando-estuaire
commando sur l'estuaire  louis Oury
lucas-phillips      

Opération coque de noix  C.E Lucac Phillips.
Hold -Up Naval à Granville.  jacques Mordal
Aventure  dont les alliés furent victimes à Granville dans la nuit du 8au 9 mars 1945.Libéré depuis le 31 juillet  ce port était utilisé pour le ravitaillement en charbon de  la population française et chaque jour dans les deux sens,de petits convois empruntaient une route passant à proximité des îles anglo -normandes encore occupées par une forte garnison allemande...

 

Commandos  sur  St Nazaire  ce Lucas  Phillips

                   

amiral-de-gauleRéplique à l'Amiral De Gaulle.

brest-occupation
lambezellec

BREST sous l'occupation.....
françois Péron

Le siége de Brest à Lambézellec avril 1945 A Kervern

      La marine Britannique    durant la seconde guerre mondiale
                                             axe
Car l'Allemagne devait couler les bateaux de l'adversaire aussi rapidement que possible,afin que ces pertes deviennent  sensibles pour l'Angleterre avant qu'elles puissent êtyre compensées par la construction de nouveaux navires.Pour le gouvernement britannique et l'Amirauté de la Royal Navy ,il était clair que l'attaque des sous-marins constituait le plus grand danger pour la Grande Bretagne.Elle menaçait directement les lignes de communications vitales de la Grande-Bretagne dont ne dépendait pas seulement l'existence de sa population,mais aussi son économie,la production de son matériel de guerre et en fin de compte la vie ou la mort de l'Angleterre dans la guerre .


angleterre-en-guerreAngleterre en guerre récit d'un marin français  georges Blond  
 
flotte-britanique
moutbatten
moutbatten

La flotte Britannique en guerre
1939-1945.

  le capitaine de vaisseauS.W..Roskill.
Lord MOUNTBATTEN
sa vie son époque. john Terraine   Remy




                
 
nicholas-monsarrat

monsarrat
Cette histoire est véridique,parce que seule une histoire vraie mérite d' être écrite.L'océan Atlantique et ses houles le premier navire est une corvette nouveau modèle de bâtiment d'escorte nous sommes en novembre 1939 ,ce vaisseau de sa Majesté porte le nom de Compass Rose....
La mer cruelle 
Nicholas Monsarrat.     
Ceci est la longue et véridique histoire
d'un océan,de deux navires,et d'environ 150 hommes On y met en scéne deux navires parce que le premier fut coulé et remplacé par le second.


Le bateau qui mourait de honte
  nicholas Monsarrat
...tres nombreuses éditions



torpilleur
torpilleur.jpg
destroyers
Les  Torpilleurs.
par Douglas Reeman.



Les Destroyers




hms-ulysses
hms_ulysses
ulysses
hms-ulysses-

H.M.S .Ulysses.
Alistair Mac Lean. L' auteur  engagé dans la Royal Navy  a participé à bord d'un torpilleur aux escortes  de convois dans la mer du nord   ce livre est l'histoire tragique d'un convoi  vers la Russie artique.par allister Mac Lean   10 euros

 

l'auteur   (1922-1987) né en Ecosse, va rejoindre la marine Royale à 17 ans ,il quitte la marine aprés la dernière guerre, en 1955 il va publier ce livre, qui est vraiment un grand classique de la littérature  de guerre,il  y utilise ses souvenirs de guerre.

navaroneles  canons de Navarone   Alister   Maclean  
berthold-will .  le 27 mai 1941,sur les 2.403 marins du cuirassé Bismarck 116 hommes échappaient à la mort,.En sept jours le destin du plus moderne navire s'était accompli. Ce livre est l'épopée des marins du Bismarck. Tragédie poignante de la 2ém guerre           
Les morts sans croix
par Will Berthold



                                                                        les convois en  mer de Barentz.
barentz
barentz-mer
mourmansk

 La bataille de la
MER DE BARENTZ. Dudley  Pope.

La bataille des convois de Mourmansk 1941-1945

jean-jacques Antier

corsaire dans l'antartique



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De 1941;à la fin de la guerre des convois  de navires marchandsescortés,apareillant des ports d'Ecosse,ont franchi  l'Océan glacial Artique pour transporter du matériel de guerre jusqu'aux ports russes de Mourmansk. Cargos escorteurs naviguaient au milieu des glaces ,dans la brume,etdes tempêtes de neige ,sans pouvoir éviter de passrer  à proximité des aérodromes allemands installés en Norvége. Certains convois furent attaqués pendant huit à dix jours sans nterruption, par des bombardiers en altitude,etdesbombardiers en piqué,par des meutes de sous-marins,et par des navires de surface,L'und'eux fut dispersé à 240 milles nord  du cap Nord,et sur les 33 navires marchands qu'il comptait 11 parvinrent à destination.

convois-vers-urss-blond
ryck

artique

Le convoi de la mauvaise chance    DonaldMoore.
les Anglo-saxons devaient aider les russes aussi il y a des convois pour ravitailler les russe en mer Blanche ces convois vitaux pour la guerre russo-germanique sont pourchassés par les sous-marins allemands ainsi que par leurs avions l'héroisme est quotidien
 (des deux cotés d'ailleurs!)






Les cargos massacrés
convois vers l'URSS.
  Georges Blond


Requiem pour un navire FrancisRyck.





islandISLAND IN DANGER . The fantastic story of the German occupation of the Channel Islands 1940-1945  Alan Wood



 
matapan
bataille-or
amiral-lepotier
commodore

La bataille de MATAPAN.
   S.W.C  PACK



La bataille de l'or
Amiral Lepotier



J'étais Matelot.
contre amiral Lepotier



COMMODORE
sir James  Bisset



operationneptune.jpg
operation-neptune.jpg
bureau39

Opération Neptune.
 by Commander Kenneth Edwards R.N.

livre en anglais 
L 'Opération Neptune
version française

Bureau 39 les secrets de l'espionnage naval britanique 1939-1945.  Donald Mc Lachlan


50-bateaux
50 bateaux pour sauver le monde
  philip Goodhart

l'histoire des négociations secrètes à l'issue desquelles Churchill parvint à entrainer Roosvelt

 
robertson.jpg
equipages



Sous-marin droit devant
  Terence Robertson

Equipages  courageux
 major vic Houart

 



canadiens.jpg Le Jubilé des canadien
par raymond Rudler.
Le 19 août 1942 ,la 2 ém division de l'aemée canadienne débarquait sur le littoral Dieppois,elle avai mission d'investir la ville
le raid baptisé opération Jubilee ,fut loin de connaître le succès,plus de 900 morts,600 blessés,1300 prisonniers!!.
10 euros

peter-bull
orsborne_dod
malta
le-torpilleur
Aventures de l'auteur  de 1940/41 marin pour son service il termine quand même capitaine de corvette,décoré de la DSC.
Son livre a beaucoup d'humour,il a toujours navigué  sur des rafiots.
En mer sur une passoire    de    peter Bull..

Danger is my destiny.
Par Dod  Orsborne.

Malta Striking Forces

by Peter C. Smith London IAN ALLAN LTD.

Le torpilleur suicide
condensé du livre de Larry Forrester
second-war
The second world war the war at sea

P d Grove M j Grove Osprey Publishing

estimation 15 euros


victoria-cross.jpg
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fortitude

Victoria Cross
héros de la marine anglaise  le capitaine de frégate
Albert Vulliez

FORTITUDE       larry  Collins.

operation  MINCEMEAT  the true spy

story that changed the course of  world war II


david-woodwaed Les Embusqués du large
par David Woodward.
Les navires corsaires

Les débarquements       Afrique du  nord- Sicile -  Normandie  -   Provence-

          buy-invasion

Le 06 juin 1944. à l'aube a lieu une formidable opération,la marine devait transporter
132.715 hommes,anglais,américains et canadiens,il y avait 195.701 marins affectés à cette opération.
l'opération Neptune a éxigée  la construction de milliers d' unités de débarquement ,les L.S.T.aux USA;en GB et au Canada,allant de 100m de long à 12 metres. Des docks flottants, pour transporter ces hommes il faudra des cargos,des liberty-ships,des caboteurs,des chalands,équipés de grues,de filets,pour les escorter des escorteurs,
deux sous-marins vont servir de balise,même des éléments de ports artifficiels, et enfin "la grosse artillerie" 6 cuirassé,2 monitors,23 croiseurs, plusieurs destroyers,5 navires de commandement,(l'Ancon, le Bayfield,l'Hilary, le Bulolo,le Largs).Le déluge de fer et de feu a commencé à 05h30 ce 6 juin 1944.
"pendant que nous avancions vers la terre,dans la lumière grise du petit matin,les bateaux d'acier recevaient de lourds paquets  d'eau verte qui tombaient sur les têtes casquées des soldats entassées,épaule contre épaule,raides et engoncés à la fois unis et séparés par le sentiment de solitude de l'homme qui part au combat...."                                 Ernest Hemingway  correspondant de guerre;

Les français ont pris une part  tres restreinte dans ce débarquement ont participé:
le Montcalm ,le Georges-Leygues  la Surprise, l'Aventure,la Découverte,
l'Escarmouche,le Roselys,le d'Estienne-d'Orves  le Renoncule, l'Aconit,la Combattante   et le vieux Courbet qui devait servir   de brise-lame! + quelques vedettes et drageurs   débarquement des 177 hommes du commando Kieffer,avec les anglais. ( l'honneur est sauf!....)

       D-Day

peinture de josée Berthault(1920-2007)

jour-j-en-afrique Jour  J  en  Afrique   jacques  Robichonbissectricela bissectrice de la guerre alger 7                                                                                            novembre 1942  alain de Sérigny

William  B. Breuer
Opération SICILE  l'assaut  aéroporté  allié  de juillet 1943

Apres le  désastre de Stalingrad et la réussite de ces deux débarquements en Afrique du nord et en Sicile  le sort de l'Allemagne était scellé ,le "rouleau compresseur américain" était en marche,la défaite allemande n'était qu'une question de temps, pourquoi Pétain n'a pas rallié l'AFN ?

Opération Neptune.  by Commander Kenneth Edwards R.N.livre en anglais  édition marcel Didier Paris 1947.

L 'Opération Neptune version française  10 euros

l'homme qui n'a jamais existé ewen Montagu

 

                                                           . Les débarquements   
 
sur les côtes de la Manche.                           
et en Provence.!
le-jour-plus-long

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cornelius-ryan.jpg       
 
debarquement-lepotier
   secret-jour-j   
grand-jour
debarque
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jour-j
journaliste-1939-1945
mille-jours
paroles-j
cent-jours
les-poches
d-day
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le_debarquement-normandie d-day
Provence

provence

Le débarquement en Provence
le-debarquement-en-provence
escaut claude-bertin 6juin44
larry-collins henriot  

Le jour le plus long 6 juin 1944. Cornellus RYAN

Le Débarquement;


Histoire du débarquement juin 1944.  John Frayn Turner.

Paisible Normandie  amiral Lepotier

Le secret du jour J   gilles Perrault.

Le grand jour 6 juin 1944   gilles Perrault.

J'ai débarqué le 06 juin 1944.

commando de la France libre Gwenn-Ael Bolloré

Mille et un jour pour le jour J
un béret vert français rac
ontemaurice Chauvet

Ils Arrivent SIE KOMMEN la bataille de Normandie 6 juin -25 aôut vue du côté allemand
paul  Carell

JERICHO-FORTITUDE 1944


La face cachée du débarquement.
Michel Talon.

Le débarquement en Normandie

Ils étaient à Omaha Beach
laurent lefèbre

Le secret du jour J gilles Perrault

Un journaliste sur le front de Normandie carnet de route Juillet-aôut 1944 Jacques Kayser

Paroles du jour J  lettres et carnets du Débarquement été 1944

Les  cents jours de Normandie.
Amiral Lemonnier

Les poches de l'Atlantique lorient-Saint-Nazaire
 erich Rondel

Invasion 44général hans Speidel

Ils  arrivent !

 la bataille de Normandie vue du côté allemandpaul  Carell

Histoire  du débarquement  en normandie olivier  Wieviorka

Histoire du débarquement

1au lever du rideau   2  les trois coups 

Le  6  juin  d Lozzi

le débarquement du 6 juin 1944.   georges Blond

l'homme qui n'existait pas  ewen Montagu

Cap sur la provence amiral Lepotier

Le débarquement de Provence
15 aout 1944.
  jacques Robichon.

Forteresse   ESCAUT   NOVEMBRE 1944

Le dernier débarquement des bérets  verts  andré  h.Lemoine

 

Le  Débarquement   claude Bertin

J'ai débarqué le 6 juin 44

commando de la france

libre Gwenn Ael Bolloré

 

Le jour du miracle   l'histoire secrète du débarquement   Larry  Collins.

 

 Et s'ils débarquaienrt?philippe  Henriot

 


 

4:La bataille de l'Atlantique      les sous-marins Allemands contre   les convois 
    .....Le danger pour la Grande Bretagne d'être détruite par un coup rapide et foudroyant n'était plus de mise dès décembre 1940,à sa place en est apparu un autre à plus long terme ,mûrissant progressivement ,moins brusque  et moins spectaculaire mais tout autant mortel.Ce danger mortel est la diminution permanente et même croissante du tonnage naval anglais ,en 1941 l'arme aérienne va combattre avec la fameuse "bataille d'Angleterre" jouée dans les airs,mais en 1941 faute  de pouvoir  "nourrir l'île"il faut pouvoir transporter les armées anglaises les ravitailler ,IMPORTER munitions de toutes sortes,c'est donc dans le domaine du tonnage maritime et la capacité de transports sur les océans ,spécialement sur l'Océan Atlantique qu'en 1941  le destin de la guerre anglo-allemande doit se jouer............................
..........La bataille de l'Atlantique fut le facteur dominant de toute la guerre.Jamais un seul instant les anglais ne pouvaient oublier que tout événement ,que ce soit sur terre,sur mer ou dans les airs,dépendait en définitive de son issue et parmi toutes les soucis,il fallait assister jour après jour à sa fortune changeante avec espoir ou appréhension........

voir  le site:
photographie-maritime.com

et la page consacrée à la bataille de l'Atlantique:   

  http://photographie-maritime.blogspot.fr/2015/11/sous-marins-allemands-u-boot-u-boat.html                           

bavard
submarine


                                                                     . La Marine du Reich  allemand.dans la bataille de l'Atlantique .

                   


sous-marins
submarines
                                                
Dans le site

photographie-maritime.com
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il y a des photographies
 de cette bataille
de l'Atlantique.
Nombreux livres sur la page
Sous-marins documents

Fanion de U-Boot



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 convois-historia
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u-977
destin-sous-marins
la_bataille_de_atlantique
u_bbot-allemand
u_570
atlantique
combattants-guerre-sous-marine
loups-gris
peillard
loups-de-amiral


limite-enfer
epopee-silezncieuse-blond_ crimes tuer-ou-mourrir atlantique-
insigne-u-boat

              Insignes de sous-mariniers allemands U-Boots-Kriegsabzeichen

épopée silencieuse  Georges Blond.

l'épopée  silencieuse service à la mar  1939-1940  georges Blond 

U-Boote  Wolfgang Frank

La guerre des convois 39-45

U-977 L'odyssée d'un sous-marin allemand  

commandant Heinz  Schaeffer

Le destin tragique des sous-mariniers allemands   Brennecke

Route à l'ouest   Ernst Hashagen

The jail that went to sea  peter Haining


La bataille de l'Atlantique J .Williams

la meute silencieuse   jean-jacques Antier

Flammes sous l'océan   G Le Luhandre.
La resistance française un ingénieur Leroy doit "organiser le sabotage en direct des sous-marins allemands de la base de Lorient  (  6 sous-marins ont été perdu dans des conditions inexplicables..)

U-977 l'odyssée d'un sous-marin allemand par le commandant Heeinz  -Schaeffer

Le destin tragique des sous-mariniers-allemands  tome deuxième année 1943
par jochen Brennecke

La bataille de l'Atlantique jhon Costello.

U-BOOT  Loup des mers.

U-570 contre kriegsmarine john Drummond

1939-1944 La bataille de l'Atlantique

Les combattants de la guerre sous-marine 1939-1945.
jean jacques Antier

Les loups gris dans la mer bleue Karl Alman les sous-marins allemands en Méditerranée

la bataille de l'atlantique  1/ la kriegsmarine à son apogée  1939-1942  léonce Peillard.

Les loups de l'Amiral  jean Noli
Pendant la deuxième guerre mondiale  une poignée d'hommes a fait trembler l'Angleterre  et compromis la victoire des alliés ,c'étaient les sous-mariniers de l' Amiral Doenitz qui à bord de leurs loups gris ont écumés l'Atlantique ,coulé plus de  14  millions de tonnes aux flottes alliées et semé la terreur parmi les convois
Dés le début de la guerre un U-boot se glisse dans la rade de Scapa flow ,jusque là l'antre inviolé de la Home fleet et coule deux cuirassés .Plus tard une meute désorganise  le trafic maritime devant le port de New-York et retarde de plus d'une année le débarquement des alliés en Europe occupée
epérés par un radar dont ils ignoraient l'existence, pourchassés   à coup de grenades et des explosifs de plus en plus puissants ,traqués par une aviation toujours plus omnipotente,les loups sont devenus gibiers
Leurs navires détruits,naufragés puis capturés,ils se sont retrouvés dans des camps de prisonniers au Canada et aux USA  , pour les plus chanceux..

La bataille de l'atlantique J WILLIAMS

 

LE  BATEAU  LE STYX   Lothar gunther  buchheim

 

Crimes de guerre  en  mer. 1939/1945   philippe Eberlin

 

Tuer  ou  mourir.  

La bataille de l'atlantique.

                                                                         .   READER       et    DOENITZ .



 
ma-vie
donitz
amiral-doenitz
padfieldDonitz et la guerre des U-BOOTE  peter  Padfield
" .....Je suis convaicu que les sous-marins en situation de mener des attaques de groupe contre les convois,peuvent remporter des succès décisifs contre la puissance navale britannique......
"sur le plan de la stratégie navale,l'objectif le plus important de l'Allemagne dans son combat contre la puissance maritime anglaise était de couler le plus grand tonnage possible de navires marchands anglais.Par cette seule voie nous pouvions  parvenir à un succès décisif sur l'Angleterre...."                                           .  Doenitz.
MA VIE Par l'amiral Raeder
il est indispensable de lire ce livre pour avoir "le pont de vue allemand"
prix 15 euros

Le grand amiral DOENITZ La guerre en 40 questions
livre incontournableprix 15 euros

Dix ans et vingt jours. Grand amiral  Doenitz
.
il dirigea l'impitoyable guerre sous-marine  puis succéda à Hitler  ses mémoires constituent 
un document capital... Dix ans au commandement  de la flotte sous-marine  vingt jours successeur  d'Hitler.


marine-allemande-de-saint-malo
La marine allemande
 à Saint-Malo 
1940-1944.
bekker-cajus bekker

   

MER  MAUDITE

Sur la base de ces journaux le livre expose,sous l'angle allemand,les faits saillants et les phases décisives de la dernière guerre sur mer

LA KRIEGSMARINE  LUTTE ET MEURT

 

Cajus BEKKER.

Voir   aussi  la page               Sous-marins documents

 


 compléments d'informations

guerre sous-marine

les sous-marins

Les "hommes grenouilles"  domaine des italiens  et des anglais   (les français inexistants)

voir la page   livres    "scaphandriers "

 

les commandos par mer de la deuxième guerre mondiale   yann  Verine   

les combattants de la guerre sous-marine  1939-1945

 jean jacques Antier

 
laconia

L'Affaire du Laconia.
12 décembre 1942.léonce Peillard.
En septembre 1942 un sous-marin allemand l'U 156 torpille en plein Atlantique le paquebot anglais Laconia surchargé de soldats britaniques,de prisonniers italiens,de polonais de femmes et d'enfants.............

 Histoire romancée
styx
      styx-bateau
marins-roses
griffin

  4 tres bons livres sur les sous-marins allemands

                             
Le Styx.Lothar-Gunther Buchheim.

Ce livre nous raconte  l'odyssée d'un sous -marin allemand durant l'automne et l' hiver 1941.

Le Bateau un voyage aux limites de l'Enfer 'Le Styx)
  Lothar-Gunther Buchheim

Sur la tombe du marin ne fleurissent pas les roses  Joachim  Lehnhoff

Tuer ou mourir    gwyn griffin
12 euros le livre

vice-amiral-ruge

La guerre navale 1939-1945   vice -amiral Friedrick  RUGE L'auteur a été  durant la guerre.commandant des dragueurs de l'Est Commandant des dragueurs de l'Ouest. Commandant en chef de la Marine allemande en Italie. Amiral à l'état major du groupe  d'armées B  Rommel Chef du bureau  des constructions navales

 

 
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graf-spee-
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scharnhorst

scharnhorst bismark-livre raider16
jean-trogoff      

Le raid de l'Admiral SCHEER
  J.Brennecke.

La fin du GRAF SPEE
  sir Eugen Millington-Drake

Coulez le Bismarck

Corsaire dans l'Antartique   W.R.D  Mc Laughlin

Le drame du SCHARNHORST
  Fritz Otto Busch

Attaquez le TIRPITZ   léonce Peillard

S&G  Hilarion capitaine de vaisseau  Philippon

La tragique  destinée  du SCHARNHORST   albert Vulliez  et jacques Mordal

La tragique odyssée du cuirassé Bismarck

Le Raider 16.

 

La tragique odyssée du cuirassé Bismarck  jean Trogoff

 

 

En décembre 1942
L'attaque des croiseurs lourds allemands au nord de la Norvège contre un convoi anglais se dirigeant vers Mourmansk chargé de matériel de guerre pour la Russie n'eut aucun succès.Cet  engagement inutile des croiseurs provoqua la décision de Hitler de mettre hors service les grandes unités de la Marine et de les envoyer à la ferraille. Le grand -Amiral Reader protesta et envoya sa démission .Quoique Hitler en fut tout surpris,il accéda cependant à la demande de démission de Reader........(.Doenitz va lui succéder)

La bataille du Pacifique.                  
                                         Pearl Harbor   le 07 décembre 1941.
 Cette date va changer la face de la guerre car elle va marquer l'entrée en guerre des USA  contre le Japon  et     donc  par conséquence  contre  l'Allemagne
pearl-harbor
pear-harbor
pearl_harbor

La marine US

 et japonnaise





La France est peu    présente dans  cette guerre   americano/japonaise

pacifique
riviere-kwai
japonais
les-survivants-du-pacifique
commandos
leyte
james-bassett

             24/25 octobre 1944.
La bataille de Leyte a du être la plus grande bataille navale de tous les temps par le nombre de bâtiments alignés de part et d'autres  elle est plus importante que la bataille du Jutland bien que le nombre de bâtiments ayant pris part à ces deux actions historique soit équivalent (25 navires coulés au Jutland 32 à Leyte) elle est 10 fois plus importante que Midway    Ce fut une victoire US.
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pearl-harbor
nus-et-morts

brisants-humains

 


avec les flottes du MIKADO

les  grandes batailles navales du Pacifique 1941/1945

samuel eliot  Morison  capitaine de vaisseau de reserve

 3 tomes reliés   75  euros

l'épopée du pacifique  l'air la mer  la jungle   bernard  Frank

la clef du chiffre le decryptage du code japonais et pearl  Harbour   ladislas Farago

pearl-_harbourPearl-Harbour  Walter  Lord.

guadalcanal

La bataille de Guadalcanal  michel Herubel

guerrepacifique

La guerre du pacifique   tome 6Jhon Costello

 

Combat en mer Pacifique 41/45.Etienne Romat  En 1941 le Japon  avait presque la maîtrise du Pacifique destruction de Pearl Harbour,destruction de 2 croiseurs anglais
à Singapour ,defaites anglo-hollandaises à Java.
Mais l'Amérique  jette ses portes avions dans la Mer de Corail......


les survivants du pont de la rivière
KWAI. J et clay Blair

La guerre du Pacifique
tome1 le déferlement japonais 1941/43
tome2.le raz de marée américain.
Bernard Millot


 le survivant du Pacifique
L'Odyssée de l'ENTREPRISE"Georges Blond

l"enfer du pacifique

La bataille de LEYTEC. Vann Woodward

Les voies dangeureuses
par James Basset né en 1934 capitaine de vaisseau pendant la guerre ,il était attaché de presse auprès de l'amiral Halsey,il est actuellement journaliste.


Les Marines dans la guerre du Pacifique    Robert Leckie     

Tonnerre sur le Pacifique
  albert Vuilliez.

Le survivant du PacifiqueGeorges Blond

Journal d'un marin du Pacifique
la guerre par le petit bout de la lorgnette comme ne la voient jamais les amiraux.
  James J Fahey

Les ponts de Toko-Ri roman de  James A Michener.

Front de mer.
pacifique 1941-1942
Fletcher Pratt

MIDWAY
tournant décisif de la guerre navale du Pacifique     Mitsuo Fuchida



Midway l'incroyable victoire.  walter Lord

10 euros.       


Patrouilleur 109.le président Kennedy  marin


Liberty-ship l'épopée   gérald Guétat
20 euros 

1942 MIDWAY L'heure de gloire des porte-avions

Marine IMPERIALE..
les flottes du Mikado dans la II ém guerre mondiale andrieu d'Albas 

Avec les flottes du MIKADO
capitaine de vaisseau andrieu d'Albas

Pacifique sud   James A .Michener  

Les  typhons de l'amiral Halsey

  HC Adamson /   GF Kosco.



1941  PEARL-HARBOR  claude Delmas

Ce jour là Pearl Harbor  Walter Lord


CARGO Class "C"  james ubec

Mourir ou crever james Jones
bataille de Guadalcanal

SUBMARINE     Edward L.B each


Le cri  de la victoire    léon URIS

L'agression de Pearl-Harbor.


Les nus et les morts  norman Mailer

les   marines dans   


BRISANTS HUMAINS    commandant Kenneth Dodson

Avec les flottes du MIKADO.Capitaine de vaisseau Andrieu d'Albas.
10 euros
ce jour là Pearl Harbor

L' île qui ne se rend pas  carlton Sherwood

         sujets  maritimes   généraux         ayant un rapport direct   avec cette guerre.

epopee.jpg
cargos-massacres.jpg
le-debarquement-.jpg

georges Blond


L'Epopée silencieuse
Cargos massacrés
Le débarquement


10 euros le livre.
                                                        ROMANS   sur une base  Historique

evasions.jpg
clostermann.jpg

g-grass
Evasions fantastiques.
Jean Mabire.
Feux du ciel.
Pierre Clostermann.
(l'auteur du "Grand cirque)
En crabe    Gunter Grass
batailles-navales.jpg
Les grandes batailles navales
de la seconde guerre mondiale

sur toutes les mers du globe jean-jacques Antier.
enfer-brest.jpg
L'enfer de BREST 1939-1945.
la-route de-dunkerque
La route de Dunkerque roman jean Bourdier
pierre-varillon.jpg
par Pierre varillon
journaliste qui va effectuer des missions
à la gloire de la marine française 
livre 1941.

puissance-maritime.jpg par l'amiral Friedrich Ruge  marin allemand a la premiére guerre
mondiale de 1943/1944 détaché à l'état-major
de Rommel.

 

un amour sous les bombes d'après le témoignage de Maguy et r Tisseyre

marin.jpg   jeanMauclère.
bateau-enfer.jpg de Gilbert Sinoué.

1000-juifs
combats-sur-mer.jpg
tourmente.jpg

 

la-porte-de-la-mer.jpg
Léonce Peillard  1898_1966
 membre de l'Académie de marine et auteur de nombreux ouvrages d'histoire maritime parmi lesquels : La Bataille de l'Atlantique
 operation-lila

pasquelot-maurice.jpg
le-navire

avis
. En crabe    Gunter Grass
le 30 janvier 1945 un sous-marin russe coule non loin de Dantzig un ancien paquebot de croisière allemand "Le WILHELM GUSTLOFF" qui  emporte vers l'ouest des milliers de réfugiés terrorisés par l' avancée de l'armée rouge.Plus de quatre mille enfants perissent,sans compter les femmes et les vieillards.Seules quelques centaines de fugitifs survivent


Veille au large avec nos marins
Pierre varillon

Puissance maritime et sécurité.

Marins de France au combat

Un bateau pour l'enfer.
1938 Goebbels déclenche des répressions contre les juifs,Hitler   les autorise à quitter l'Allemegne  le SS  Saint-Louis  paquebot  allemand largue les amarres avec 937 passagers juifs allemands,destination LaHavane ......arrivée sur place le telex: "Mouillage en rade-stop-ne pas tenter d'approcher du port,"   ordre est donné de retourner en Allemagne
Va suivre un triste périple,  Rosevelt refuse les réfugiés,le Canada refuse,  l'Amérique latine refuseles passagers,va commencer

une errance du Saint-Louis..

100.000 Juifs à la mer.jacques Derogy

Combats sur Mer   jean Reynaud,J Levasseur
A Lepotier.J.Oger,J. Renou


Le Cotentin et les îles de la Manche
dans la tourmente 1939-1945.


Le voyage des damnés Hambourg 1930 à la veille de la guerre tler laisse 937 juifs allemands partir pour Cuba ils ne débarqueront pas  Gordon Thomas

La porte de la mer   Léonce Peillard
c'est un roman qui couvre les années de guerre
un officier de marine assez volage est aux prises avec la situation de la marine sous Pétain!
il commande un torpilleur qu'il va devoir saborder!



Opération Lila

marvin H. Albert Toulon 1942.
La flotte française se saborde
C 'est un roman à lire comme tel

Arrachez les à  la mer   john  Harris

Le Marin de l'ombre
 
maurice Pasquelot (c'est un roman)

LE NAVIRE.  C.S Forester

Avis de tempête  jack Higgins

                                                       Journaux   " Couvrant la   Guerre"
les journaux sont innombrables , par exemple du coté allemand il existait  la revue       SIGNAL
revue-signal
10 september 1940.
Franzosen uber den  Zusammenbruch Frankreichs.

signal-tonnage-detruit
115000 Ieuchtet vom Turm eines heimkehrenden deutschen U-Bootes.Darunter sind Tonnen von ungelenker Hand gemalt..


signal-revue

Schnellboote fuhren einen Angrif:   Zu mehreren hatten sie sich herangepirscht  , ein Boot  kam zum Schub..

.Die ersten Bilder von Oran ! Ammorgen des 3 juli 1940.....

kriegsmarine


  estimation15 euros
ce numéro



der-flotten.jpg
flotten1.jpg
flotten2.jpg
flotten3.jpg
flotten4.jpg

WEYERS
TASCHENBUCH
DER KRIEGS FLOTTEN

1941/1942.
  estimation 45 euros
 Nous présentons progressivement  à  la vente tous  nos livres  maritimes   sur le site d'  AMAZON  à la rubrique 
                                     librairie-maritime

Pourquoi?
Pour un acheteur  cette plateforme devient incontournable ,en effet pour un titre elle offre souvent des propositions pour ce livre ,de 5  à 30 euros donc choix immense pour le client.
Pour nous la plateforme internet  s'occupe de toute la gestion,paiement ,stock ,publicité  .........si vous cherchez un titre sur Google   ,Amazon va  figurer dans les premiers résultats de la recherche. ..... le site est tres bien référencé
librairie-marine.com ne peut pas lutter....

Pour toute  l'iconographie des navires de  guerre   de cette époque
(la photographie existant  déja depuis 70 ans )  voir le site     photographie-maritime.com

u-204.jpg
Les éditions Atlas ont édité un grand nombre de photographies de "navires de guerre"
 nous ne pouvons que vous  vendre celles que nous avons  ,mais pas les reproduire car il y a des problémes de  droit de copie !
Ces photos proviennent de Marius Bar,archives Crochet,Sygma.. ECP armées collection Gillet Keystone  etc ..




prix:5 euros la photo

ou encore pour la couverture  de cette guerre par les  peintres officiels de la marine
                                                         historic-marine-france.com


Pour les films voir la page :
http://photographie-maritime.com/cinema/cinema.html

Liens  Internet directs  sur  le
    sujet...Bon surf . 
                    
  revenez nous vite....
Bien que l'action   maritime française durant cette guerre ait été extêmement malheureuse,Il  existe des sites Français pour relater le courage de certains     et raconter les désastres.......
bataille-navale
http://users.swing.be/batnav/

Encyclopédie Navale de la Seconde Guerre Mondiale
cette encyclopédie "on line" peut être à la fois un point de départ et un point d'arrivée pour tous les curieux de l'histoire navale de la Seconde Guerre Mondiale.
C'est un point de départ car nous avons essayé de refléter dans nos pages toute la richesse d'internet sur le sujet, en incluant des liens vers les sites les plus intéressants et les plus pertinents. Vous pouvez commencer votre recherche ici et la continuer sur toute la toile.
http://users.swing.be/batnav/index.html

    http://perso.orange.fr/bertrand.daubigny/MnHmPg.htm

royale-guerre

   la marine en 1939.   

materiel.jpg
http://worldwartwo.free.fr/Materiel/navires/navires.html

Les navires de la seconde guerre mondiale

armistice

http://france1940.free.fr/navy/mar_jui.html

Marine nationale
Situation à la signature de l'armistice (21 juin 1940)


dynamohttp://www.dynamo-dunkerque.com/
BATAILLE DE DUNKERQUE
OPÉRATION DYNAMO

http://www.5-matelots-de-dixmude-juin-1940.com/

Bonjour ! 
*5 matelots de la Caserne Dixmude résistent 
à l'avance du général
Rommel, puis tentent de gagner l'Angleterre.
 Mais ils sont faits
prisonniers. Chonique tenue jour par jour,
 heure par heure du 17 Juin
1940 au 21 Janvier 1941 par
 l'un de ces marins.
;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;
fnfl
http://commandos-fnfl.ifrance.com
commandos marine des forces françaises libres.
fnfl-lien.jpg
http://www.charles-de-gaulle.org/pages/la-memoire/accueil/
organismes/liste-des-marins-fnfl.php

Liste des marins FNFL

Le tome V de l'Historique des Forces navales française libres publié en novembre 2006 est un répertoire des 14735 marins de la France libre.  Toutefois seulement douze mille d'entre eux ont été clairement identifiés; on ne dispose pas pour les autres de date ou lieu de naissance ou de date d'engagement.  

En outre, l'ouvrage, malgré tout le soin consacré à sa rédaction, présente quelques  manques et erreurs:
Oublis ou au contraire mentions de marins qui ne sont pas FNFL, doublons en raison d'orthographes défectueuses, saisies informatiques décalées.


alamer
http://www.mer-1939a1945.fr/

Mémoire des Équipages de la Royale,
du Commerce & de la Pêche  de 1939 à 1945

Sabordage de la Flotte                          

(27 novembre 1942) 

sabordage.jpg
http://membres.lycos.fr/sabordage/
marius.jpg
http://www.mariusbar-photo.com/pochSabordage.php
texte.jpg
http://pagesperso-orange.fr/felina/doc/tln/sabordage.htm
 


Cénautaphe de la pointe Saint Mathieu

mémorial national des marins morts pour la France.

"l'âme de nos marins plane sur l'Océan je l'ai vue ce matin sous l'aile d'un goéland"                                    

cenautaphe
http://auxmarins.net/welcome.html
ame-marins
http://www.amedenosmarins.fr/

wiki.jpg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_l%27Atlantique_(1939-1945)

Bataille de l'Atlantique (1939-1945)


norvegian

http://www.warsailors.com/freefleet/index.html

This section lists Norwegian ships in the "Homefleet"; ships seized by the Germans
, ships that would ordinarily have been in foreign trade but happened to be in Norway when the
 Germans invaded and   were unable to get out, local passenger/cargo steamers,
 car/passenger ferries etc., in other words -
vessels that mostly sailed in Norwegian waters and/or were in domestic trade. Even though there'
s no special war story for some of them, their job was an important one in that they kept "daily life"
 going, and they all sailed in the danger zones and deserve to be mentioned. Additionally,
 the Norwegians who sailed on them were in a difficult situation in that they had to sail for
the "enemy", and risked being sunk by "their own".
forum.jpg

6 juin 1944, mon débarquement (le devoir de mémoire)

http://6-juin-1944.forum-2007.com/

kefferLES COMMANDOS FRANCAIS DU JOUR Jhttp://commando-kieffer.monsite.orange.fr/

couturier
http://pagesperso-orange.fr/stephane.delogu/jean_couturier.html
CET ARTICLE EST DEDIE A MON AMI JEAN COUTURIER EN TEMOIGNAGE D'AMITIE ET DE PROFONDE ADMIRATION, AINSI QU' A SES FRERES D'ARMES DU N° 4 COMMANDO
mers-el-kebir-.jpg
http://www.lacornicheoranaise.com/merselkebiraccueil.htm
3 JUILLET 1940  DRAME DE MERS-EL-KEBIR


museeshttp://www.musee-grand-bunker.comhttp:/

/www.paratrooper-museum.org http://www.bayeux-bessin-tourism.com
es musées du débarquement en Normandie sont nombreux

cherbourg-fortificationshttp://www.galeries117.fr/
Les fortifications de Cherbourg sortent de l’oubli
croix-gamme

il existe de nombreux sites internet allemands

voir  aussi   les  pages  sous-marins  , page

liens internet   enfin sur  sur le site photographies maritime la page sur les navires de guerre allemands
En effet si cette marine n'a pas été victorieuses ses actes de courage sont vraiment nombreux,(guerre sous- marine et sorties suicidaires de ses  grands croiseurs etc...)

pavillon
BISMARCK.
http://www.bismarck-class.dk/
u-boot-siteshttp://www.u-boot-greywolf.de/
GREYWOLF

uboat

UBOAT http://uboat.net

croiseur-allemand
.http://freespace.virgin.net/john.dell/sinking
_of_the_konigsberg.htm
The Sinking of the Königsberg
On the night of 8th/9th April 1940 German forces invaded Norway. In the early morning of the 9th German naval force landed troops in Bergen harbour, support being given by the two cruisers Königsberg and Köln, the gunnery training ship Bremse together with torpedo-boats, E-boats and armed trawlers. The Norwegian harbour defences were hampered by fog, and confused by the fact that the German force approached flying British flags. However the Kvarvan battery guarding the entrance to the harbour did score hits on the Königsberg, Bremse and the E-boat tender Carl Peters. The Königsberg's engines were damaged and two of her 3.7 cm anti aircraft gun positions put out of action, her fire-fighting mains and auxiliary power were also damaged. This did not stop her guns helping to silence the Norwegian coastal batteries around Bergen.  The following day a reconnaissance flight by the RAF revealed the two cruisers to still be in harbour and a strike by Bomber Command was launched the same day. Two squadrons (one of Hampdens the other of Wellingtons) attacked at about 1800 hrs and dropped thirty 500 lb bombs but not a single hit was achieved (although one was claimed and it seems a bomb somehow caused a small number of casualties to Köln's crew, but just how is unclear
 )

feldgraudhttp://www.feldgrau.com

/kriegs.html Kriegsmarine - The Navy 1935-1945 by Jason Pipes

graff-spee
http://www.grafspee.com/

An exceptional German naval commander faces a unique situation in WW II. Prince of Honor details the Battle of the River Plate (HMS Ajax, HMS Achilles and HMS Exeter against Panzerschiff Admiral Graf Spee.); documents Spee's raider cruise & scuttling in Montevideo; explains the evacuation of Spee's crew to Buenos Aires & Captain Langsdorff's suicide


seekriegeshttp://www.wlb-stuttgart.de/

seekrieg/chronik.htm Chronik des Seekrieges1939-1945

gneisenau

http://www.bismarck-class.dk/

scharnhorst & Gneisenau

http://www.scharnhorst-class.dk/


Bismarck & Tirpitz


blog-u-boot

http://photographie-maritime.blogspot.fr/2015/11/sous-marins-allemands-u-boot-u-boat.html

 

prinz-eugen
PRINZ EUGEN dot com
Ships, Weapons and Men of the Kriegsmarine
Schwerer Kreuzer "Prinz Eugen": Hochinteressanter Foto-Nachlass eines Fahrensmannes der ersten bis fast zur letzten Stunde!
Zur Geschichte des Schiffes:
Stapellauf/Bauwerft: 22.8.1938 Germania Werft, Kiel
Schiffsart und-Klasse: Schwerer Kreuzer, Typschiff: "Admiral Hipper"
Schwesternschiffe: Admiral Hipper, Blücher, Seydlitz, Lützow(II)

http://www.militaritaeten.de/prinz-eugen.html
http://prinzeugen.com/


il existe de nombreux sites internet Anglais.
durant cette guerre les anglais avaient la maitrise de la mer,mais il y a eut de rudes combats contre lesallemands.

.voir notre page   liens internet

belfast.jpg
http://www.iwm.org.uk/belfast




Imperial  War Museum
 Lambeth Road
.LONDON SE1  6HZ  01-735 8922

ww

http://www.daileyint.com/seawar/  War at sea 1939-1945.

ww
.http://www.world-war.co.uk/

This site is my small tribute to the men of all navies who served on ships in WW2. Never forget what they did !

So now you are here, what is there to see ? What makes this site different is the war at sea is told by those who were there. Personal stories explain what is was like to be on a ship at war

convoy

http://www.convoyweb.org.uk/os33/index.htm Convoy OS.33
l?homepage.htm~mainframe33

lightning
http://freespace.virgin.net/e.gilroy/index.htm
The story of HMS Lightning - a WW2 destroyer

I have dedicated this site to HMS Lightning and her crew.

This site is a first hand account of the life and death of a typical WWII British destroyer and her crew. It was created from a small account that I wrote on my father's behalf for the 50th anniversary of the sinking of his favourite ship. Sadly, Dad and most of his old shipmates that contributed to this work have now "passed over the bar". Gone but not forgotten. 

neptune
http://www.hmsneptune.com/history1.php
The loss of HMS NEPTUNE in 1941
61 years ago on the night of 19 December 1941, there occurred one of the most extensive but least known naval disasters of the Second World War. The Cruiser HMS Neptune ran into an uncharted minefield in the Mediterranean off Tripoli, and sank with the loss of 764 officers and men. Just one man was rescued by an Italian torpedo boat, after 5 days in the water.

il existe de nombreux sites internet  des Etats-Unis.

voir notre 
page liens internet

Chaque état ayant un croiseur  portant son nom est conservé  par ledit état.
USS ALABAMA à Mobile
USS Massachussets à Fall river
USS North Carolina à Wilmington.
USS Intrepid à New-York
USS Yortown à Charleston
USS Cabot à New-Orléans

pacific.jpgThe Pacific War:

The U.S. Navy
http://www.microworks.net/pacific/

merchantAmerican  merchant marine at war  http://www.usmm.org


samar.jpg Dedicated to the men who manned the ships
and the embarked composite squadrons of Task Unit 77.4.3 (Taffy III)on October 25, 1944

http://www.bosamar.com/

 

navsourceNAVSOURCE PHOTO ARCHIVES, 15,574 Pages, 59,520 Images Online As Of 09/01/2006

 http://www.navsource.org/archives


Les  Japonnais   Rôle tres important de la guerre du Pacifique
japanese
http://www.combinedfleet.com/
Imperial Japanese Navy Page
http://www.combinedfleet.com/kaigun.htm

kamikasehttp://www2s.biglobe

.ne.jp/~k_yasuto/kaiten.htm   

kaiten Group "Chihaya"
Submarine I-368, I-370 and I-44
Sortie 20 through 22 February, 1945

il existe des  sites internet d'autres pays   voir notre  page liens internet

ships.jpg
http://fortships.tripod.com/introduction.htm

                              CANADA

   

                                              ..........vos commentaires sur cette page   consacrée à la guerre maritime 1939/1945....
Le 19 mai 2012.
 Veuillez trouver ci-dessous des affiches maritimes éditées durant la guerre  par Vichy,la propagande allemande,la France libre.....
affiche-1
Entre ciel et mer au service de la France aéronautique navale 1944.
tonnage
Chasse au tonnage sur toutes les mers du globe.

affiche-5
Steeds Dezelfde Vuand
darlan-
 Amiral  DARLAN
maitrise
L'Angleterre a perdu la maitrise des mers.  en voici les preuves.
empire
pour l'Empire par la mer avec la jeunesse
sois-marin
"Sans marine pas d'Empire! Sois marin"
coulees
30.000.000  de tonnes coulées
marin
"Sans marine pas d'Empire! Sois marin"
de-gaulle
Avec ce De Gaulle là vous ne prendrez rien  MM
course
La  course à la mort en Méditerranée
affiche-marine
Indiscrétion=trahison


croiseurs de bataille allemands dans la Manche


jeunes-gens
affiche-4
Pour maintenir le passé et assurer l'avenir de l'Empire suis le sillage
affiche-3
Naviguer pour l'Angleterre et les Etats-Unis c'est courir à une mort certaine 1943.
chantiers
Métallurgistes de nouveaux chantiers navals vont ouvrir leur porte

affiche-7
Sois marin
convoi-allemand
un convoi allemand dans l'océan atlantique descend 21 avions soviètiques

affiche-8
Sois marin
affiche-12
Aujourd'hui adhérez à la LMC demain l'Empire sera prospère
japon
50°/ de la flotte de guerre américaine de 1939 envoyés par le fond en 39 jours !
krieg

churchill-dakar

Dakar-      Mers el kebir

L'Angleterre fait couler le sang Français à Mers El Kébir, à Dakar, au Gabon, en Syrie, à Madagascar...

En attaquant MADAGASCAR, les anglais nous volent une des terres les plus riches de notre Empire» (1942) -


Le 20 juillet 2007.
Monsieur vous devez préciser qui si  la marine était si peu présente au débarquement de Normandie,des navires étaient réservés pour le débarquement en Provence,  ceci dit  ce fut une triste période pour notre  belle  Marine Française.  cordialement:    un ancien   marin.
le  8 juillet 2007. Monsieur;
Cette affiche d'époque de 115x85 relate l'attaque anglaise sur Oran Mers el Kebir
cela n'était pas fait pour  diminuer le coté anglophobe  des marin!!!!!!
oran elle est en vente 800 euros an salle des ventes                             cordiualement  andré Vidal
.Monsieur ,pour compléter votre page veuillez trouver ci_dessous l'article 8 des conventions d'armistice,signées avec Hitler et réglant le sort de la flotte française!
...........1940...................................................
article 8
La flotte de guerre française,à l'exception de la partie qui sera laissée à la disposition du gouvernement français pour la sauvegarde des intérêts français dans son empire colonial,sera rassemblée  dans des ports à déterminer et devra être démobilisée et désarmée  sous le contôle de l'Allemagne ou de l'Italie respectivement.La désignation de ces  ports sera faite d'après les ports d'attache du temps de paix des navires
Le gouvernement allemand déclare solennellement  au gouvernement français qu'il  n'a pas l'intention d'utiliser  pendant la guerre à ses propres fins la flotte de guerre française stationnée  dans les ports sous contôle allemand,sauf des unités nécessaires à la surveillance des côtes et au ragage des mines.
Il déclare en outre solennellement et formellement  qu'il n'a pas l'intention  de formuler  de revendications à l'égard de la flotte de guerre française lors de la conclusion de la paix.
Exception faite  de la partie à déterminer de la flotte de guerre française destinée à assurer la sauvegarde  des intérêts français  dans l'empire colonial,tous les navires de guerre se trouvant en dehors des eaux territoriale françaises devront être rappelés en France..
.
_______________________________________________________________________________________________________________________

 faut savoir que Hitler avait secrétement préparé le plan  "Attila" dés décembre 1940. pour permettre l'invasion brutale de la zone sud,la violation de la convention d'armistice,le coup de force sur TOULON ,empêcher la flotte française de prendre la mer et aussi de s'emparer de cette flotte,les préparatifs devaient être camouflés

  Monsieur.    ..1940.....     
En juin 1940 De Gaulle est tres seul  pour constituer son gouvernement de Londres.
Il avait espéré que Darlan refuserait de se rallier à Vichy   ,mais  De Gaulle et Darlan se detestaient, et l'amiral n'aurait jamais été subordonné au général.
Aussi le 01 juillet 1940  il nomme le vice-amiral Muselier au commandement des Forces Maritimes Françaises restées libres,quelles qu'elles soient et quelque soit l'endroit ou elles se trouvent.
C'est l'amiral Muselier qui ajouta la croix de Lorraine sur le pavillon ,pour distinguzr les navires de la FFNL

_______________________________________________________________________________________________________________________________

En 1940  Apres l'armistice l'Angleterre se retrouve  seule avec une menace d'invasion, elle ne pouvait pas prendre le risque de voir passer la flotte française entre des mains allemandes.
Aussi  W Churchill va lancer l'opération Catapult en juin 1940 " Saisie simultanée,prise de contôle,mise hors de combat définitive ou la destruction de tous navires français succeptibles d'être atteints.......
Cela va entrainner Mers el Kebir ,Alexandrie,Dakar..

   ..1942.....            
En  novembre 1942  Les Etats -Unis vont lancer l'opération Torch combinée avecles anglais.
"Occupation de l'Afrique du nord française,en vue de son utilisation comme base de départ pour l'assaut des côtes de l'Europne"

cela va entrainner  des combats entre les forces navales de Vichy et les américains Pétain ayant déclaré "nous sommes attaqués (par les américains) nous nous défendrons"
combats destructeurs à Casablanca-Oran-Alger  ...

Les 11/12/13 novembre 1942 la flotte pouvait être sauvée!
l'aveuglement   apres Gensoul  des amiraux :  Platon-    Marquis-  de Laborde-  Negatelle    va conduire au suicide de la flotte
enfin ne revenons pas sur leur procés
suicide-de-la-flotte
http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/AFE86003240/renaissance-de-la-marine-francaise.fr.html

esteval'Amiral ESTAVA devant la haute cour de justice  geo London




En bas de chaque page nous mettons des liens  donnés  par le robot de Google,Automatiquement ce dernier indique des liens, qui auraient un rapport avec le contenu de la page!,  l'idée est bonne.. La réalisation plus difficile  en effet le "robot" par exemple sur  notre page armes    lit  le mot "canon "de marine  : resultat en bas de page il met des liens avec  la firme Canon  photocopieuses etc...! donc il faudra affiner cette bonne idée......



 

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L'amiral Decoux sous toutes les mers du monde : De l'Ecole Navale (1901) au gouvernement de l'Indochine (1940-1945)









 

 

 

 

                films   documentaires ayant un rapport avec cette page    
(...on peut remarquer qu'ils sont pratiquement tous visible sur " You tube" propriété de google!  you tube encore un site incontournable!!!)

                                              https://www.youtube.com/playlist?list=PLE114195A64835AF2

                                                                                                LA   FIN   DU  GRAF  SPEE. 13 décembre 1939
La bataille du Rio de la Plata, fut la première   bataille navale  importante de la  seconde guerre mondiale
Elle eut lieu sur le   rio de la plata  (un estuaire   situé entre l 'Argentine et l'uruguay ) la  bataille fut la conclusion de la chasse entamée par les anglais de la  Home fleet   à l'encontre du cuirassé de poche allemand   "Admiral Graf Spee " et se termina par le sabordage du cuirassé. l'évènement,  se passa sous les yeux de la population uruguayenne,

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https://www.youtube.com/watch?v=JM_AoLtyjHE

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https://www.youtube.com/watch?v=PNIHegUd1C0&playnext

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                                                                                          1..Narwick      10-13 avril 1940

La bataille de Narvik est la première victoire alliée du début de la WW II remportée dans cette ville du nord de la Norvège bataille navale  puis bataille terrestre, après une mise à terre des troupes depuis une force maritime franco-britannique, elle a lieu en deux temps, les 10 et 13 avril 1940  ce qui fait parfois parler des batailles de Narvik, distinguant la première bataille et la seconde bataille de Narvik.Un corps expéditionnaire  composé des 6e et 27e demi-brigades de chasseurs alpins   14e compagnie divisionnaire antichar et une section de radio de renforcement, aux ordres du colonel  Béthouard   commandant la 6e demi-brigade puis d'un groupement de haute montagne  des bataillons de chasseurs y furent engagés, soit 24 500 soldats alliés contre 5 600 soldats allemands.

yt-narwick
https://www.youtube.com/watch?v=QnD3jBAOPzE
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https://www.youtube.com/watch?v=7l_NoPLjNpM
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https://www.youtube.com/watch?v=5d_S1IFyb9M

                                                                                2.DUNKERQUE   2O mai -3 juin 1940

Bousculée par par l'armée allemande  lors de la  bataille de France   l'armée britannique ainsi que des unités de l'armée française ont dû battre en retraite vers le nord de la France.

Encerclées à Dunkerque elles ont mené une résistance héroïque et désespérée,  destinée à gagner un laps de temps nécessaire à l'embarquement du gros des troupes vers le Royaume-Uni, aidées par l'indécision d'Hitler qui confirma un ordre d'arrêt du général von Rundstedt (Haltebefehl) des armées allemandes devant Dunkerque. L'évacuation s'est opérée à l'aide de tous les navires que la  Royal navy put réquisitionner pour traverser la  Manche   tandis que la RAF luttait dans le ciel pour couvrir l'opération. Les troupes et le matériel n'ayant pas pu être embarqués ont été capturés par les allemands   mais la réussite du sauvetage du gros des troupes a peut-être sauvé le Royaume-Uni d'une invasion face à laquelle il n'aurait peut-être pas résisté malgré la puissance de sa flotte et l'efficacité de son aviation et de ses radars.

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http://www.youtube.com/watch?v=XaR1BH-yuIA
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http://www.youtube.com/watch?v=-pmNsppBK7k 
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http://www.youtube.com/watch?v=kPnaoRKvP6I
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http://www.youtube.com/watch?v=HdAaZFpxdLM
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http://www.youtube.com/watch?v=SSoDLfQKhGI
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http://www.youtube.com/watch?v=XS39lVdRN-I

                                                                                               3    Mers el  Kebir         juillet 1940

La bataille de Mers el-Kébir est une des trois phases de l'opération Catapult, avec la saisie des navires français réfugiés en Grande Bretagne après l'opération dynamo, et la neutralisation de l'escadre française mouillée dans le port d'Alexandrie.

On désigne, par cette expression, l'attaque par la marine anglaise l 3 juillet 1940   d'une escadre de la marine française mouillant dans le port militaire de Mers el Kebir. Il y eut 1 297 morts. Le  royaume unis   alors seul devant l'ennemi allemand et italien, craignait que l armistice  signé par les français  avec l'Allemagne et l'Italie  quelques jours auparavant ne fasse tomber cette flotte dans les mains d 'Hiler lui permettant ainsi de remettre en cause la suprématie maritime britannique et lui faisant courir un grave péril.

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http://www.youtube.com/watch?v=cA08YU9DkoA   1
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http://www.youtube.com/watch?v=sOlT5lr39Qk    2
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http://www.youtube.com/watch?v=fPeAjrYdYkQ     4

 

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http://www.youtube.com/watch?v=4v26lK6q1Dc

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http://www.youtube.com/watch?v=EiwFj8dcR9Y
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http://www.youtube.com/watch?v=qbzbW9pApbs
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http://www.youtube.com/watch?v=qRGZ6oWtcZw

                                                                                             La  fin du HOOD  23  mai 1941   

Le 21 mai 1941, le cuirassé allemand Bismarck, ainsi que le croiseur lourd Prinz Eugen, sont repérés à Bergen, en Norvège. Ils quittent le port en direction de l'Islande et risquent d'étouffer la Grande-Bretagne en menaçant les convois entre elle et les États-Unis. Le 22 mai, à 22 h 15, le Hood et le Prince of Wales quittent Scapa Flow pour aller à leur rencontre dans le détroit du Danemark. Le groupe naval est dirigé par l'amiral Holland. La direction du Bismarck est confirmée par deux croiseurs, le Norfolk et le Suffolk, qui le repèrent au radar au nord-est de l'Islande le 23 mai et le suivent à distance.Le lendemain 24 mai, à 5 h 5, à la sortie du détroit du Danemark, les deux flottes s'aperçoivent. La bataille est engagée à 5 h 52, aux coordonnées 61° 31' N, 31° 52' O, à une distance de 25 km, se réduisant. Les quatre navires en présence encaissent chacun des coups sévères, mais aucun ne semble emporter la décision. Les navires allemands deviennent pourtant de plus en plus précis dans leur tir, tandis que le Prince of Wales souffre de nombreux problèmes techniques qui l'empêchent de tirer plus vite. À 5 h 57, la seconde salve du Prinz Eugen déclenche un incendie, à 6 h 0, un obus du Bismarck atteint le talon d'Achille du Hood, au niveau de la soute à munitions insuffisamment protégée. Une formidable explosion retentit, avec une boule de feu haute de plusieurs centaines de mètres : le navire est cassé en deux et coule en quelques minutes. On ne trouvera que trois survivants sur les 1 419 hommes d'équipage.Le Prince of Wales rompt le combat. Quant au Bismarck, dont une soute à mazout a été perforée, il est contraint de renoncer à ses raids dans l'Atlantique et doit regagner Brest. Commence alors une longue traque de la Royal Navy qui parvient à l'intercepter grâce aux avions de l'Ark Royal, permettant aux cuirassés King George V et Rodney de l'endommager et de provoquer son sabordage par l'équipage

http://www.youtube.com/watch?v=VfPkTJk6wwQ

http://www.hmshood.com/

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http://www.youtube.com/watch?v=NNvq3C4T3vg

http://www.youtube.com/watch?v=G6VwaeTk08A

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http://www.youtube.com/watch?v=QZ3mVZk9nnc

http://www.youtube.com/watch?v=OEa9V1qyvw4

                                                                                            la fin du BISMARCK 27 mai 1941
Le Bismarck est un  cuirassé allemand fleuron de la  Kriegsmarine  . Il est célèbre pour avoir coulé le HMS Hood  et pour avoir été pris en chasse par les navires britanniques à la suite du naufrage du Hood, jusqu'à ce qu'il sombre lors de l'engagement du 27 mai 1941. Il fut, avec son navire jumeau  le  Tirpiz   le bâtiment le plus puissant du régime nazi et la fierté de son pays.   bismark__       
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https://www.youtube.com/watch?v=me9O4KcfPcA
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https://www.youtube.com/watch?v=bK3d1FFrgOQ
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https://www.youtube.com/watch?v=7IVu19cct60

http://www.youtube.com/watch?v=Wx2rhmAITWA

http://www.youtube.com/watch?v=XYmIT4ardEM

http://www.youtube.com/watch?v=JWfdBYH-4JA

http://www.youtube.com/watch?v=FRP-1cWgffE

http://www.youtube.com/watch?v=dmVpisMoyn0

http://www.youtube.com/watch?v=j2hzbWaMIxc

http://www.youtube.com/watch?v=JWfdBYH-4JA

   


                                                         la fin du PRINCE   of  WHALE   et du  Repulse 10  décembre  1941

Le HMS Prince of Wales (pennant number 53), septième navire portant ce nom, est un cuirassé de classe King George V (1939) de la Royal Navy coulé en même temps que le croiseur de bataille HMS Repulse par les avions de l'Empire du Japon le long des côtes de Kuantan (mer de Chine méridionale), le 10 décembre 1941, dans les premiers jours de la bataille de Malaisie.En décembre 1941, les cuirassés Prince of Wales et Repulse furent encore envoyés sans couverture aérienne à l'attaque des convois de débarquement japonais en Malaisie. Ils furent surpris par une attaque de bombardiers et d'avions torpilleurs japonais, et tous deux coulés. Le Prince of Wales fut endommagé de la même manière que le Bismarck, par une torpille à l'arrière. L'arbre de transmission d'une hélice fut tordu dans l'explosion, détruisant les cloisons étanches en continuant de tourner et provoqua une voie d'eau dans la salle des machines.À 13 h 15 le 10 décembre 1941, l'ordre d'abandonner le navire a été donné et à 13 h 20, le Prince of Wales chavire et coule. Le naufrage fait 327 disparus dont le vice-amiral Tom Phillips, commandant l'escadre, et le capitaine de vaisseau Leach, commandant du cuirassé.

prince-of-whale

http://www.youtube.com/watch?v=DRMLFy67VEw

Sinking of Prince of Wales and Repulse

whale

http://www.youtube.com/watch?v=vE6_s1Tg0Ps

マレー沖海戦「攻撃」 Sinking of Prince of Wales and Repulse 3/3

http://www.youtube.com/watch?v=wMXqvWq4h-EHMS Prince of Wales and HMS Repulse: The End of an Era

repulse

http://www.youtube.com/watch?v=qhUByERf7iE

1940 HMS Repulse

http://www.youtube.com/watch?v=UJRuXR4qEXI

Technical Dive & Wreck Expedition - HMS Repulse, HMS Prince

divers

http://www.youtube.com/watch?v=ipvFR_jIcgE

Repulse Wreck Dive

 

                                                                                         4.  la bataille  de l'Atlantique .1939-1945.

Le terme « bataille de l'Atlantique » regroupe l'ensemble des combats qui ont eu lieu dans l'atlantique nord  pendant la  WW II   L'origine de l'appellation est attribuée à Churchill C'est la plus longue bataille de l'Histoire, commençant le 3 septembre 1939 pour finir quelques jours après le 8 mai 1945   Cette appellation est parfois étendue aux combats ayant eu lieu dans L'océan Artique  l  'atlantique sud  voire la Méditerranée  ou encore  l'Océan Indien   . Une partie des campagnes de Méditerranée en constitue un prolongement.La bataille de l'Atlantique a constitué un enjeu stratégique déterminant de la Seconde Guerre mondiale. Pour les allemands  l'objectif était d'établir un blocus de l'Angleterre  afin de paralyser l'économie britannique qui ne pouvait compter que sur des approvisionnements par voie maritime et, par conséquent, d'obtenir la défaite de leur dernier adversaire en Europe de l'Ouest.Après l'engagement américain dans le conflit, l'enjeu devint plus important encore puisqu'il s'agissait d'empêcher l'acheminement en   Europe d' un corps expéditionnaire américain, en plus des approvisionnements.Cette bataille a principalement opposé les    U -BOOTS     allemands aux   destroyers  et avions alliés. Elle a aussi vu des combats entre navires de surface, et a été l'occasion d'innovations techniques importantes. 

           

     

                   

yt-bataille-atlantique
https://www.youtube.com/watch?v=Bf1VzHhhPjA
yt-convois
https://www.youtube.com/watch?v=LB6GWXocnoo
yt-prinz
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yt-bataille_atlantique
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https://www.youtube.com/watch?v=GrXfgJ5FFgU
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https://www.youtube.com/watch?v=aL1rjrQPXXg
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https://www.youtube.com/watch?v=QbUh3URHrMk
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https://www.youtube.com/watch?v=50YwLs8CnWw
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https://www.youtube.com/watch?v=dTu2Rfb1Q5g
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http://www.dailymotion.com/video/x349xq_u-boot-bataille-de-l-atlantique-194_news#.UPcs-meK_9k
yt-baignoire
http://www.youtube.com/watch?v=HZL7-nclmO0

                                                                                               Les convois ARCTIQUE 1941/45

Les convois de l'Arctique sont des convois maritimes qui durant la seconde guerre mondiale  reliaient l'Angleterre   et les USA   aux ports arctiques de l  URSS ,Arkhangelsk   et Mourmansk les voyages s'effectuaient exclusivement par  l'océan arctique 78 convois ont navigué entre août 1941 et mai 1945, avec deux interludes de juillet à septembre 1942, et de mars à novembre 1943. Environ 1 400 cargos ont livré du matériel vital à l'URSS. Les pertes s'élèvent pour les Alliés à 85 navires marchands et 16 navires de la Royal navy (2 croiseurs, 6 destroyers et 8 escorteurs de moindre tonnage), et pour les Allemands à un croiseur de bataille, trois destroyers et au moins 30 sous-marins , sans compter un nombre considérable d'avions.

yt-pt
https://www.youtube.com/watch?v=LWuaJwnCXQA
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https://www.youtube.com/watch?v=a9C3OXeijvw
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https://www.youtube.com/watch?v=qHpX0wPn1k8
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https://www.youtube.com/watch?v=_Slv8xKbhr0

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https://www.youtube.com/watch?v=h7IaIjc-YcI

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https://www.youtube.com/watch?v=NSvUhq7gXbI

                                                                                     Les convois en Méditerranée  1942

                                                                       

Août  1942. La méditerranée va devenir la propriété des italo-allemand,,Rommel aux portes de l'Egypte,en Libye,l'Italie,la Sardaigne,la Sicile ,aux mains des italiens,  Seul MALTE résiste! le problème du ravitaillement de Malte est devenu ardu,les anglais vont forcer le blocus avec des navires isoles, et ensuite la création de convois qui vont partir de Gibraltar et d'Alexandrie....Cela va s'arranger à partir de novembre 1942  (débarquement US en  afrique du nord)

Opération  Pedestal

http://www.ina.fr/video/AFE86001945

La guerre en mer Méditerranée

http://www.ina.fr/video/AFE86002233/les-allemands-occupent-l-ile-de-corfou-video.html

LES ALLEMANDS OCCUPENT L'ILE DE CORFOU

ohio

http://www.youtube.com/watch?v=

AE6eUWCUFyI

kos

http://www.ina.fr/video/AFE86002277/debarquement-allemand-dans-l-ile-de-kos-video.html

DEBARQUEMENT ALLEMAND DANS L'ILE DE KOS

http://www.youtube.com/watch?v=Ju2pnJGFyig

Convoy to  MALTA

malta-convoy

http://www.youtube.com/watch?v=jPwLnG5JGqY

WWll in Colour-The Convoys of Malta and Taranto

http://www.youtube.com/watch?v=teTiIxRereg

Operation Pedestal 1942. The Vitally Important Relief Convoy

http://www.youtube.com/watch?v=VVCIJzAoZOs

Malta Convoy Battle - British Pathe (1942)

http://www.youtube.com/watch?v=gWT8m4I1if4

Santa Maria and the Miracle of 1942

http://www.youtube.com/watch?v=pG_peNJbLME

1940-42 The Battle for Malta - Color Footage 1 of 3

http://www.youtube.com/watch?v=y0VIIqxo8pk

1940-42 The Battle for Malta - Color Footage 2 of 3

http://www.youtube.com/watch?v=zVTjtmA7l2A

1940-42 The Battle for Malta - Color Footage 3 of 3

L’opération Pedestal était une opération britannique destinée à ravitailler l'île de Malte, en août 1942, durant la Seconde Guerre mondiale grâce à un imposant convoi partant des îles Britanniques via le détroit de Gibraltar. La partie principale de l'opération se déroula du 9 au 15 août 1942 en Méditerranée. Les combats les plus rudes opposant le convoi aux forces aériennes, marines et sous-marines de l'Italie et de l'Allemagne nazie eurent lieu du 11 au 13 août.Malte était la principale base alliée du secteur, d'où étaient lancées les attaques aériennes et maritimes contre les convois de l'Axe qui ravitaillaient l'Afrika Korps. En 1941 - 42, l'île subit un blocus et un siège qui paralysa les voies aériennes et maritimes. Afin de soutenir les forces présentes à Malte, la Grande-Bretagne devait faire parvenir à tout prix un convoi de ravitaillement. En dépit des lourdes pertes, la base alliée reçut suffisamment de ressources pour survivre, même si elle cessa de servir de base d'offensive pour une grande partie de l'année 1942. La ressource la plus stratégique livrée fut le carburant du pétrolier américain (mené par un équipage anglais) SS Ohio   Cette opération est aussi connue comme la Battaglia di mezzo Agosto (ou Bataille de la mi-août) côté italien et the Konvoj ta' Santa Marija (le convoi de l'Assomption) à Malte. L'arrivée du convoi le 15 août 1942 coïncida avec la fête de l'Assomption ( ou Santa Marija), c'est pour cela que le nom de Convoi de Santa Marija est souvent utilisé.L'exploit de ce convoi d'une cinquantaine de navires contre les bombardier-torpilleurs, U-Boat, champs de mines marines et Schnellboot ennemis est une importante victoire stratégique britannique. Cependant, elle coûta la vie à plus de 400 marins, avec seulement 5 navires marchands arrivant à bon port sur les 14 partants.http://www.usmm.org/malta.html

                                                                                La fin du  Gneisenau  février 1942

Le Gneisenau fut, pendant la Seconde Guerre mondiale un célèbre croiseur de bataille de 31 100 tonnes de la Kriegsmarine allemande. Ce navire, mis en service en 1938, naviguait habituellement accompagné de son sister-ship de la classe du même nom, le Scharnhorst,En février 1942, le Gneisenau et le Scharnhorst, et le croiseur lourd Prinz Eugen, lors d’un retour stratégique vers l'Allemagne, appelé opération Cerberus, quittent Brest. Ils forcent le passage de la Manche, en dépit de la violente opposition de la RAF et des vedettes lance-torpilles de la Royal Navy, et sous la protection de la Luftwaffe, l'explosion d'une mine sur son passage obligera le Gneisenau à subir des réparations à Kiel (Allemagne).À quai, le croiseur Gneisenau subira une attaque aérienne dans la nuit du 26 février 1942 par la RAF composée de 178 bombardiers. Suite à ce bombardement, une explosion à l’intérieur du navire causera de gros dégâts, qui demanderont d'importantes réparations. Il est alors prévu de remplacer les 3 tourelles triples de 280 mm par 3 tourelles doubles de 380 mm.Les travaux commencés en 1942 ne seront pas terminés en 1944, et le Gneisenau sera retiré du service en juillet 1943. Il finira son existence comme barge marchande (blockship), sera coulé dans le port de Gotenhafen, récupéré et ferraillé après la guerre.

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http://www.youtube.com/watch?v=68jlVJIGlu4

                                                                             La fin su SCHANORST   23 décembre 1943.
Le Scharnhorst est uncroiseur  de la  Kriegsmarine   lancé en 1936   En compagnie du Gneisenau, son  sister ship  il croise d'abord dans les eaux de Norvège, puis en Atlantique où il traque les convois alliés. Réfugié dans les fjords de Norvège à partir de 1942, il est détruit et coulé lors d'une sortie par une escadre  de la  Royal navy  le 23 décembre 1943, aux environs du cap Nord. la bataille du cap Nord

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https://www.youtube.com/watch?v=nP0Wx_d1QO4
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https://www.youtube.com/watch?v=dy0WuZhMDi0
yt-s
http://www.youtube.com/watch?v=xbgLyzoll7U

                                                                                   LA FIN DU TIRPITZ   novembre 1944   

     Le Tirpitz, ou Alfred von Tirpitz, fut le plus grand cuirassé à flot d'Europe et le plus grand navire de guerre de la Kriegsmarine construit au chantier naval Kriegsmarinewerft. Il fut lancé par Adolf Hitler le 1er avril 1939à Wilhelmshaven.L'opération Sportpalast (Palais des sports) fut la première action de combat du Tirpitz et de ses destroyers d'escorte contre les convois alliés de l'arctique PQ-12 et QP-8. Elle a eu lieu du 5 au 9 mars 1942et elle a été la première tentative de perturber un convoi de l'Arctique.L'opération Title, un commando d'hommes-grenouilles armés de mines fut  lancée sans succès du 26 au 31 octobre 1942 : l'armement, dissimulé sous la coque d'un navire de pêche devant approcher le Tirpitz, fut perdu contre un haut-fondavant    L’opération Source eut lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1943. Les Britanniques attaquèrent les Nazis en Norvège à l'aide de sous-marins miniatures. même d'arriver à proximité du cuirassé de la Kriegsmarine.   L  'attaque à l'aide de mini sous-marins fut tentée. menée le 23 septembre 1943.Tractés par des sous-marins conventionnels jusqu'à proximité du Tirpitz ancré dans l'Altafjord, six sous-marins X les X5, X6, X7, X8, X9 et X10 participaient initialement au raid.Le Scharnhorst mouillant à proximité était aussi cible de l'opération. Victimes d'une fiabilité médiocre et de ruptures incessantes des câbles de remorquage (deux d'entre eux furent perdus en route, les X8 et X9), seuls trois sous-marins (les X5, X6 et X7) parvinrent à leur cible, et seuls deux (les X6 et X7) à poser leurs charges.X10 endommagé juste avant l'attaque dut renoncer, il fut sabordé alors qu'il tentait de regagner l'Écosse à la remorque d'un sous-marin.Les dégâts infligés au Tirpitz furent cependant importants, au point de nécessiter plusieurs mois de réparations. Une barge spéciale fut amenée au Fættenfjord pour effectuer les réparations, une traversée vers les ports allemands étant beaucoup trop dangereuse : le bâtiment, pris en remorque, aurait fait une cible facile pour les sous-marins britanniques.Bien qu'à nouveau opérationnel, le Tirpitz n'aurait pu retrouver ses performances qu'avec une mise en cale sèche : les déformations de la coque affectaient ses qualités hydrodynamiques, réduisant la vitesse maximale, initialement supérieure à 30 nœuds, à seulement 27.

L'opération Tungsten du 3 avril 1944,Le Royal Air Force Bomber Command, après les bombardements de eut raison du Tirpitz le 12 novembre 1944par une attaque avec des bombes Tallboy perforantes de six tonnes. Contrairement aux espoirs de l'amiral Dönitz, le navire, touché dans une réserve de munitions, chavira. L'absence d'équipage autre que les artilleurs et les techniciens indispensables à l'alimentation du navire réduisit les pertes humaines. Bon nombre de marins, coincés sous la coque retournée, furent sauvés grâce à la découpe de celle-ci, restée émergée du fait de la faible profondeur. On dénombra 971 morts.

tirpitz

attaquez le TIRPITZ  léonce Peillard

tirpitz

 

http://www.dailymotion.com/video/xcutvg

_couler-le-tirpitz-3-et-fin_webcam

http://kriegsmarine.malgre-nous.net/index.php/documentaire/video/

la-fin-du-tirpitz

 

http://www.youtube.com/watch?v=6jN

7glI_OmM

http://www.rmcdecouverte.com/

emission/39-45-heros-oublies/

http://www.bbc.co.uk/history/worldwars/

wwtwo/tirpitz_heroes_01.shtml

 
                                                                   5 Le Débarquement.  6  Juin 1944

L’opération Neptune est le nom de code donné au débarquement en  Normandie  des troupes alliées   en  juin 1944 lors de la   seconde guerre mondiale   précède la bataille de normandie.C'est la phase d'assaut de l opération overlord   qui vise à créer une  tête de pont   alliée de grande échelle dans le nord-ouest de l'Europe et l'ouverture d'un nouveau  front à l'ouestCette opération incluait de nombreux mouvements :

  • la traversée de la  Manche   par plusieurs milliers de navires ;
  • les opérations aéroportées la nuit précédente ;
  • les  bombardements    préparatoires aériens et navals des   défenses cotières allemandes 
  • le parachutage de milliers d'Américains au matin du 6 juin ;
  • le débarquement des troupes sur les plages (d'ouest en est) de    Utah beach   etOmaha beach pour les Américains et   gold et juno beachpour les Canadiens et sword beachpour les Anglo-Canadiens et   français libres   

Une fois les plages prises, l'opération se poursuit par la jonction des forces de débarquement et l'établissement d'une tête de pont sur la côte normande puis l'acheminement d'hommes et de matériels supplémentaires. Les jours suivants voient la mise en place des structures logistiques (ports, oléoduc) pour le ravitaillement du front et le débarquement de troupes supplémentaires. L'opération cesse officiellement le 30 juin 1944. Bien qu'il soit quelquefois affirmé que l'opération Neptune ne fut que la partie navale de l'opération Overlord, elle-même souvent limitée au seul débarquement Allié et à l'établissement des têtes de pont sur la côte normande, les sources historiques établissent clairement que l'opération Neptune est la partie débarquement et établissement d'une tête de pont côtière au sein de la plus vaste opération Overlord qui visait quant à elle à l'établissement d'une   tête de pont de plus grande échelle dans le Nord-Ouest de l'Europe.Avant et durant l'opération Neptune eut lieu l'   opération fortitude nom de code collectif des opérations de désinformation et de diversion des Alliés dont le but était double :

  • d'abord dissimuler à l'état-major allemand le lieu réel du débarquement en Europe du Nord-ouest ;
  • ensuite, une fois le débarquement de Normandie effectué, faire croire qu'il ne s'agissait que d'un débarquement secondaire de diversion. Le premier objectif tactique était d'éviter un renforcement des défenses, ainsi qu'une concentration de troupes en Normandie. Il s'agissait ensuite d'éviter une arrivée trop rapide des renforts allemands dans les premiers jours suivants le débarquement. En particulier, il fallait tenir à l'écart les unités blindées de la XVe armée stationnées dans le Pas-de-Calais avant que les Alliés n'aient pu établir une tête de pont suffisamment solide.

yt-debarquement-couleur
https://www.youtube.com/watch?v=_-xhSPSzknc
yt---debarquement
https://www.youtube.com/watch?v=lgS6gnyOOlE

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  https://www.youtube.com/watch?v=CnhcMXoftp4&playnext=

1&list=PL7E340BA132548181         

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https://www.youtube.com/watch?v=8MTojwxlVe4&list=

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https://www.youtube.com/watch?v=48t7h-LKNfU&list=PL7E340BA132548181&index=6

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https://www.youtube.com/watch?v=7xEDto9R0KQ&list=

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films "  grand spectacle"

voir la page:      http://photographie-maritime.com/cinema/cinema.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                     

  POUR   EN SAVOIR  PLUS.....sommaire  sur les grandes batailles maritime ...

 les combats navals de la seconde guerre mondiale (cliquez sur le lien pour les informations sur la bataille correspondante)

                  1939    

bataille au large de Hel

1septembre 1939 au large de Hel mer baltique victoire de l'allemagne sur la Pologne
Bataille du Rio de la Plata 13 octobre 1939 Rio de la Plata, entre l'Uruguay et l'Argentine Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille de l'Atlantique 1939-1945 Atlantique Victoire alliée sur l'Allemagne
                    1940    
1reBataille de Narvik 10 avril 1940 Norvège Victoire allemande sur le Royaume-Uni
2eBataille de Narvik 13 avril 1940 Norvège Victoire britannique sur l'Allemagne
Combat de Kristiansand 24 avril 1940 Norvège Victoire française sur l'Allemagne
Opération Vado 14 juin 1940 Italie Bataille indécise entre la France et l'Italie
Bataille de Punta Stilo 9 juillet 1940
Bataille indécise entre les Australo-Britanniques et l'Italie
Bataille de Mers-el-Kebir 4 juillet 1940 Algérie Les Britanniques détruisent la flotte française
Bataille du cap Spada 19 juillet 1940 large de la Crète Victoire australo-britannique sur l'Italie
Bataille de Dakar 23-25 septembre 1940 Sénégal Victoire vichyste sur les Anglo-Gaullistes
Combat du cap Passaro 12 octobre 1940 large de la Sicile Victoire britannique sur l'Italie
Combat de Libreville 9 novembre 1940 Gabon Victoire des Forces navales françaises libres sur la marine de Vichy
Bataille de Tarente 11-12 novembre 1940 Italie Victoire britannique sur l'Italie
Bataille du cap Teulada 27 au 28 novembre 1940 large de Malte Victoire britannique sur l'Italie
                          1941    
Bataille de Koh Chang 17 janvier 1941 Golfe de Siam Victoire française sur le Siam
Bombardement de Gênes (1941) 9 février 1941 Italie Victoire britannique sur l'Italie
Raid de la baie de La Sude 26 mars 1941 Baie de La Sude, Crète Victoire italienne sur le Royaume-Uni
Bataille du cap Matapan 28 au 29 mars 1941 Golfe de Laconie, Grèce Victoire britannique sur l'Italie
Bataille des îles Kerkennah 15 avril 1941 Tunisie Victoire britannique sur l'Italie
Bataille du détroit du Danemark 24 mai 1941
Victoire allemande sur le Royaume-Uni
Bataille de Pearl Harbor 7 décembre 1941 Hawaii Victoire japonaise sur les États-Unis
Bataille entre le Sydney et le Kormoran 19 novembre 1941 large de l'Australie destruction mutuelle d'un navire allemand et d'un navire australien
Bataille de la mer de Chine méridionale 10 décembre 1941 Mer de Chine Victoire japonaise sur le Royaume-Uni
Bataille du cap Bon 13 décembre 1941 Tunisie Victoire britannique sur l'Italie
1reBataille de Syrte 17 décembre 1941 Golfe de Syrte Bataille indécise entre le Royaume-Uni et l'Italie
                    1942    
Bataille du Saint-Laurent 1942-1945 Golfe du Saint-Laurent, Canada Victoire allié sur l'Allemagne
Bataille du détroit de Makassar 24 janvier 1942 Balikpapan, Bornéo Victoire américaine sur le Japon
Bataille de la mer de Java 27 février 1942 Mer de Java Victoire japonaise sur une flotte néerlandaise, britannique, américaine et australienne
2eBataille de Syrte 22 mars 1942 Golfe de Syrte Bataille indécise entre le Royaume-Uni et l'Italie
Opération Chariot 27 mars 1942 Saint Nazaire, France Victoire britannique sur l'Allemagne
Bataille de Diego-Suarez 5-7 mai 1942 Madagascar Victoire britannique sur Vichy
Bataille de la mer de Corail 7 et 8 mai 1942 Mer de Corail Victoire américano-australienne sur le Japon
Bataille de Midway 4 juin 1942 large des îles Midway Victoire américaine sur le Japon
Bataille de l'île de Savo 9 août 1942 Île de Savo, îles Salomon Victoire japonaise sur les États-Unis
Opération Pedestal 10 au 15 août 1942 Méditerranée Victoire tactique et défaite stratégique germano-italienne sur le Royaume-Uni
Bataille des Salomon orientales 24 au 25 août 1942 Île de Santa Isabel, îles Salomon Victoire américaine sur le Japon
Bataille du cap Espérance 11 au 12 octobre 1942 Nord de Guadalcanal, îles Salomon Victoire américaine sur le Japon
Bataille des îles Santa Cruz 25 au 27 octobre 1942 Îles Santa Cruz, Îles Salomon Victoire japonaise sur les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande
Bataille de Casablanca 8 au 10 novembre 1942 Maroc Victoire américaine sur Vichy
Bataille navale de Guadalcanal 13 au 15 novembre 1942 Guadalcanal, îles Salomon Victoire des États-Unis, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande sur le Japon
Bataille de Tassafaronga 30 novembre 1942 Tassafaronga, Guadalcanal Victoire du Japon sur les États-Unis
Bataille de la mer de Barents 31 décembre 1942
Victoire du Royaume-Uni sur l'Allemagne
                  1943    
Bataille de l'île de Rennell 29-30 janvier 1943 Îles Salomon Victoire du Japon sur les États-Unis et l'Australie
Bataille de la mer de Bismarck 2 au 4 mars 1943 Large de Lae, Nouvelle-Guinée Victoire américano-australienne sur le Japon
Bataille du détroit de Blackett 5-6 mars 1943 Îles Salomon Victoire américaine sur le Japon
Bataille des îles Komandorski 26 mars 1943 Îles Aléoutiennes Victoire des États-Unis sur le Japon
Bataille du golfe de Kula 5-6 juillet 1943 Pacifique Bataille indécise entre le Japon et les États-Unis
opération  Sicile juillet  1943 Méditerranée l'assaut aéroporté allié de juillet 1943
Bataille de Kolombangara 12-13 juillet 1943 Îles Salomon Victoire du Japon sur les États-Unis
Bataille du golfe de Vella 6-7 août 1943 Îles Salomon Victoire américaine sur le Japon
Bataille d'Horaniu 17-18 août 1943 Îles Salomon Victoire tactique du Japon sur les États-Unis
Bataille navale de Vella Lavella 7 octobre 1943 Îles Salomon

Victoire du Japon sur les États-Unis

 

Bataille de la baie de l'Impératrice Augusta nuit du 1erau 2 novembre 1943 Îles Salomon, près de Bougainville Victoire américaine sur le Japon
Bataille du cap Saint-George 26 novembre 1943 Pacifique Victoire américaine sur le Japon
Bataille du cap Nord 26 décembre 1943 Arctique, large de la Norvège Victoire des Anglo-Norvégiens sur l'Allemagne
                          1944    
Opération Hailstone 17 février 1944 Chuuk, Micronésie Victoire américaine sur le Japon
le débarquement de normandie 06 juin 1944 côtes normandes

le début de la libération de la France

invasion du  06 au 09 juin 1944

Bataille de la mer des Philippines 19 au 20 juin 1944 Mer des Philippines Victoire américaine sur le Japon
Bataille du golfe de Leyte 23 au 27 octobre 1944 Philippines Victoire américaine sur le Japon

La fin du TIRPITZ  novembre 1944  

 

                        1945    
Opération Ten-Go 7 avril 1945 Japon, entre Kyushu et les îles Ryukyu Victoire américaine sur le Japon

 

 

 

DESCRIPTIONS  DES BATAILLES  NAVALES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE  (AVEC LIENS VERS SITES CORRESPONDANTS )

 

Bataille aéronavale  de HEL livrée le 1er septembre 1939 A 4 milles nautiques au large de la ville polonaise de Hel, pendant la Seconde Guerre mondiale.

                                                                                                                                           

Une escadre polonaise quitte le port de Hel afin de poser un champ de mines à 12 milles des côtes pour couper la route maritime entre Pilau et Dantzig. Vers 17 heures 45, les bâtiments polonais sont attaqués par 32 bombardiers allemands Junkers Ju 87-b. junkerLe Junkers Ju 87 en service de 1937 à 1945, est le plus célèbre des bombardiers en piqué

En dépit d'une résistance acharnée des batteries de DCA, deux mouilleurs de mines sont atteints: le Gryf, qui perd son commandant et 10 hommes d'équipage et le Mewa, qui déplore 5 tués et plusieurs blessés. Quoique les avaries soient légères, l'escadre polonaise renonce à l'opération projetée et rentre au port sans avoir accompli sa mission.

Cette bataille est le premier affrontement aéronaval d'envergure du conflit.  

Navires engagés

  • Pologne Wicher
    • Gryf, légèrement endommagé, commandant Kwiatkowsky tué, 10 marins tués
    • Komendant Pisudski
    • General Haller
    • Jaskolka
    • Mewa, légèrement endommagé, 5 tués, plusieurs blessés
    • Czajka
    • Rybitwa
    • Czaspla Zuraw

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du Rio de la Plata, le 13 décembre 1939 fut la première bataille navale importante de la Seconde Guerre mondiale. Elle eut lieu sur le Río de la Plata, un estuaire situé entre l'Argentine et l'Uruguay. La bataille fut la conclusion de la chasse entamée par les anglais de la Home Fleet à l'encontre du cuirassé de poche allemand l'Admiral Graf Spee, et se termina par le sabordage du cuirassé. La visibilité de l'évènement, qui se passa sous les yeux de la population uruguayenne, ainsi que les décisions du commandant allemand furent la cLe Graf Spee était depuis trois mois en campagne contre les navires marchands britanniques dans l'océan Atlantique; il en avait arraisonné et coulé neuf en divers endroits de l'Atlantique, sa vitesse lui permettant de quitter rapidement les lieux de ses attaques. Ces opérations menées contre les navires qui permettaient au Royaume-Uni de survivre avaient poussé les alliés à mobiliser une importante flotte de 270 000 tonnes de navires de guerre pour retrouver le navire allemand et le couler. Le commandant Langsdorff, après avoir découvert à bord de sa dernière victime des documents indiquant les routes marchandes britanniques, mit le cap vers le sud-ouest.

                                                                                                                   

  • Admiral Graf Spee, cuirassé de poche de 12 500 t, six pièces de 280 mm, huit pièces de 150 mm et six pièces de 105 mm, 27 kilomètres de portée, 26 nœuds.

Le commandant Harwood, à la tête de la force G près des côtes sud-américaines, estima que la zone du Rio de la Plata, où transitaient de nombreux bateaux de commerce, pouvait être une cible de choix pour le bateau allemand. Il y plaça donc en attente ses trois navires, le croiseur lourd HMS Exeter, et les croiseurs légers HMS Ajax et HMNZS AchillesExeter, croiseur lourd de 8 390 t, six pièces de 203 mm et quatre de 102 mm, 24 kilomètres de portée, 31 nœuds;

  • Ajax, croiseur de 6 895 t, huit pièces de 152 mm et huit de 102 mm, 25 kilomètres de portée, 31 nœuds;
  • Achille, croiseur de 6 800 t, huit pièces de 152 mm et quatre de 102 mm, 23 kilomètres de portée, 31 nœuds.
ldparcours
croiseurs légers HMNZS Achilles et HMS Ajax

Le 13 décembre 1939 à six heures du matin, la force G, qui se trouvait à 35° de latitude sud et 45° de longitude ouest et se dirigeait vers le nord, aperçut le Graf Spee au nord-ouest. Le commodore Harwood demanda au croiseur lourd Exeter de virer vers l'ouest, alors que les deux autres navires allèrent à la rencontre du bateau allemand.

La bataille

plan de la bataille

Le cuirassé allemand se trouva donc vite pris en tenaille entre les navires britanniques, et le combat commença. Le commandant Langsdorff choisit de concentrer ses tirs sur l'Exeter, isolé au sud. Il utilisa pour cela ses tourelles de 280 mm, utilisant ses canons plus légers pour maintenir les deux autres croiseurs à distance. Pendant vingt minutes, la cible principale du cuirassé fut donc l'Exeter, qui subit de gros dégâts. L'Exeter tenta de torpiller le Graf Spee sans succès, et vers les 6 h 50, le bateau était pratiquement hors de combat : seul un de ses canons était opérationnel ; la passerelle de commandement, le contrôle de tir, les communications internes et externes furent détruits, et une voie d'eau provoqua une gite de 7°. Pour autant, l'Exeter continua de combattre jusqu'à 7 h 30, après quoi il tenta de regagner les Îles Malouines.

Les croiseurs légers Ajax et Achilles, de leur côté, harcelaient le Graf Spee par le nord : ils tentèrent de s'approcher à partir de 7 h 10, pour soulager l'Exeter. Les échanges de tirs de canon et de torpilles reprirent. Le Graf Spee, bien qu'il évita toutes les torpilles, reçut plusieurs obus. Il utilisa ses canons de 280 mm pour éloigner les croiseurs britanniques, les touchant plusieurs fois. L'Ajax, en particulier, fut sérieusement endommagé après plusieurs tirs au but. L'Exeter, bien que très endommagé, tenta une fois d'attaquer à nouveau le Graf Spee, sans résultat. Vers 7 h 30, le commodore britannique décide de rompre le combat et de se contenter de filer le Graf Spee. L'Exeter était hors de combat, l'Ajax sérieusement touché ; suivre le cuirassé allemand permettait de l'empêcher de nuire aux navires marchands, et d'envisager que d'autres unités de la marine alliée, éventuellement plus lourdes, puissent les rejoindre sur les lieux du combat.

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La fuite vers Montevideo           Le Graf Spee fait alors route vers le nord-ouest, en direction de l'embouchure du Rio de la Plata, en maintenant ses poursuivants à distance par des tirs sporadiques. Cette fuite fut beaucoup commentée par la suite. Le fait est que le navire allemand était encore manœuvrable, et que sa puissance de feu était quasiment intacte. Par contre, il avait subi des dégâts qui prenaient de l'importance sur le long terme : presque toutes les coqueries étaient détruites, ainsi que les installations d'eau, les munitions étaient estimées insuffisantes pour se battre pendant plus de trois quarts d'heure.De plus, les obus alliés avaient percé deux trous, dont un de deux mètres sur deux, dans le blindage avant près de la ligne de flottaison. Le commandant du Graf Spee ne pouvait pas espérer gagner un port ami susceptible de l'aider, encore moins un port allemand trop éloigné de la zone. Poursuivi par des navires alliés et vu l'état général du cuirassé, ceci était impossible à réaliser.

Aussi, le commandant du Graf Spee fit route vers le port de Montevideo, avec l'accord de l'amiral Raeder Il longea les côtes uruguayennes, offrant le rare spectacle d'une bataille navale aux uruguayens. En fin de journée, avant la nuit, une dernière salve fut tirée de part et d'autre, sans conséquences pour les navires. Ce tir provoqua un incident diplomatique : le croiseur Uruguay en fut témoin, et son pays revendiquant le Rio de la Plata comme partie de ses eaux intérieures, y vit une violation de sa neutralité. L'Angleterre et l'Allemagne, par contre, ne reconnurent pas cette exigence et affirmèrent donc s'être bien conformés aux règles en vigueur. Le cuirassé entra dans le port à 22 h 50 (heure locale), et s'ouvrit à une délégation de deux officiers de marine, à la demande du ministère de la Défense uruguayenne. Six matelots gravement blessés furent transférés à terre, ainsi que les soixante et un prisonniers capturés lors des précédentes attaques de bateaux commerciaux. Les bateaux britanniques, eux, restèrent à distance du port.  

L'attente  La première réaction du gouvernement uruguayen fut d'accorder au Graf Spee 48 heures de présence pour qu'il puisse réparer ses avaries, soit 24 heures de plus que le délai prévu par les conventions de La Haye d'octobre 1907. Le bateau ne put rester plus longtemps dans ce port neutre, sous peine d'être désarmé et son équipage interné. La population uruguayenne, plutôt opposée à l'Allemagne nazie ne fit pas d'efforts pour aider le navire allemand : plusieurs entreprises locales, dépendantes d'armateurs anglais, refusèrent d'assister les matelots pour les réparations du Graf Spee. Un technicien allemand venu de Buenos Aires estima à quatorze jours le travail nécessaire à la remise en état du navire, mais le délai ne fut allongé qu'à 72 heures par les autorités.  De leur côté, les Britanniques tentèrent d'« intoxiquer » les marins du Graf Spee, leur faisant craindre l'arrivée de lourds renforts. Cette idée était pour le commandant allemand d'autant plus plausible qu'étonné par la combativité des navires ennemis, il soupçonnait déjà l'arrivée imminente de renforts anglais. De plus, la faible profondeur d'eau dans le Rio aurait désavantagé le cuirassé allemand lors de manœuvres de combat. La sortie du port se révélait donc plus qu'incertaine. L'amirauté britannique n'avait en fait à sa disposition que le croiseur lourd HMS Cumberland, venu des îles Malouines. Le porte-avions Ark Royal et le croiseur de bataille Renown étaient en chemin, mais n'arriveraient pas à temps, à moins que le départ du cuirassé allemand fût retardé. La tactique des diplomates britanniques à Montevideo changea donc totalement. Ils invoquèrent à nouveau les conventions de La Haye, mais cette fois pour protéger un cargo anglais qui venait de quitter le port ; le Graf Spee devait attendre 24 heures de plus avant de quitter lui aussi le port : il aurait été anormal de laisser sortir un navire ennemi à la poursuite du cargo... La même raison fut invoquée le jour suivant, mais le gouvernement uruguayen, conscient de la manœuvre, et pressé de voir les canons du cuirassé s'éloigner de leur capitale, refusèrent.  

La décision de sabordage

enterrement du commandant Langsdorff.

Le commandant Langsdorff, persuadé de trouver plusieurs navires de guerre britanniques à la sortie du port, sachant son navire incapable de combattre longtemps ou de traverser l'Atlantique, ne voulut pas envoyer ses hommes inutilement à la mort. Il décida donc de saborder son navire, respectant en cela les instructions de l'amiral Raeder approuvées par Hitler, à savoir qu' « il est autorisé à tenter une sortie vers Buenos Aires, mais qu'en aucun cas il ne laisse interner ou capturer son cuirassé. Plutôt le saborder. ». L'idée d'atteindre Buenos Aires pour y réparer le cuirassé et attendre l'aide d'U-Boote fut un moment envisagée, mais finalement abandonnée : cela aurait été prendre le risque de voir son navire coulé dans les eaux peu profondes de la côte, permettant aux Britanniques de le renflouer pour leur compte.

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Le 17, une partie de l'équipage fut transférée discrètement sur le Tacoma, un vapeur marchand allemand de 600 tonnes présent dans le port depuis quelques jours. L'autre partie s'occupa de détruire les appareillages qui ne devaient pas tomber dans des mains ennemies. Ironie du sort, l'ambassade d'Allemagne annonça l'arrivée de l'Ark Royal et du Renown dans le port de Rio de Janeiro au début de l'après-midi du même jour ; les navires anglais n'étaient donc pas à l'affût du Graf Spee, mais il était trop tard pour le commandant Langsdorff pour faire machine arrière. A 18 h 15, le navire leva l'ancre, mit le cap à l'ouest vers Buenos Aires, s'arrêta au milieu de l'estuaire, et attendit. Deux remorqueurs et un chaland, dépêchés d'Argentine, récupérèrent l'équipage restant à bord du Graf Spee. Aux environs de 20 heures, six charges explosives détruisirent le cuirassé qui se posa sur la vase du fleuve.Les hommes d'équipage, ramenés en Argentine, pays non belligérant, y furent internés. Le commandant Langsdorff se suicida dans la nuit du 19 au 20 décembre dans sa chambre d'hôtel.                              Le HMS Ajax

http://ahoy.tk-jk.net/macslog/MassiveBronzeEaglerecover.html       http://www.dmchristison.co.uk/WW2%20Earky%20Years/ww2early.html

                     

  LIENS  vers  les films sur you tube qui nous nontrent la fin du GRAF  SPEE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le terme « bataille de l'Atlantique » regroupe l'ensemble des combats qui ont eu lieu dans l'Atlantique Nord, pendant la Seconde Guerre mondiale. L'origine de l'appellation est attribuée à Winston Churchill. C'est la plus longue bataille de l'Histoire, commençant le 3 septembre 1939 pour finir quelques jours après le 8 mai 1945

                                                                                                

bataille-s-marine.

Cette appellation est parfois étendue aux combats ayant eu lieu dans l'océan Arctique, l'Atlantique Sud, voire la mer Méditerranée ou encore l'océan Indien. Une partie des campagnes de Méditerranée en constitue un prolongement.

La bataille de l'Atlantique a constitué un enjeu stratégique déterminant de la Seconde Guerre mondiale. Pour l'Allemagne, l'objectif était d'établir un blocus du Royaume-Uni afin de paralyser l'économie britannique qui ne pouvait compter que sur des approvisionnements par voie maritime et, par conséquent, d'obtenir la défaite de leur dernier adversaire en Europe de l'Ouest.

Après l'engagement américain dans le conflit, l'enjeu devint plus important encore puisqu'il s'agissait d'empêcher l'acheminement en Europe du corps expéditionnaire américain, en plus des approvisionnements.

Cette bataille a principalement opposé les U-Boote allemands aux escorteurs et avions alliés. Elle a aussi vu des combats entre navires de surface, et a été l'occasion d'innovations techniques importantes.

                                         

 

nombreux  films sur la "bataille de l'atlantique"  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’opération Vado est le nom donné à une opération navale de la Marine nationale française visant à bombarder les ports de Gênes et de Savone en Italie le 14 juin 1940 durant la campagne de France lors de la Seconde Guerre mondiale.vado

 avant l'armistice!                                                            

Le 10 juin 1940, l'Italie fasciste dirigée par Mussolini déclare la guerre à la France, qui est alors en pleine déroute militaire suite à l'invasion du territoire par les Allemands (voir bataille de France). La bataille des Alpes commence alors ; les troupes françaises de l'Armée des Alpes résistent victorieusement face aux unités italiennes. Le 14 juin 1940, l'opération Vado est lancée par l'amiral Duplat afin de tenter de détruire la logistique italienne, les ports les plus bombardés seront ceux de Gênes et de Savone.

Ordre de bataille

France

  • Drapeau français France :
  • 4 croiseurs lourds :
    • L'Algérie (unique navire de sa classe) ;algerie
    • Le Colbert (appartenant à la 2e division de croiseurs) ;
    • Le Dupleix (appartenant à la 2e division de croiseurs) ;
    • Le Foch (de la classe Suffren).
  • 11 contre-torpilleurs.

Italie

  • Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d'Italie :
  • Défenses côtières de Gênes et de Savone ;
  • 13e flottille de vedettes lance-torpilles.
  •  
  • Déroulement  Le 14 juin 1940, la flotte française dirigée par l'amiral Duplat appareille du port de Toulon dans la nuit du 13 au 14 juin 1940. À 4 heures 30 du matin, les navires commencent à pilonner les ports italiens, sans réponse de leur part au début de l'engagement.Durant l'opération, seul l’Albatros, un contre-torpilleur, est touché par l'obus d'une batterie côtière italienne, 12 marins sont tués. L’Algérie et l’Aigle (contre-torpilleur) sont également pris à parti par des vedettes lance-torpilles (appartenant à la 13e flottille) et par des batteries italiennes. Aux environs de midi, les navires français rentrent finalement au port de Toulon.L'escadre française provoqua des dégâts mineurs aux ports italiens, mais cette opération souligne surtout la faiblesse de la défense des côtes italiennes. En février 1941, la ville de Gênes sera à nouveau bombardée (l'opération Grog) par la Force H de la Royal Navy britannique, qui sera un véritable succès.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Punta Stilo, aussi appelée bataille de Calabre, est une bataille navale de la Seconde Guerre mondiale qui se tient en mer Méditerranée. Le 9 juillet 1940, la marine italienne d'un côté stilo

et les marines britannique et australienne de l'autre

s'affrontent au large de Punta Stilo (it) en Calabre. L'issue de la bataille reste indécise, et les deux côtés revendiqueront la victoire.

puntoThe Battle of Calabria, (known to the Italian Navy as the Battle of Punta Stilo) was a naval battle during the Battle of the Mediterranean in World War II. It was fought between the Italian Royal Navy (Regia Marina) and the British Royal Navy and the Royal Australian Navy. The battle occurred 30 miles to the east of Punta Stilo, the "toe" of Italy (Calabria), on 9 July 1940. It was one of the few pitched battles of the Mediterranean campaign during World War II involving large numbers of ships on both sides. Both sides claimed victory, but in fact the battle was a draw and everyone returned to their bases as soon as possible. After the battle the Allies claimed to have achieved some sort of "moral ascendancy" over the Italian Navy; conversely, the Italian propaganda depicted the clash as a victory of their own.

At noon on 9 July the two fleets were 90 miles apart. Vice Admiral Cunningham could not close the distance to engage with the significantly slower Royal Sovereign and Malaya (18 knots vs 28 knots) and took Warspite in on its own. Meanwhile, at 13:15, Eagle launched several unsuccessful sorties by Fairey Swordfish against the Italian heavy cruisers, which they took for battleships. At 13:10, the Italian Supreme Command had instructed Campioni to engage one of the two enemy forces facing him, but in fact they had planned to keep the action close to Italy and were deliberately moving north in order to draw the Allies closer to their airbases. By 14:00, however, Cunningham's plans to cut off the Italian fleet from Taranto had succeeded.

The Allied cruiser group was spread out in front of Warspite and at 15:15 they caught sight of the Italian main battle force and the two groups opened fire at 21,500 metres. Italian rangefinding was better than the Allied, and within three minutes they had found the distance even though they were firing at extreme range. Although the Allies' rangefinding was not as good and they had trouble with their rounds falling short, the Allied gunlaying was better and they were able to place their rounds in much tighter groups. Generally the gunnery of the two forces was fairly well matched. After only a few minutes the range was down to 20,000 metres and the Allied guns became useful. However, by 15:22, the Italian fire came dangerously close to the Allied cruisers and Vice Admiral John Tovey decided to disengage.At this point splinters from a 6" shell fired by the cruiser Giuseppe Garibaldihit HMS Neptune, damaging her catapult and the reconnaissance aircraft beyond repair.The cruisers continued to open the range and by 15:30 fire ceased.

http://digilander.libero.it/planciacomando/WW2/stilo1.htm         http://www.youtube.com/watch?v=sbTUzj-TVIs      http://www.youtube.com/watch?v=-k9QUDGAObE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Mers el-Kébir est un épisode de la Seconde Guerre mondiale. C'est une des trois phases de l'opération Catapult, avec la saisie des navires français réfugiés en Grande Bretagne après l'opération Dynamo, et la neutralisation de l'escadre française mouillée dans le port d'Alexandrie.

                                     DE  VICHY

On désigne, par cette expression, l'attaque par la marine britannique, le 3 juillet 1940, d'une escadre de la marine française mouillant dans le port militaire de Mers el-Kébir (golfe d'Oran, Algérie). Il y eut 1 297 morts. Le Royaume-Uni, alors seul devant l'ennemi allemand et italien, craignait que l'armistice signé par le gouvernement français avec l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste quelques jours auparavant ne fasse tomber cette flotte dans les mains d'Hitler, lui permettant ainsi de remettre en cause la suprématie maritime britannique et lui faisant courir un grave péril.

Les deux puissances française et britannique s'étaient engagées, dans une déclaration solennelle, à l'issue de la réunion commune du Comité suprême de guerre tenu à Londres le 28 mars 1940, à laquelle assistèrent, entre autres, le Premier ministre britannique Neville Chamberlain, le président du Conseil français Paul Reynaud et le premier lord de l'Amirauté Winston Churchill, à ne conclure ni paix ni armistice séparés

Après la débâcle de juin 1940, le gouvernement français, déplacé à Bordeaux, doit choisir entre la capitulation ou une demande d'armistice. Une capitulation aurait engagé l'armée mais aurait permis au gouvernement de poursuivre la guerre en exil avec les alliés et ce qui restait des forces françaises (c'est-à-dire la Marine et les forces françaises d'Afrique). Un armistice, au contraire, devait engager le gouvernement dans son ensemble à ne pas poursuivre la guerre. Une attention toute particulière devait alors être portée sur les conditions de l'armistice pour que celui-ci soit « honorable ».

Début juin 1940, le président du Conseil Paul Reynaud et avec lui, la majorité du Gouvernement, penchent pour la première solution. Au contraire, le général-en-chef, Weygand, et le maréchal Pétain, vice-président du Conseil, et l'armée dans son ensemble considèrent que la charge de la défaite appartient aux politiques et souhaitent, pour cette raison, que le gouvernement endosse pleinement sa responsabilité en demandant l'armistice. Laval, de son côté, est également favorable à l'armistice mais il va encore plus loin puisque, particulièrement anglophobe, il penche pour un renversement des alliances. Laval et les militaires s'appuient sur l'anglophobie ambiante (depuis l'affaire de Dunkerque) pour amener les membres du gouvernement à rejoindre leur position, conduisant Paul Reynaud à démissionner de la Présidence du Conseil.

D'après Albert Kammerer2, l'amiral Darlan qui était à la tête d'une des marines de guerre les plus puissantes du monde, et qui n'avait pas été vaincue (à la différence de l'armée de terre) était début juin sur la même position que Paul Reynaud. Il n'était pas, à l'origine, anglophobe mais il avait beaucoup d'ambitions personnelles et Pétain réussit à le faire changer d'avis en lui promettant de devenir ministre de la Marine dans le nouveau gouvernement.

Finalement, les relations entre les deux nations, qui se sont dégradées après la bataille de Dunkerque, prennent une nouvelle tournure quand Paul Reynaud démissionne et que Pétain, nouveau président du Conseil, se prépare à signer l'armistice du 22 juin 1940 avec l'Allemagne (puis le 24 juin avec l'Italie).

L'armistice impliquait d'être délié de l'engagement interallié du 28 mars 1940 puisque celui-ci prévoyait qu’aucune paix séparée n’était possible sans l’accord de l’autre partie. Winston Churchill fait savoir à plusieurs reprises, d'abord à Paul Reynaud puis plus tard au gouvernement Pétain, qu'il comprend la position difficile dans laquelle se trouve la France et qu'il peut admettre que la France soit déliée de ses engagements en concluant un armistice séparé, mais à condition que la flotte française ne puisse jamais tomber dans les mains de l'ennemi, ce qui suppose ou bien que la flotte française se saborde, ou bien qu'elle rallie les positions britanniques ou américaines (ce qu’elle fait jusqu’au 18 juin, avant de se réfugier en Afrique).

C'est à ce moment-là que démarre un terrible malentendu. Les conditions britanniques ont d'abord été adressées par deux télégrammes à Paul Reynaud, mais elles n'ont même pas été discutées par le Conseil des ministres du 16 juin 1940 car un autre télégramme britannique est venu proposer une « union indissoluble » avec le Royaume-Uni en vue de poursuivre la guerre (ce qui rendait évidemment caducs les télégrammes précédents). Seule cette dernière proposition a été discutée en Conseil des ministres. Quelques jours plus tard, la Chancellerie britannique a rappelé ses conditions au gouvernement Pétain mais, d'après Albert Kammerer, celui-ci a un comportement équivoque. Pétain affirme qu'il n'a pas l'intention de remettre la flotte française aux mains des Allemands et que le projet d'armistice ne le prévoit d'ailleurs pas, ce qui est vrai, mais ceci ne répond pas vraiment à la demande des Britanniques qui craignent que les Allemands puissent s'emparer de la flotte française contre le gré de celle-ci. C'est pourquoi le télégramme transmis le 16 juin, et reconfirmé ensuite, exige que, si l'armistice est signé, il ne peut l'être qu’« à la seule condition que la flotte française soit immédiatement dirigée sur les ports britanniques en attendant l’ouverture de négociations ». Cet aspect durant la discussion de l’armistice entre la France et l'Allemagne est complètement omis. Pire, les Britanniques ne sont pas informés des clauses de l'armistice qui est finalement signé le 22 juin

De facto, l'ambassadeur britannique ne prend connaissance de la clause 8 de l'armistice, exigeant que les navires français ne fussent désarmés dans leur ports d'attache sous contrôle allemand et italien, qu'après la signature (les navires devaient rejoindre leur base navale habituelle en temps de paix). Comme le confirme l'historien Max Lagarrigue : « […] Trois ports militaires de la marine française sont en zone d’occupation (Cherbourg, Brest et Lorient) et donc à la merci d’un coup de force de la Wehrmacht. Seul Toulon est en zone non occupée. Dans l’état actuel de ses forces, l’Angleterre ne peut prendre le risque de ne pas demeurer la première puissance navale du monde5. » Cette clause inquiétait évidemment les Britanniques qui ne savaient pas que les installations portuaires de l'Atlantique et de la Manche avaient été sabotées par les marins français, avant l'arrivée des troupes allemandes, ni que l'amiral de la flotte, Darlan, avait donné l'ordre à tous ses états-majors de saborder leurs bâtiments si les Allemands essayaient de s'en emparer. Ce dernier ajouta même que, s'il devait donner plus tard un ordre contraire sous la contrainte, il ne faudrait pas en tenir compte et que seul l'ordre de sabordage devrait être considéré. Un peu plus de deux ans plus tard, le 27 novembre 1942, les Allemands tentent effectivement de s'emparer des navires français après avoir franchi la ligne de démarcation le 11 novembre 1942 et la flotte se saborde effectivement à Toulon.

Le 27 juin, Churchill décida donc de mettre hors d'état de nuire la marine française. Cette opération déclenchée le 3 juillet 1940 avait pour nom de code Catapult et ne visait pas que les navires basés à Mers el-Kébir. A Alexandrie une escadre française composée d'un cuirassé, 2 croiseurs lourds, de 3 torpilleurs et 1 sous-marin est internée sans combat. Les Britanniques s'emparent par la ruse ou par la force des bâtiments réfugiés en Grande Bretagne. Un officier français du sous marin Surcouf et 3 marins de la Royal Navy perdront la vie dans cette opération.

Les pourparlers L'amiral James Somerville reçut donc l'ordre d'appareiller afin de mettre hors d'état de nuire la flotte française basée à Mers el-Kébir. Arrivé à l'aube du 3 juillet devant la base navale, l’amiral Somerville adressa au vice-amiral d'escadre Marcel Gensoul un télégramme imposant un ultimatum dont le terme échouait six heures plus tard. Il fit trois propositions :

  • soit la flotte française rejoignait la flotte britannique dans sa lutte contre les forces de l'Axe ;
  • soit elle se sabordait ;
  • soit elle gagnait les ports britanniques, américains ou français des Antilles afin d'être désarmée.

Selon Kammerer, il y eut quatre propositions et non pas trois ni deux : la proposition de rejoindre les ports américains était en effet très différente de celle de rejoindre les ports britanniques, puisque les États-Unis n'étaient pas encore entrés en guerre (c'est le gouvernement de Vichy qui fit croire que l'ultimatum ne laissait le choix que de se rallier à l'Angleterre ou de se saborder). Selon les marins français rescapés, il semblerait que l'intention de Gensoul était de saborder (ou du moins de saboter son escadre française pour la rendre inutilisable) et qu'il en aurait fait part à Somerville. Mais, selon Kammerer, Gensoul attendait les ordres du gouvernement (qui était en train de s'installer à Vichy) et, comme l'armistice prévoyait que toute décision concernant la flotte devait être approuvée par le comité de l'armistice (donc par les Allemands), les ordres de Vichy ne pouvaient pas aller dans ce sens.

Dans le courant de l'après-midi, un compromis était sur le point d'être trouvé, après que Somerville eut prolongé son délai. Mais un des adjoints de Darlan, le vice-amiral d'escadre Le Luc fit savoir par radio à Gensoul que les escadres françaises de Toulon et d'Alger se portaient à son secours. Les Britanniques captèrent ce message et Londres ordonna à Somerville d'ouvrir le feu.

Liste des navires présents

Le 21 juin 1940, la Royal Navy avait positionné en Méditerranée la force H de Gibraltar, commandée par l'amiral Somerville. Cette flotte comptait 1 porte-avions, 2 cuirassés, 1 croiseur de bataille, 2 croiseurs légers et 9 destroyers. De son côté, la marine française, sous le commandement du vice-amiral d'escadre Gensoul, alignait dans la base navale de Mers El Kébir 2 croiseurs de bataille, 2 cuirassés, 1 transport d'hydravions et 6 contre-torpilleurs en majorité de la Force de Raid.

D'autres unités françaises qui se trouvaient dans le port de commerce d'Oran n'ont pas participé au combat du 3 juillet : les 10 torpilleurs Casque, Corsaire, Bordelais, Boulonnais , Brestois, Tornade, Tramontane, Trombe, Typhon et La Poursuivante, les 4 sous-marins Ariane, Danaë, Diane et Euridyce, ainsi que l'aviso colonial Rigault de Genouilly, l'aviso dragueur de mines Chamois, les patrouilleurs Sétoise, Toulonnaise et Terre Neuve, et enfin les remorqueurs Armen et Estérel.

Navires ayant participé au combat de Mers el Kébir

 


Français Britanniques
Transport d'hydravions/Porte-avions Commandant Teste HMS Ark Royal
Cuirassés Bretagne HMS Resolution
Provence HMS Valiant
Croiseurs de bataille Dunkerque HMS Hood
Strasbourg
Croiseurs légers
HMS Arethusa

HMS Emerald
Contre-torpilleurs/destroyers Mogador HMS Faulknor
Volta HMS Fearless
Le Terrible HMS Foxhound
Kersaint HMS Vidette
Tigre HMS Foresight
Lynx HMS Escort

HMS Keppel

Active Wrestler

HMS Vortigern

Le déroulement de l'attaque   

À 16 h 53, l'amiral Somerville donne l'ordre d'attaquer la flotte française. Il a bien préparé son affaire : il a fait miner la passe du port avec les mines magnétiques larguées par avions. Embossés « cul à quai » à la jetée, les bâtiments français ne peuvent manœuvrer et difficilement riposter aux tirs de la flotte britannique, qui est, elle, bien abritée par le relief6. De ce fait, l'artillerie principale des 2 croiseurs de bataille (2 tourelles quadruples de 330mm), concentrée sur la plage avant, est orientée vers la terre. Les navires français sont écrasés sous des salves d'obus rapides et bien réglées par le guidage des avions de l'Ark Royal. Le cuirassé Provence et le croiseur de bataille Dunkerque sont touchés et s'échouent pour ne pas couler. Le cuirassé Bretagne, atteint par une salve britannique, prend feu puis explose. Il chavire et coule en quelques minutes, entraînant avec lui dans la mort 997 marins de son équipage.

Le croiseur de bataille  Strasbourg appareille sous le feu de la Royal Navy

Le cuirassé Bretagne en feu, quelques minutes avant qu'il n'explose

 

Durant le combat, le croiseur de bataille Strasbourg, commandé par le capitaine de vaisseau Louis Edmond Collinet réussi par une brillante manœuvre à appareiller à 17 heures sans être touché. Suivi de six contre-torpilleurs, il gagne alors le large après un bref engagement contre un destroyer anglais. Le premier contre-torpilleur de la ligne de file, le Mogador, est touché sur l'arrière par un obus de 380 mm qui fait exploser ses grenades anti-sous-marines. Hors de combat, il ne peut s'échapper. Le Strasbourg augmente sa vitesse et gagne la haute mer, escorté des cinq autres contre-torpilleurs. Le croiseur de bataille Hood tente en vain de l'intercepter et renonce lorsque la nuit tombe. Les bâtiments français, indemnes, accostent au port de Toulon le lendemain.

Appareillage sous le feu de la Royal Navy. Le contre-torpilleurs le Terrible en ligne de file, dans les eaux du contre-torpilleurs Volta…

Contre-torpilleur Mogador, sa plage arrière détruite par un coup au but qui fit exploser ses grenades anti-sous-marines

Le transport d'hydravions Commandant Teste, resté au mouillage, n'a pas été touché durant le combat.Il appareille seul pendant la nuit pour rallier Toulon. À 18 heures, le vice-amiral d'escadre Gensoul demande un cessez-le-feu pour évacuer ses blessés. Les Anglais ont d'ailleurs cessé le feu car les fumées des tirs et des explosions leur cachent la vue du port.

L'amiral Esteva, annonce à la radio que le Dunkerque n'a été que légèrement avarié. Les Anglais décident alors de le frapper à nouveau. Le 6 juillet, les avions torpilleurs du porte-avions Ark Royal reviennent achever le travail en bombardant le Dunkerque et en faisant exploser le patrouilleur Terre-Neuve amarré à couple et à bord duquel les marins débarquaient les munitions du croiseur de bataille.

Bilan   Cet engagement fait 1 297 morts du côté français, tandis que les blessés sont évacués vers les hôpitaux d'Oran. La plus grande partie de l'escadre présente à Mers el-Kébir est hors de combat. Victime collatérale, l'aviso colonial Rigault de Genouilly, qui avait appareillé d'Oran est torpillé le 4 juillet au large d'Alger par le sous-marin HMS Pandora, causant la mort de 3 officiers mariniers et 9 quartiers maîtres et matelots. Mis à part les FNFL, la Marine française ne prit plus part au combat contre les forces de l'Axe avant 1943 ; au contraire, elle fut engagée ponctuellement plusieurs fois contre les Alliés.

Pertes humaines de Mers el-Kébir du 3 au 6 juillet 1940

Officiers Officiers mariniers Quartiers-maître et marins Totaux
Bretagne 36 151 810 997
Dunkerque 9 37 179 225
Provence 1 3 4 8
Strasbourg
2 3 5
Mogador
3 37 40
Terre Neuve 1 2 6 9
Armen
2 3 5
Esterel 1 5
6
Totaux 48 199 1 050 1 297

Les Britanniques ont pour leur part perdu 4 avions (2 chasseurs et 2 avions torpilleurs) et déplorent 2 morts. Avec cette attaque, le message des Anglais adressé au monde est clair : « nous sommes résolus à continuer la guerre quel qu'en soit le prix ».

À Londres, le général de Gaulle justifie l'opération Catapult en déclarant le 8 juillet :

«  […] en vertu d’un engagement déshonorant, le gouvernement de Bordeaux avait consenti à livrer les navires à la discrétion de l’ennemi. Il n’y a pas le moindre doute qu’en principe et par nécessité l’ennemi les aurait employés soit contre l'Angleterre, soit contre notre propre Empire. Eh bien, je le dis sans ambages, il vaut mieux qu’ils aient été détruits. »

On prétend souvent que cette attaque ainsi que la déclaration de De Gaulle a porté un coup à la dynamique de l'Appel du 18 Juin. Toutefois, les renoncements à la poursuite de la lutte par les principaux gouverneurs de l'Empire sont antérieurs à cet évènement, les quelques ralliements de territoires sont postérieurs et les engagements dans les forces françaises libres, ne décroissent pas avant septembre 1940.

De Gaulle écrira cependant plus tard dans ses Mémoires de guerre :

« […] contrairement à ce que les agences anglaises et américaines avaient d'abord donné à croire, les termes de l'armistice ne comportaient aucune mainmise directe des Allemands sur la flotte française.Par contre, il faut reconnaître que devant la capitulation des gouvernants de Bordeaux et les perspectives de leurs défaillances futures, l'Angleterre pouvait redouter que l'ennemi parvînt un jour à disposer de notre flotte […] »

L'affaire de Mers el-Kébir indisposa les Français d'Algérie qui voyaient disparaître un élément essentiel à leur protection. Mais la population métropolitaine n'était pas disposée à se jeter dans les bras de l'Allemagne. Seuls les collaborateurs ultra comme Pierre Laval et l'amiral Darlan étaient favorables à une déclaration de guerre immédiate au Royaume-Uni. En l'occurrence c'est le maréchal Pétain qui joua un rôle modérateur, déclarant : « Une défaite suffit ». Cependant les relations diplomatiques entre les deux pays furent rompues. C'est ce moment que choisirent Pétain et Laval pour en finir avec la IIIeRépublique et instaurer un régime autoritaire le 10 juillet 1940.

Contrairement à une idée largement répandue, la plupart des officiers et des amiraux français n'étaient pas anglophobes. Pour preuve, l'entente entre la Marine Nationale et la Royal Navy pendant l'entre-deux-guerres était bonne et la coopération fut remarquable entre les deux marines dès le début du conflit. Mais les chefs de la marine française n'avaient plus vraiment confiance en leur allié britannique à la suite de l'accord naval de Londres passé en juin 1935 avec l'Allemagne nazie. En complète violation du traité de Versailles, car sans consulter ses autres signataires (États-Unis, France, Italie), cet accord autorisait Hitler à reconstruire une marine de guerre équivalente à 35 % du tonnage de la Royal Navy, soit un tonnage sensiblement équivalent à celui de la marine nationale française. Les amiraux français virent leurs préjugés confirmés quand plusieurs incidents franco-britanniques eurent lieu, du printemps 1940 à l'automne 1942 : campagne de Norvège, rembarquement de Dunkerque, combats de Dakar, du Gabon, de Syrie, de Madagascar, enfin d'Afrique du Nord, où cette fois elle affronta également les Américains. Et c'est ce qui explique en partie que le 27 novembre 1942, l'amiral Laborde refusa d'obéir à l'amiral Darlan (qu'il détestait), quand celui-ci lui ordonna de rallier les forces anglo-américaines. Resté fidèle à son serment au maréchal Pétain, l'amiral Laborde préféra ordonner le sabordage des bâtiments de la flotte de Toulon en état d'appareiller, pour qu'ils échappent aux Allemands, plutôt que de chercher à rejoindre les Alliés et continuer la guerre à leur côté. Les marins français victimes de cette bataille reposent au cimetière marin de Mers El Kébir (Oran). Depuis l'indépendance de l'Algérie un litige subsiste sur le projet de ramener les corps en France, le cimetière ayant été profané et reconstruit aux frais de la France sans ses croix.http://mers-el-kebir.net/

film   documentaires sur MERS  EL  KEBIR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du cap Spada a eu lieu le 19 juillet 1940 au cours de la Seconde Guerre mondiale dans la mer Méditerranée, au large du cap Spada, au nord-ouest de l'extrémité de la Crète.                                                                                                                     

OriginesBien qu'il n'ait pas encore reçu d'écho de la bataille de Punta Stilo, Supermarina (le commandement en chef de la marine royale italienne) décida de lutter contre les navires anglais qui circulaient dans la mer Égée en envoyant deux croiseurs légers à Portolago, sur l'île de Leros dans les Sporades. Les unités étaient le Bartolomeo Colleoni et le Giovanni dalle Banda Nere, des navires de la classe Condottieri de 5200-6570 t, sous le commandement du contre-amiral Ferdinando Casardi, et qui formaient la 2e division de croiseurs.

A 21 heures, le 17 juillet, les deux croiseurs ont quitté leur mouillage à Tripoli et le matin suivant une formation britannique quitta Alexandrie en Égypte pour se diriger vers la mer Égée. La formation britannique était divisée en deux groupes sur les ordres du capitaine de vaisseau John Collins: le premier, commandé par Collins lui-même, comprenait le croiseur léger australien Sydney et le destroyer Havock, avec pour tâche de patrouiller dans les eaux du golfe d'Athènes, Le deuxième groupe, sous le commandement du capitaine de vaisseau Nicholson, était formé par quatre destroyers en charge d'une patrouille dans la lutte anti-sous-marins dans les eaux du canal de Caso, à l'est de la Crète, en prévision du passage de deux convois britanniques, dont pour l'un, le passage avait été transmis par les services secrets italiens à Istanbul au gouvernement italien et c'est la raison pour laquelle les deux croiseurs avaient quitté Tripoli.

Le 18 juillet, la direction de la marine avait informé le commandement des forces aériennes italiennes de la mer Égée à Rhodes de mener à bien des missions de reconnaissance sur le canal de Cerigotto pour assurer la couverture aérienne des croiseurs pendant leur mission. La commandement avait à sa disposition à Rhodes deux groupes de bombardement avec une vingtaine de trimoteurs Savoia-Marchetti SM.81, la 163e escadrille de chasse terrestre avec onze biplans Fiat CR.32 et neuf Fiat CR.42 et la 161e escadrille de chasse autonome en mer avec sept hydravions IMAM Ro.44. Les Ro.44 ont patrouillé dans la zone concernée sans voir les unités ennemies.

La bataille   Les Italiens aperçurent les navires alliés vers 7 h 30 du matin. Le Sydney et le Havock étaient à 40 miles (64 km) au nord, à la recherche de sous-marins. Les autres destroyers ont attiré les croiseurs italiens dans une course poursuite vers le nord pour donner le temps au Sydney de venir à leur aide. Le Sydney vit les navires italiens à 8 h 26, ouvrit le feu à 8 h 29 et les bateaux italiens s'enfuirent vers le sud-ouest.

Dans la bataille qui suivit, le Bartolomeo Colleoni fut durement touché par le Sydney et après qu'un obus tomba sur le gouvernail de direction (à 9h23), le navire fut immobilisé. Le navire continua le combat mais fut incapable de manœuvrer et fut coulé par des torpilles de l' Ilex et l'Hyperion à 9 h 59. Le Sydney se retira parce qu'il était à court de munitions et le Giovanni delle Bande Nere retourna à Benghazi. 555 marins du Bartolomeo Colleoni furent sauvés; il y eut 121 morts.

spada

Le principal intérêt historique de cette bataille est qu'elle a révélé le caractère très surestimé des capacités des navires italiens. Théoriquement, les croiseurs italiens pouvaient se déplacer à une vitesse de plus de 40 nœuds et n'auraient jamais du être rattrapés par le Sydney limité à 32 nœuds. Mais en vérité, la marine italienne avait l'habitude de faire ses essais de vitesse, non seulement sur des navires pas à pleine charge (navires sans munitions et sans le plein de carburant), mais aussi privés d'une partie de leur armement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Dakar est un affrontement naval franco-anglo-français de la Seconde Guerre mondiale – également connu sous le nom de Opération Menace, qui opposa au large de Dakar et sur la presqu'île du Cap-Vert, près de Rufisque, du 23 au 25 septembre 1940, les Forces françaises libres du général de Gaulle et les forces Britanniques, d'une part, et les forces françaises, obéissant au Gouvernement de l'État Français dit de Vichy, dirigées par le gouverneur général Boisson, gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française depuis le 26 juin 1940, de l'autre.

                                                    de VICHY

Elle se solda par un échec pour les Britanniques et les Français libres.

En septembre 1940, trois mois après l'Appel du 18 Juin, deux mois après la bataille de Mers el-Kébir et l'attaque du Richelieu, par les Fairey Swordfish du porte-avions HMS Hermes, et un mois après le ralliement de l'essentiel de l'Afrique-Équatoriale française (AEF), le général de Gaulle et les Britanniques pensent pouvoir prendre le contrôle politique et militaire de l'Afrique-Occidentale française (AOF) qui obéit au Gouvernement de Vichy. Pour de Gaulle, ce serait un second espace de légitimité ; pour les Britanniques, la garantie d'une Afrique dégagée de la menace allemande tout en débarquant des troupes en Afrique. De son côté, le gouvernement de Vichy s'efforçait de rester neutre tout en cherchant à maintenir ses droits sur l'intégrité de l'Empire français.

Déroulementle cuirassé français Richelieu

barhamcuirassé britannique Barham.

Le 23 septembre 1940, à l'aube, trois bâtiments de guerre des Forces françaises libres, accompagnés par des navires britanniques (deux cuirassés, le porte-avions Ark Royal, plusieurs croiseurs et destroyers) constituant la Force M commandée par l'Amiral Cunningham1, se présentent devant Dakar, la capitale de l'Afrique-Occidentale française, pour en demander le ralliement. La visibilité de l'armada alliée est gênée par le brouillard. Pierre Boisson, gouverneur général de l'A.O.F., résolument rangé derrière Pétain, refuse catégoriquement de se rallier, affirmant sa volonté de défendre Dakar « jusqu'au bout ».

Les 23-25 septembre 1940 au large du Sénégal, pour la première fois de la guerre, des Français se battent contre des Français. La présence du général de Gaulle, en mer, ne provoque pas les ralliements escomptés et aucune des trois opérations simultanées ne réussit. Le traumatisme de Mers el-Kébir est bien trop récent. Un commando débarqué est arrêté, une tentative de persuasion politique échoue et Georges Thierry d'Argenlieu, arrivé par mer pour parlementer avec un drapeau blanc, est accueilli par un tir de mitrailleuse : lui-même est sérieusement blessé, mais son embarcation parvient à s'échapper.

Dans la nuit du 23 au 24, un ultimatum anglais est alors adressé aux autorités françaises de Dakar leur enjoignant de livrer la place au général de Gaulle. Le texte, fort maladroit, accuse les forces de Dakar de vouloir livrer leurs moyens aux Allemands. Il provoque l’indignation des défenseurs. Le gouverneur général Boisson, commandant la place, répond: « La France m’a confié Dakar. Je défendrai Dakar jusqu’au bout ! » Les Britanniques entament alors une opération militaire mais cette fois, celle-ci échoue grâce à la présence de l'aviation française et aussi de celle de plusieurs croiseurs et contre-torpilleurs, ignorée des Anglais. En effet, le gouvernement de Vichy avait eu vent de ce projet d'attaque surprise et craignant un nouveau Mers el-Kébir, avait envoyé quelques unités supplémentaires depuis Toulon

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Conséquences    L'opération a constitué un tournant idéologique pour les gouvernements, bien plus qu'un affrontement important du point de vue des forces en présence, du nombre des victimes ou des unités militaires détruites ou endommagées. De cette action, Charles de Gaulle sort un temps isolé. Il est d'ailleurs politiquement menacé par l'amiral Muselier accusé à tort d'être à l'origine des fuites qui ont empêché la réussite du débarquement. Le jugement de Roosevelt en est durablement affecté. Mais « l'affaire de Dakar » le pose pour Winston Churchill comme alternative crédible à la France de Vichy dans les colonies, après la réussite de l'opération de Leclerc sur l'AEF en août, et à la veille de l'affirmation des Forces françaises libres lors des événements du Liban et de la Syrie face aux Vichystes.

Un mois après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942), les autorités vichystes d'Afrique-Occidentale française, sous l'impulsion (plus ou moins de circonstance) de l'amiral Darlan, finissent par signer le 7 décembre 1942 un accord avec les Alliés, qui remet ce territoire dans la guerre. Après l'assassinat de Darlan, lors de la constitution du CFLN, Boisson démissionne ; il est remplacé le 1er juillet 1943 par le gaulliste Pierre Cournarie. Les haut-fonctionnaires vichystes sont progressivement écartés

           

http://dakar.1940.free.fr/   drame-dakar    

http://www.farac.org/php/article.php3?id_article=185L’AFFAIRE DE DAKAR ( 23-24 SEPTEMBRE 1940)

http://www.youtube.com/watch?v=FLZ1qLdXmjM       http://www.youtube.com/watch?v=RiPQgxi7nsg    1/2 La bataille de Dakar (1940) Seconde Guerre Mondiale

hhttp://www.youtube.com/watch?v=a3f897FVVEc     L'Amiral Darlan à propos de la Bataille de Dakar septembre 1940

ttp://www.youtube.com/watch?v=7jiFMRRjV3o         Bataille de Dakar - Discours du Gouverneur Boisson - 23 septembre 1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille de Tarente est une opération aérienne de la Seconde Guerre mondiale qui a eu lieu la nuit du 11 au 12 novembre 1940.

                                    tarente-plan   

Lors de cette nuit, connue sous le nom de Nuit de Tarente (Notte di Taranto), la flotte de la Regia Marina italienne, mouillée dans le port de Tarente, subit de grosses pertes suite à un torpillage massif par l'aéronavale de la Royal Navy britannique.  

 La base navale de Tarente, comme toutes les bases navales italiennes, était bien équipée pour la réparation des unités endommagées grâce, surtout, à la présence de grands bassins de carénage et d'un arsenal disposant de toutes les pièces de rechange pour les machines et l'artillerie

.drapeau-italie                                                                                               

Par contre, la protection anti-aérienne et anti-torpilles des navires basés dans le port avait de graves carences. Les batteries anti-aériennes étaient insuffisantes tant du point de vue du nombre que du calibre. À cela, il faut ajouter la faible protection nocturne due à l'absence de radar. Par conséquent, le repérage des avions ennemis en approche reposait sur de vieux projecteurs à faible portée, guidés par des aérophones datant de la Première Guerre mondiale.

En ce qui concerne la protection contre les torpilles, elle reposait sur des filets pare-torpilles, également peu nombreux à cause du manque de matière première dont souffrait l'industrie italienne. La production de filets atteignait 3 600 mètres par mois à répartir entre toutes les bases italiennes et des 12 800 mètres prévus pour la protection des navires positionnés dans le golfe de Tarente, à peine un peu plus de la moitié était arrivée à destination et la plus grande partie n'était pas encore mise en place.

Scénario

En août 1940, deux nouvelles unités de guerre de la Regia Marina entrèrent en service : les imposants navires de guerre Vittorio Veneto et Littorio.

D'une longueur de 238 mètres, ils étaient capables de filer 30 nœuds et déplaçaient de 41 300 t standard. A elle seule, la protection pesait 13 600 t. L'artillerie se composait de 9 canons de 381 mm en trois tourelles triples, de 12 canons de 152 mm et de 12 canons de 90 mm en tourelles doubles. Ils étaient également armés de 4 canons de 120 mm pouvant tirer des obus éclairant, 20 canons anti-aériens de 37 mm et 30 de 20 mm.

Deux mois plus tard, les troupes italiennes envahirent l'Épire, dans le cadre de la guerre italo-grecque, obligeant la Grande-Bretagne à s'impliquer militairement aux côtés de la Grèce, autant pour éviter que les Italiens ne finissent par contrôler la mer Égée, mettant ainsi en péril Alexandrie, que pour décourager la Turquie d'entrer dans le conflit au sein de l'Axe. Cela entraîna une forte augmentation du nombre de convois maritimes britanniques partant de l'Égypte afin d'apporter une fourniture sans cesse plus importante de matériel de guerre aux ports grecs et à l'île de Malte, place-forte britannique stratégique située entre la Sicile et la Tunisie, près de laquelle passaient les convois maritimes italiens en route vers la Libye. Ces manœuvres se déroulant à proximité de Tarente, l'amirauté britannique se méfiait des navires italiens qui y étaient basés et qui pourraient facilement rejoindre et couler ses convois de navires marchands.

l’opération Judgementtarente

La Royal Navy, en la personne du commandant en chef de la Mediterranean Fleet, l'amiral Andrew Cunningham, décida alors de préparer une opération destinée à couler ou endommager les unités navales italiennes basées à Tarente. Elle perfectionna un plan d'attaque nocturne avec des avions torpilleurs Fairey Swordfish déjà mis au point en 1935 par l'amiral Lumley Lyster lors de la deuxième guerre italo-abyssine. Le plan était très risqué et reposait essentiellement sur le facteur surprise. Les porte-avions d'où devaient décoller les avions accomplissant la mission devaient se rapprocher à moins de 130 nautiques de la côte italienne, au risque d'être découverts par l'ennemi. En outre, la rade devait être illuminée en recourant à des avions illuminateurs, pendant que les avions-torpilleurs volaient au ras de l'eau, pour éviter les batteries anti-aériennes et pour éviter que les torpilles ne s'enfoncent dans la vase de la rade. En fait, si les navires italiens avaient étendu les couvertures de fumigènes, la mission aurait certainement été un échec.

illustrious

L'opération débuta le 6 novembre 1940 : les navires de ligne Malaya, Ramillies, Valiant et Warspite, le porte-avions Illustrious, les croiseurs Gloucester et York ainsi que 13 destroyers, partirent d'Alexandrie vers Malte, dans les alentours de laquelle se trouvait le porte-avions Eagle. Le 8 novembre, alarmé par ces manœuvres dans la Méditerranée, le Commandement suprême de la Marine italienne envoya une unité de contre-torpilleurs, torpilleurs et sous-marins en patrouille dans le canal de Sicile et fit rassembler dans la base de Tarente la plus grosse partie de la force navale italienne. Les navires britanniques atteignirent Malte dans la journée du 10 novembre et le jour suivant le porte-avions Illustrious commença à se diriger vers le point de rendez-vous pour lancer ses avions vers Tarente. Le porte-avions Eagle ne put par contre pas appareiller à cause d'une avarie moteur. Ce contre-temps diminua le nombre d'avions disponibles mais n'empêcha pas l'opération d'avoir lieu.

Les avions britanniques effectuèrent des reconnaissances de Tarente jusque dans la soirée du 11 novembre, lorsque la Royal Navy apprit que les cuirassés Andrea Doria, Caio Duilio, Conte di Cavour, Giulio Cesare, Littorio et Vittorio Veneto, les croiseurs lourds Bolzano, Fiume, Gorizia, Pola, Trento, Trieste et Zara, les deux croiseurs légers Luigi Savoia Duca degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi et plusieurs contre-torpilleurs et torpilleurs s'étaient regroupés dans les deux rades de Tarente. Pour citer l'amiral Andrew Cunningham : « Tous les oiseaux étaient dans le nid ».

87 ballons étaient prévus pour défendre le port, mais les mauvaises conditions climatiques des journées précédentes en avaient arraché 60 et ils n'avaient pas encore pu être remplacés à cause du manque d'hydrogène. Les unités navales étaient protégées par des filets pare-torpilles, mais seulement 4 200 des 8 600 mètres nécessaires pour une défense efficace étaient disposés. Ces filets n'étaient en outre tendus qu'à 10 mètres de profondeur laissant ainsi un espace non protégé entre les filets et le fond marin. L'amiral Inigo Campioni avait en outre demandé à ce que les filets de protection soient placés à une distance permettant aux navires d'appareiller rapidement sans devoir retirer les protections auparavant.

À 20 h 30, les avions de la première vague d'attaque décollèrent du porte-avions Illustrious. Ils arrivèrent sur l'objectif quelques minutes avant 23 h 0 et furent accueillis par un puissant tir de barrage. Deux feux de bengale furent lancés pour illuminer le profil des cibles, pendant que 6 avions-torpilleurs Fairey Swordfish descendaient à bonne hauteur pour torpiller. Un premier avion, qui allait être abattu, lâcha une torpille sur le Conte di Cavour, qui lui déchira le flanc gauche, deux autres visèrent le Andrea Doria, sans parvenir à le toucher. En même temps, 4 autres avions-torpilleurs endommagèrent les contre-torpilleurs Libeccio et Pessagno et bombardèrent les dépôts de carburant. À 23 h 15, deux avions-torpilleurs attaquèrent en même temps le Littorio, le touchant à bâbord et à tribord, pendant que le dernier Swordfish lançait sans succès une torpille contre le Vittorio Veneto.

bombardier-torpilleur Fairey Swordfish

À 23 h 20, les avions de la première vague se retirèrent, mais à 23 h 30, arrivèrent ceux de la seconde vague. Malgré le tir de barrage, un premier Swordfish lança une torpille sur le Caio Duilio, le touchant à tribord, pendant que deux avions-torpilleurs touchaient le Littorio. Un autre avion visa le Vittorio Veneto qui fut une nouvelle fois épargné, pendant qu'un second Swordfish était abattu alors qu'il tentait d'attaquer le Gorizia. Enfin, une dernière attaque endommagea gravement le croiseur Trento. Les derniers avions se replièrent à 0 h 30 le 12 novembre. L'attaque de Tarente avait fait 59 victimes. En 90 minutes, les avions-torpilleurs de la Royal Navy avaient causé des dommages considérables, la moitié de la force navale italienne était hors service.

Le résultat de l'incursion démontra surtout combien était erronée la conviction selon laquelle les avions-torpilleurs ne pourraient toucher les navires à l'intérieur des bases, à cause des hauts- fonds, mais surtout, cette attaque marqua un tournant dans les stratégies de guerre maritime, confiant à l'aviation et donc aux porte-avions un rôle essentiel dans les combats futurs. Elle inspira les Japonais pour leur attaque de Pearl Harbor

http://digilander.libero.it/planciacomando/WW2/taranto1.htm   

http://www.youtube.com/watch?v=U-mmWOBL5Lk             tarento

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du Cap Teulada, qui a eu lieu entre le 27 et le 28 novembre 1940 à Teulada, fut une confrontation entre le Royaume-Uni et l'Italie lors de la Seconde Guerre mondiale. Aucun des deux camps n'a remporté de nette victoire, bien que les Italiens aient atteint leur objectif en empêchant les Britanniques de renforcer Malte.

                                                    

Dans la nuit du 11 novembre, les Britanniques avaient immobilisé ou détruit la moitié des cuirassés de la Regia Marina durant la bataille de Tarente. Jusqu'à cette date les Italiens avaient laissé leur flotte au port l'utilisant comme une menace contre les convois et les navires britanniques. Après cette attaque, réalisant que leur flotte n'était pas plus en sécurité au port qu'au combat, les Italiens commencèrent à utiliser leurs unités restantes.

Le 17 novembre, la flotte italienne, comprenant deux cuirassés (Vittorio Veneto et Giulio Cesare) et un certain nombre d'autres unités, était sur le point d'intercepter des croiseurs et deux porte-avions (l'HMS Ark Royal (91) et Argus) de la Royal Navy, en partance pour livrer des avions à Malte (l'opération Blanche). Le convoi britannique, prévenu de leur approche, fit immédiatement demi-tour et revint à Gibraltar, en envoyant plusieurs avions (2 Blackburn Skua et 12 Hawker Hurricane) prématurément. Par conséquent, neuf avions (1 Blackburn Skua et 8 Hawker Hurricane) ont été perdus en mer par manque de carburant, avant d'atteindre leur destination. Sept aviateurs périrent.

teuladaCette intervention italienne, empêchant le renfort aérien de Malte, contraria sérieusement les plans britanniques pour le convoi suivant à destination de Malte ("Operation Collar"). Le convoi fut alors reformé avec beaucoup plus d'appui, y compris des navires de guerre de Gibraltar, Force H, et Alexandrie, Force D. Le convoi en provenance de Gibraltar fut repéré par les Italiens, qui prirent de nouveau la mer afin de l'intercepter.

http://digilander.libero.it/planciacomando/WW2/teulada1.htm     Battaglia di Capo Teulada    

http://forummarine.forumactif.com/t4535-italie-croiseurs-lourds-classe-zara

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de Koh Chang se déroula le 17 janvier 1941 durant la guerre franco-thaïlandaise. La flotte française d'Indochine prit par surprise la flotte de la marine thaïe au mouillage dans la baie de Bangkok, lui infligeant de lourdes pertes

.  de VICHY                                                                   

Le 10 janvier 1941 les forces thaïlandaises ont lancé une offensive au Laos et au Cambodge alors colonies françaises administrées par le régime de Vichy.

Le 16 janvier 1941, la France lance une large contre-offensive terrestre sur les villages thaïlandais de Yang Dang Khum et de Phum Préav, où se déroulent de féroces combats.

La contre-attaque française est un échec et s’achève par une retraite, mais les Thaïlandais ne peuvent poursuivre les forces françaises, leurs chars ayant été cloués sur place par l’artillerie française.

Opération navale

Alors que la situation à terre est critique pour la France, le gouverneur général de l'Indochine, l’amiral Jean Decoux, donne l'autorisation à l'amiral Jules Terraux, commandant la Marine nationale en Indochine française, d'exécuter une opération contre la Marine thaïlandaise.

La flotte française en Indochine est alors hétéroclite Un « groupe occasionnel » est formé avec le croiseur léger La Motte-Picquet comme navire amiral, les avisos coloniaux de classe Bougainville Dumont d'Urville et Amiral Charner, et les vieux avisos Marne et Tahure. Cette flotte est placée sous le commandement du capitaine de vaisseau Régis Bérenger, commandant le La Motte-Picquet. La force française possède plusieurs hydravions: 2 Loire 130 dont l'un a été laissé à Saïgon par le Suffren pour les besoins de l'opération, 3 Potez 452 dont 2 embarqués par le La Motte-Picquet, 3 Gourdou 832 dont 2 d'entre eux sont lancés par les avisos coloniaux. Bien qu'obsolètes, ces hydravions vont jouer un rôle clé dans la bataille en localisant précisément les navires thaïlandais à Koh Chang. Cinq canonnières fluviales accompagnent la flotte mais ne participeront pas au combat.

La flotte thaïlandaise est composée des deux garde-côte cuirassés Sri Ayuthia et Dhomburi, de dix torpilleurs dont 9 modernes de fabrication italienne, un ancien de fabrication britannique, deux avisos, un sous-marin, deux mouilleurs de mines.

L'ordre est donné aux navires de guerre français disponibles d’attaquer dans le golfe de Thaïlande. Une reconnaissance aérienne est effectuée le 16 janvier à Satahib (pointe Est de la baie de Bangkok) et à Koh Chang par un Loire 130, un Hawk III de l’escadrille 72 de la force aérienne royale thaïlandaise l'intercepta et tira deux rafales qui manquèrent l’hydravion avant que ses mitrailleuses ne s’enraient. La petite escadre française quitte l'île de Poulo Condor le 15 janvier1. Elle traverse le golfe du Siam, et surprend à l'aube du 17 janvier un escadron de la flotte thaïlandaise au mouillage. Les navires thaïlandais tentent de tirer parti de la multitude d'ilots1 qui protège la base maritime de Koh Chang, mais les unités françaises bloquent les chenaux de sortie et les pilonnent de plusieurs côtés.

À l'issue du combat qui dure un peu moins de deux heures    le bilan est lourd côté thaïlandais. Un tiers de sa flotte est hors de combat.Les torpilleurs Chonburi, Songhkla et Trad, construits en Italie entre 1935 et 1937, sont coulés (le Trad sera renfloué par la suite et remis en service). Le garde-côte cuirassé Dhomburi est gravement touché et il finit par chavirer sur la barre de Chantaboum. Son sister-ship le Sri Ayuthia est torpillé par le La Motte-Picquet. Sur les trois torpilles lancées une seule touche, mais force le garde côte cuirassé à s'échouer pour ne pas couler. Ces deux unités cuirassées construites au Japon en 1937 et 1938 étaient armées de tourelles doubles de 203 mm.

Le bilan officiel fait état de 36 hommes (dont le commandant du Thonburi) tués du côté thaïlandais, mais les chiffres sont probablement plus élevés, sans doute 300 hommes ont péri. Plusieurs officiers japonais présents à bord des bâtiments siamois auraient également trouvé la mort dans l'affrontement

Une fois alertée, l’escadrille 72 dépêcha trois formations séparée de trois Hawk III à leur poursuite, alors que l’escadrille 44 fit décoller trois Vought O2U Corsair. Seuls trois Hawk III sur neuf arrivèrent en vue des navires français. Ils larguèrent leurs bombes de 250 et 50 kg sur le Lamotte-Piquet, mais ne mirent pas de coup au but. Une des bombes explosa suffisamment près du croiseur pour qu’il soit touché par des éclats. Les Corsair ne parvinrent pas non plus à toucher un vaisseau ennemi.

La flotte française rentre à Saïgon quasiment intacte. Elle ne déplore aucun tué, quelques blessés et seulement des dégâts matériels légers.

L'historien de la marine Jacques Mordal a fait remarquer que la bataille de Koh Chang est la seule bataille navale livrée et gagnée au cours des deux guerres mondiales par une force navale française, sur des plans et avec des moyens exclusivement français. Dans ses Mémoires de guerre, le général de Gaulle évoque « la brillante victoire navale du 17 janvier 1941 au cours de laquelle le croiseur La Motte-Picquet et quelques avisos français ont envoyé par le fond la flotte du Siam ». À la suite de cette victoire, le capitaine de vaisseau Régis Bérenger est promu contre-amiral.

Ce fait d'armes reste cependant méconnu en France, peut-être parce qu'il a été remporté par la marine de Vichy. On retrouve néanmoins le nom de cette bataille pour quelques rues et places et quelques mémoriaux en Bretagne et en Vendée  

Le croiseur Lamotte-Picquet au mouillage à Shanghai, en 1939.

lamotte

charner

L'aviso colonial Amiral Charner.

 

^laquePlaquecommémorant  le60e anniversaire de la bataille navale de Koh Chang, apposée dans la salle du Souvenir, au Fort-Musée Montbarrey, à Brest, le 17 janvier 2001, en présence d'une vingtaine de membres des Forces Navales d'Extrême-Orient 1939-1945.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_marine_fran%C3%A7aise_en_Indochine_de_1939_%C3%A0_1945

Afin de faire taire les armes aux frontières, l'amiral Decoux réunit ses états-majors et met au point une offensive contre la Thaïlande, offensive que le contre-amiral Terraux et le capitaine de vaisseau Régis Bérenger (1888-1971) préparent de concert. Le 16 janvier, Bérenger réalise l'ordre d'opération grâce aux renseignements fournis par un des hydravions français, qui avait signalé la présence de bâtiments thaïlandais dans une baie au sud de Koh Chang, c'est-à-dire dans les eaux territoriales ennemies. L'action offensive sera menée avec brio, et, sous le commandement de Bérenger à bord du La Motte-Picquet, la marine française remportera une victoire décisive contre la flotte thaïlandaise.

Lors de l'engagement, les forces françaises se composent de cinq bâtiments seulement : le La Motte-Picquet, les avisos coloniaux Dumont d'Urville et Amiral-Charner, ainsi que les avisos Tahure et Marne (un rescapé de la guerre de 1914-1918). Au petit matin du 17 janvier 1941, ces cinq bâtiments se rassemblent à l'archipel Poulo-Condore (aujourd'hui Côn Đảo), au sud-est de la pointe de Camau. Ils traversent ensuite le golfe du Siam en silence radio pour surprendre en rade de Koh Chang la force navale ennemie. La Thaïlande possède une flotte supérieure au groupe hétérogène de navires français : deux garde-côtes cuirassés, puissamment armés et blindés, ainsi que plusieurs torpilleurs tout neufs. Il y avait également un risque hydrographique, car, comme l'écrit Jean-René Tréhard, alors enseigne de vaisseau à bord de l'aviso Tahure, les cartes n'étaient pas très fiables et ne montraient pas tous les récifs de la région.

Surprenant la flotte ennemie au mouillage et lui bloquant trois passes sur quatre, les bâtiments français envoient par le fond deux torpilleurs thaïlandais, puis endommagent gravement l'un des deux garde-côtes (le Thonbhuri), qui quitte le combat pour s'échouer en feu sur la côte. Le combat dure près de deux heures (1h40), dans ses différentes phases.

Lors de leur retour à Saïgon, les cinq bâtiments français subissent les attaques de l'aviation thaïlandaise, mais, protégés par l'artillerie française (la DCA), ils regagnent la capitale intacts. Il n'y a, chose remarquable, aucune perte humaine et seulement très peu de blessés parmi les équipages. Pourtant, souligne Casimir Guillerm, canonnier pointeur à bord du croiseur La Motte-Picquet, « le combat a été d'une rare violence ». De leur côté, les Thaïlandais auraient perdu quelque 300 hommes.

Le capitaine de vaisseau Bérenger est promu contre-amiral à la suite de cette victoire, qui met fin aux agressions répétées de la Thaïlande. Cette victoire amène aussi le Japon à traiter avec la France et à lui laisser l'administration de l'Indochine, moyennant l'abandon de ses territoires laotiens et cambodgiens (la riche province de Battambang, ainsi que Siem Reap, Kompong Thom, Champassak) au profit de la Thaïlande, entretemps devenue alliée des Japonais.

Une plaque commémorant le souvenir de Koh Chang a été apposée au mémorial du Mont Faron, à Toulon, et, en 2001, à l'occasion du 60eanniversaire, au fort Montbarey, à la sortie de Brest. Il existe, depuis 1995, un boulevard Koh Chang à Cancale (Ille-et-Vilaine), depuis 1999 une place Koh Chang à Saint-Jean-de-Monts (Vendée), depuis 2000 un square Koh Chang surplombant l'océan à Perros-Guirec (Côtes-du-Nord), ainsi que des plaques ou stèles dans plusieurs municipalités de France qui commémorent l'artisan de cette victoire, l'amiral Bérenger : Dinard (Ille-et-Vilaine, 1992), Lagord (Charente-Maritime, 1994) et Seignosse (Landes, 1994). Dans ses Mémoires de guerre, le général de Gaulle évoque « la brillante victoire navale du 17 janvier 1941 au cours de laquelle le croiseur La Motte-Picquet et quelques avisos français ont envoyé par le fond la flotte du Siam ».

Toutefois, parce qu'elle a été remportée sous le gouvernement de Vichy, aucun président français, de de Gaulle à Chirac, n'a voulu honorer cette victoire. Aucun timbre, aucune médaille ne l'a commémorée, aucun navire ne porte son nom (la tourelle de 100 mm de l'actuelle frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet porte tout de même le nom de Koh-Chang) et il n'y a pas de rue Koh-Chang à Paris.souvenir           

http://www.alainbernardenthailande.com/article-17-janvier-1941-la-bataille-navale-de-koh-chang-thailande-114422430.html

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/a-lire/1549-pleins-feux-sur-la-bataille-de-koh-chang     Pleins feux sur la bataille de Koh Chang

kc

http://forummarine.forumactif.com/t5902-la-bataille-de-koh-chang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                

 

 

 

 

 

Le bombardement de Gênes aussi appelé opération Grog est une opération militaire britannique menée le 8 février 1941 contre les installations portuaires et l'arsenal de Gênes, La Spezia et Livourne.

drapeau-italie                                                                               

À la fin du mois de février 1941, la force H britannique, commandée par l'Amiral Somerville, appareille et quitte la base de Gibraltar. Elle est composée du croiseur de bataille HMS Renown, du cuirassé HMS Malaya, du croiseur HMS Sheffield et de plusieurs destroyers. Sa mission : bombarder Gênes, détruire son port et ravager ses installations industrielles. Le porte-avions HMS Ark Royal l'accompagne, ses bombardiers devant attaquer la base navale de la Spezia et les usines de Livourne.

GENES

Déroulement

Au matin du 9 février, la flotte britannique arrive devant Gênes ; elle n'a rencontré aucune opposition ni de la part de la marine ni de l'aviation italiennes. Le bombardement commence à 8 heures 15 et dure une heure et demie. Il inflige de terribles dommages tant au port qu'à l'arsenal. Quatre navires marchands italiens et un bateau-école sont coulés, 18 autres bâtiments marchands sont avariés. 144 personnes, principalement des civils sont tués. L'artillerie côtière et anti-aérienne italienne tente de répliquer, mais ses efforts sont totalement vains : seul un avion Swordfish de l'Ark Royal est abattu.Le repli britannique s'effectue sans incident : la flotte italienne sortie pour intercepter les bâtiments ennemis ne les trouve pas ; quant aux avions, ils restent sur leurs bases.Cette attaque, qui vise directement le territoire italien et qui fait suite au bombardement de la flotte italienne à Tarente en novembre 1940, suscite une forte émotion en Italie. C'est en effet la seconde fois que Gênes est attaquée quasi impunément en moins d'un an (la première attaque, survenue en juin 1940, avait été effectuée par la Marine nationale française dans le cadre de l'opération Vado) et nombreux sont ceux qui commencent à s'inquiéter de l'apparente inefficacité de la marine et de l'aviation, qui se révèlent l'une et l'autre totalement incapables de protéger le territoire national.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le raid de la baie de la SUDE  est une opération commando de nageurs de combat de la Xe Flottiglia MAS de la marine royale italienne contre des navires britanniques au mouillage dans la baie de La Sude, en Crète.sude

drapeau-italie                                                                       drapeau-anglais

Dans la nuit du 25 au 26 mars 1941 un commando de six commandos-marins italiens commandé par le lieutenant de vaisseau Luigi Faggioni réussissent à pénétrer dans la baie de La Sude et à lancer leur vedettes, bourrées d’explosifs, contre des navires britanniques.La baie de La Sude, également appelée baie de Souda, est située sur la côte nord de la Crète (Souda), à l'est de l'isthme de La Canée au sud de la presqu'île d'Akrotiri (Hersonissos Akrotiriou).

Préambule             À Brindisi, deux contre-torpilleurs italiens, le Crispi et le Sella, embarquent à leur bord six MTM (Motoscafo da Turismo Modificato - Navire motorisé de tourisme modifié) « barchini ». Après un voyage sans encombre, ils déposent, à 10 nautiques de la baie de La Sude, en Crète, les six MTM et reprennent le chemin de l’Italie.

L’opération

baie-de-la-sudebaie de la SUDE

Le 26 mars 1941, vers deux heures du matin, les six canots abordent l’entrée de la baie.En file indienne et à faible vitesse, afin de ne pas être trahis par les bruits de moteurs, ils passent deux barrages et plusieurs séries d’obstructions qui ferment la baie. Le troisième barrage au fond de la baie, qui protège les navires au mouillage, se révèle plus difficile, mais les MTM finissent par le contourner peu avant cinq heures.

Après un dernier repérage aux jumelles, le lieutenant de vaisseau Luigi Faggioni, qui dirige le raid, assigne à chacun sa cible : deux MTM sur le croiseur York de la Royal Navy, sa cible principale, et deux autres contre le pétrolier Périclès, les deux derniers (dont le sien) en réserve si nécessaire.

À 5 h 15, les vedettes se lancent à pleine vitesse sur leurs cibles. Touché par deux canots, le croiseur York donne immédiatement de la bande et quelques secondes plus tard, une troisième explosion retentit sur le pétrolier Périclès, qui prend feu et laisse échapper son fuel. Le 4ème canot s’est échoué.

Ces énormes explosions atteignent trois cargos qui s'enfoncent dans les eaux de la baie. La DCA britannique, croyant à une attaque aérienne, se déchaîne. Le croiseur n’étant pas coulé, Faggioni décide de l’attaquer en compagnie de son dernier équipier. Mais au moment où ils s’élancent, deux des vedettes yougoslaves, Kajmakcalan et Orjen, dont les officiers sont les seuls à avoir compris ce qui se passait, leur coupent la route. Le lieutenant de vaisseau Faggioni rate sa cible et encastre son canot dans la jetée. Le Kajmakcalan détruit le sixième canot au canon de 20 mm.

Bilan

yorkcroiseur lourd HMS York

Le croiseur lourd HMS York touché est achevé quelques jours plus tard par les Stuka, et le pétrolier grec Périclès, également touché, sombre le 6 juillet pendant son remorquage vers Alexandrie. Trois autres navires sont touchés. Les six pilotes italiens sont vivants, accrochés à leurs radeaux (un seul est blessé) ; ils sont tous rapidement capturés.

Les membres du commando

  • Lieutenant de vaisseau Luigi Faggioni,
  • Enseigne de vaisseau Angelo Cabrini,
  • Maître canonnier Alessio de Vito,                                      
  • Maître mécanicien Tullio Tedeschi,
  • Second-maître Lino Beccati,
  • Quartier-maître Emilio Barberi

http://www.theatrum-belli.com/tag/barchini     

http://www.theatrum-belli.com/archive/2007/11/28/les-kamikazes-italiens-du-prince-noir.html       La Decima Flottiglia MAS du prince noir Valerio Borghese

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du cap Matapan qui se déroula le 29 mars 1941 fut une bataille navale entre la marine italienne et la Royal Navy au large du Ténare (ou cap Matapan) dans le sud du Péloponnèse.

drapeau-italie                                                               

Ce fut la première grande bataille navale de la Seconde Guerre mondiale et la seule hors du théâtre du Pacifique qui mit en exergue la supériorité du porte-avions sur le cuirassé et marque de fait une transition entre la bataille navale de la Première Guerre mondiale où le cuirassé était roi et la bataille navale de la Seconde Guerre mondiale où le porte-avions allait bientôt démontrer sa supériorité.

La marine italienne constitue pour Benito Mussolini sa seule fierté, son aviation et son armée de terre étant dépassées technologiquement. Ainsi, il veut démontrer que l'Italie est la puissance dominante en Méditerranée. Il tente de prendre l'Égypte où il échoue, tout comme dans son invasion de la Grèce où il sera contraint d'appeler à l'aide le Troisième Reich. À l'époque la Regia Marina possédait 4 cuirassés, 9 croiseurs, 120 contre-torpilleurs et torpilleurs, 117 sous-marins . La faiblesse de cette marine était son absence de porte-avions : le Duce considérait que les bases aériennes italiennes seraient suffisantes pour assister sa Marine, une aviation cependant bien faible.

De leur côté, les Britanniques étaient inférieurs en nombre dans cette Mare Nostrum et leurs navires étaient plus anciens que ceux des Italiens. Mais l'Amirauté y avait transféré un porte-avions et les cuirassés ainsi que les croiseurs anglais étaient dotés de radar, moyen de détection moderne qui démontra bientôt son utilité. Même si les navires anglais avaient bien souvent besoin de refonte, leurs équipages bénéficiaient d'une tradition maritime forte et étaient rompus aux exercices maritimes là où les marins italiens manquaient d'expérience. La Mediterranean Fleet britannique se trouvait basée à Alexandrie jugée plus sûre que Malte.

Situation du théâtre d'opération

Cela fait déjà plusieurs mois qu'a commencé le siège de Malte, considérée comme un porte-avions incoulable par l'Amirauté britannique, l'île est une épine dans le pied de l'Axe qui y voit une base navale et aérienne dangereuse pour ses convois à destination de la Libye. Elle multiplie donc les raids aériens contre l'île qui ne peut être ravitaillée que par voie maritime, voie dangereuse car la mer Méditerranée est une mer fermée où tous les endroits sont susceptibles d'être menacés par l'aviation ou les sous-marins. Mais le 27 mars 1941, la Marine italienne doit faire face aux débarquements de matériels et d'hommes en Grèce qui viennent aider le peuple hellène dans sa lutte contre l'Italie, le pays agresseur (27-28 octobre 1940). Après la sacrifice des aviateurs allemands au-dessus de Malte et les raids contre le port d'Alexandrie, elle doit démontrer sa puissance et se résout à tenter d'intercepter un convoi qui fait route d'Alexandrie au Pirée. Le commandement allemand espère ainsi empêcher les convois britanniques d'arriver en Grèce étant sous la double menace de l'aviation et de la marine.

La flotte italienne qui appareilla était la suivante :

  • Italie : (Amiral Angelo Iachino) à bord du cuirassé Vittorio Veneto tout neuf, 35 000 tonnes
    • 3 croiseurs : le Fiume, le Pola et le Zara
    • 4 contre-torpilleurs : l'Alfredo Oriani, le Giosue Carducci, le Vincenzo Gioberti et le Vittoro Alfieri.

Elle appareille donc le 26 mars. La flotte est divisée en deux groupes, le premier comprend le cuirassé et les croiseurs Trento, Trieste et Bolzano avec 7 destroyers. L'amiral Sansonetti commandait 3 contre-torpilleurs et les 3 croiseurs. L'autre groupe était commandé par l'amiral Cattaneo et comprenait les croiseurs Zara, Fiume, Pola, Abruzzi et Garibaldi soutenus par 6 escorteurs. Le groupe de Iachino devait patrouiller aux alentours de l'île de Ghavdo, Cattaneo devant lui patrouiller en mer Égée.

La flotte se fit repérer par un hydravion britannique à 150 km au sud-est de la Sicile. Ainsi la situation italienne se complique, l'amiral Andrew Cunningham dirigeant la Mediterranean Fleet est au courant de cet appareillage en force de la Marine italienne. Il fait alors appareiller pour intercepter l'adversaire le 26 mars les navires suivants :

  • Grande-Bretagne : (Amiral Andrew Cunningham)
  • L'amiral Andrew Cunningham
     
     
  • 1 porte-avions : le Formidable
  • 3 navires de ligne : le Barham, le Valiant et le Warspite
  • 9 destroyers : le Greyhound, le Griffin, le Havock, le Hotspur, le Janus, le Jervis, le Mohawk, le Nubian et le Stuart.
  •  

À la suite de ce repérage, Iachino sait qu'il devra se mesurer à la flotte britannique, pour lui la partie s'annonce serrée. En effet, le haut-commandement lui a demandé de n'attaquer qu'avec une situation extrêmement favorable et avec un soutien de l'aviation qu'il ne peut obtenir que sur demande. Respectant le grand principe de non-dispersion des forces, Iachino demande à Cattaneo de le rallier.

Les Britanniques eux face à la menace ont non seulement fait appareiller la flotte, mais ils ont aussi vidé la mer des convois. Les cuirassés britanniques tout comme les croiseurs souffraient de leur ancienneté et le Barham n'avait jamais été modernisé depuis la bataille du Jutland. Ils étaient de plus pénalisé par une vitesse inférieure. Le porte-avions Formidable embarquait lui 27 avions dont les vieux Swordfish et Albacore. Même les destroyers qui égalaient les Italiens par leur calibre ne pouvaient rivaliser en termes de vitesse (35 nœuds contre 39)

La bataille

Le 28 mars

En cette journée du 28 mars, 3 croiseurs britanniques (HMS Orion, HMS Gloucester, HMS Ajax) et le croiseur australien HMAS Perth (en) ainsi que 4 destroyers dirigés par l'amiral Pridham appareillent du Pirée pour prendre en charge la défense du convoi. À ce moment, la flotte italienne est divisée en deux groupes naviguant à 18 kilomètres l'un de l'autre. Un hydravion italien repéra la petite flotte britannique et Iachino accéléra sa vitesse pensant que ces navires devaient signaler la présence d'un convoi. Ainsi, Sansonetti arriva à une vingtaine de kilomètres des Britanniques. Ces derniers, ignorant le nombre de navires, prennent le large malgré les tirs des croiseurs italiens. Mais, ils ne sont pas assez rapides et Pridham Wippel se dirige à 185 km au sud pour rejoindre Cunningham en espérant piéger les croiseurs adverses. Les Italiens suivaient une route parallèle aux Britanniques. Proche aussi se trouvait la flotte de Cattaneo qui néanmoins se replia sur ordre de Iachino.

Cependant, les Italiens ne les coursent pas et Pridham prend cela pour une fuite de l'adversaire qu'il pense inférieur en nombre. Il se met à poursuivre les croiseurs mais le cuirassé Vittorio Veneto ouvre le feu à 20 000 mètres sur les Britanniques. Les Britanniques sont moins rapides que les Italiens et Cunningham se trouve encore à plus de 150 km des Italiens, avec seulement quatre croiseurs, l'amiral Pridham n'a aucune chance de s'en sortir. Le chef de la Mediterranean Fleet apprenant le drame qui se joue envoie une escadrille composée de deux Fulmar et six Albacore. Deux Junkers Ju 88 sont abattus et les avions britanniques ont le champ libre. Le cuirassé se trouva la cible des avions mais il évolue et réussit à éviter les torpilles des Britanniques qui s'étaient pourtant divisée en deux sections, une à bâbord et l'autre à tribord. Les croiseurs britanniques eux s'enfuient et les Italiens font demi-tour, ils ont compris que le porte-avions Formidable risque de faire basculer le sort de la bataille du côté des Britanniques. L'amiral Iachino met le cap au Nord-ouest.

L'aviation en action

map-matapan carte de la zone du combat

L'amiral Cunningham lui est en confiance et il décide de lancer à l'avant de sa flotte le porte-avions et deux destroyers. De nouveau, trois Albacore sont chargés de l'attaque sur le cuirassé italien qui évite les torpilles. L'aviation italienne est appelée à l'aide et un peu avant 13h, deux SAvoia 79 lancent deux torpilles sur le porte-avions mais sans réussite, il faudrait plus d'avions pour saturer la défense britannique. À 14 h, les Britanniques étaient de nouveau réunis, Iachino continuait de fuir, les Italiens malgré une flotte plus puissante que la Kriegsmarine avaient une peur viscérale de la Royal Navy, maîtresse des mers depuis déjà plusieurs siècles. Le seul avantage qu'ils possèdent est leur vitesse légèrement supérieure à celle des Britanniques (31 nœuds contre 30). Pour Cunningham, la seule chance de remporter un succès est d'appeler la RAF qui lance ses bombardiers Blenheim basés à terre. Leurs bombes n'obtiennent aucun résultat.

porte-avions HMS Formidable

Le Formidable lance alors ses avions torpilleurs Albacore couverts par les Fairey Swordfish, toutes les attaques échouent sauf celle du commandant Stead qui dirige la flottille et lance à 900 m du cuirassé avant de s'écraser en mer, touché par la DCA. Sa torpille est lancée de tellement près qu'elle est inévitable, elle explose au-dessus de l'hélice bâbord. Le cuirassé doit stopper et prend une légère gîte, une fois que les moteurs sont relancés, il ne peut avancer qu'à une vitesse de 12 nœuds (22 km/h). La situation est critique pour les Italiens qui risquent de perdre leur navire-amiral. Les cuirassés britanniques sont à peine plus rapides et malgré des machines poussées au maximum, la nuit approche et la mer reste désespérément vide d'ennemis. Le cuirassé se situe à 85 km en avant. Cunningham se voit alors obliger de lancer en avant ses cuirassés rapides qui obtiennent un contact radar à 19 h 25. Les six Albacore et les deux Swordfish du Formidable décollent en direction de l'adversaire. La DCA italienne oppose un tir de barrage qui contraint les Britanniques à se disperser. Les canonniers italiens perdent ensuite de leur efficacité en tirant dans tous les sens et bientôt le croiseur Pola est obligé de stopper, car une torpille britannique a fait exploser et a noyé ses machines.

Le combat de nuit

Face à ce nouveau drame, Iachino détache la 1re division de croiseurs pour aider le Pola en détresse. Tous les radars britanniques repèrent alors la flotte ennemie. Grâce à cet outil remarquable, les Britanniques peuvent ouvrir le feu sur une flotte prise par surprise. Les canons de 381 mm des cuirassés causent un massacre. Le croiseur Pola est achevé et les croiseurs Zara et Fiume sont eux aussi coulés avec deux torpilleurs. Mais la nuit sauvera le cuirassé italien qui s'enfuit. Les avions britanniques n'ont pas retrouvé leur porte-avions, ils doivent se poser sur les aérodromes crétois. L'amiral Iachino arriva ainsi à Tarente et là, étonnamment, apprit par la radio qu'il avait perdu cinq navires.

Conclusion

Cette bataille est une victoire totale pour les Britanniques qui ont démontré leur supériorité avec notamment l'utilisation de l'aviation navale, qui allait être la future grande composante de la guerre sur mer. Elle a permis aux Britanniques de ralentir les Italiens sur le point de s'échapper en endommageant deux navires. Quant aux cuirassés, ils ont démontré qu'ils n'étaient pas encore périmés, bien que cela devait arriver bientôt, car grâce à la nuit et au radar qui montra son efficacité, ils purent causer de lourdes pertes à une marine italienne dépassée d'un point de vue non seulement stratégique mais aussi technologique. Les Britanniques ont eu à déplorer la perte d'un seul avion. Côté italien, le cuirassé italien engagé a été torpillé et sévèrement endommagé. Les marins italiens ont eu à déplorer la mort de 2 300 de leurs marins. Il est à noter que ces pertes ont été limitées par l'intervention humanitaire des Britanniques, qui avaient appelé un navire-hôpital italien au secours des naufragés. A un moment où Cunningham et sa flotte se trouvaient sous la menaces des actions de la Luftwaffe (qui avait été étonnamment absente lors de cette bataille et qui n'intervint que trop tardivement et sans réussite).

Les Italiens avaient perdu trois croiseurs et deux destroyers ; les Britanniques un hydravion.

Les Italiens avaient des croiseurs modernes, plus rapides que les cuirassés britanniques, tandis que les cuirassés de la Royal Navy, datant de la Première Guerre mondiale, n'avaient été qu'améliorés entre les deux guerres. Cependant, les cuirassés britanniques disposaient du radar, contrairement aux Italiens. Les Britanniques pouvaient également compter sur un porte-avions.

De jour, les avions du Formidable réussirent à toucher l'un des croiseurs italiens, ce qui eut pour effet de le ralentir. l'amiral Iachino décida alors de garder toute la force italienne groupée et ralentit donc sa vitesse pour ne pas distancer et isoler le croiseur endommagé.

Ceci permit à la flotte britannique de gagner du terrain sur la flotte italienne qui tentait de retourner en Italie. Grâce au radar, la flotte britannique rattrapa la flotte italienne à la nuit tombée. La flotte italienne ne vit jamais les Britanniques approcher. Ces derniers allumèrent leur faisceaux lumineux sur les croiseurs italiens pris complètement par surprise et les canonnèrent à bout portant. Les trois croiseurs, qui comptaient parmi les meilleurs de la flotte italienne, furent promptement coulés.

        Junkers Ju 88

      http://www.aeronavale-porteavions.com/viewtopic.php?f=45&t=898              Bataille du Cap Matapan

http://www.youtube.com/watch?v=d5o5tj-uU7E     Cape Matapan

La battaglia navale di Capo Matapan http://www.youtube.com/watch?v=EGBjMdCRugA

http://www.youtube.com/watch?v=zZW6DMce8VE        polaThe Sinking of the Pola http://www.youtube.com/watch?v=a_jqiKAc5l0

http://www.youtube.com/watch?v=752xL4wuZd4       Ghillioni Giuseppe - Battaglia di Matapan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille des îles Kerkennah est un combat naval de la Seconde Guerre mondiale qui se déroula le 15 avril 1941 au large de l'archipel tunisien des Kerkennah.

               drapeau-anglais                

C'est au cours de la journée du 15 avril qu'un avion britannique Maryland repère un convoi de l'Axe composé des quatre vapeurs transports de troupes allemands, Iserlohn, Adana, Aegina et Arta, et du transport de munitions italien Sabaudia. Ce convoi, protégé par trois contre-torpilleurs italiens (Tarigo, Lampo et Baleno) avait appareillé de Naples deux jours plus tôt et devait déposer à Tripoli 14 400 tonnes de matériel de guerre pour le maréchal Erwin Rommel. Ce matériel comprenait des chars, des camions et d'autres équipements divers. À 14 heures, le convoi se situe approximativement entre l'île de Pantelleria et le golfe d'Hammamet en Tunisie.

Une fois le convoi repéré, l'amiral Ford, commandant de la base maritime de Malte, ordonne à la 14e flottille de destroyers composée des navires Janus, Nubian, Mohawk et Jervis d'intercepter et de couler ce convoi. Le commandement de l'attaque revient au commodore Philip Mack. Ce dernier prévoit une interception au large des bancs de l'archipel des Kerkennah situé au large des côtes tunisiennes. Cependant, le temps étant mauvais, ils ne peuvent pas bénéficier de l'aide de l'aviation.

C'est à 18 heures que la flottille appareille du port de Malte. Elle se dirige alors à une vitesse de 26 nœuds sur le cap Mahdia. En pleine nuit, les veilleurs sont doublés et équipés de jumelles, les destroyers naviguant bien évidemment tous feux masqués. À 01h45, comme prévu, la flotte se trouve au niveau des bancs des Kerkennah mais la flotte ennemie n'est pas au rendez-vous. Cependant, le convoi passe à six kilomètres des Britanniques sans être repéré et sans les repérer bien que les Britanniques se trouvent dans le reflet de la lune. Finalement, à 02h00 du matin, un veilleur signale un navire à 10 kilomètres. À une vitesse de 30 nœuds (54 kilomètres par heure), la flotte britannique se dirige sur son adversaire.

À 02h15, les Britanniques sont à deux kilomètres du convoi adverse et Mack ordonne alors d'ouvrir le feu avec les canons de 120 millimètres. Les Italiens ripostent deux minutes plus tard mais il est déjà trop tard. Le Jervis a déjà touché à mort le cargo Lampo qui sombre. Au même moment, le Nubian s'en prend au Baleno qui prend un coup en pleine passerelle. Tout l'état-major est tué et le navire en flamme dérive sur la mer. Le destroyer Mohawk tente de son côté de couler le cargo Adana qui réussit à l'éviter. Il se trouve alors en face du dernier contre-torpilleur, le Tarigo, conduit par le capitaine de frégate Pietro de Cristofaro. Il tire alors de toutes ses pièces. Pendant ce temps, la cargo Sabaudia touché dans sa soute à munitions explose dans une gerbe de flammes. Il n'y a aucun survivant. À ce moment, tous les navires britanniques concentrent leurs tirs sur le Tarigo qui est touché à de nombreuses reprises. Il réussit néanmoins à tirer trois torpilles dont deux touchent le destroyer Mohawk, qui sera sabordé par le Jervis. On déplorera 41 morts dont le commandant. N'ayant pas eu le temps de détruire ses codes secrets, des plongeurs italiens s'en empareront entre avril et juin 1941. Mais la victoire britannique est cependant parachevée par la destruction des cargos Arta, Iserlohn et Aegina. Après avoir récupéré les survivants britanniques, ainsi que quelques soldats ennemis, les trois destroyers britanniques font route sur Malte. Les Italiens récupérèrent plus tard des survivants mais la destruction d'autant de matériel retardera l'offensive de Rommel.

Au terme de la bataille, Malte devient enfin une base offensive et malgré le fait qu'ils ne peuvent empêcher le passage de l'Afrikakorps, sous-marins, avions et navires font baisser de manière radicale le nombre de convois de l'Axe en direction de l'Afrique du Nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du détroit du Danemark est une bataille navale livrée entre la Kriegsmarine allemande et la Royal Navy britannique dans le détroit du Danemark lors de la Seconde Guerre mondiale.

                                                                                        

Déroulement de la bataille

carte-bismerkPlan de la bataille. Mouvements allemands en rouge, mouvements britanniques en vert.

La bataille commence le 24 mai 1941 lorsque le cuirassé britannique HMS Prince of Wales et le croiseur HMS Hood attaquent le cuirassé allemand Bismarck et le croiseur lourd Prinz Eugen, qui tous deux ont tenté de s'échapper dans l'Atlantique Nord pour détruire des navires marchands alliés.

Moins de dix minutes après que les Britanniques eurent ouvert le feu, un obus de l'un des deux navires allemands (probablement du Bismarck) toucha le croiseur Hood près des soutes à munitions de l'arrière. Le croiseur Hood explosa et coula. Seuls trois de ses membres d'équipage survécurent au naufrage. Le cuirassé Prince of Wales continua à échanger des tirs avec le Bismarck pendant un certain temps, mais victime de graves dysfonctionnements dans son armement principal, il rompit l'engagement. La bataille s’acheva lorsque le Bismarck, endommagé mais encore opérationnel, renonça à poursuivre le Prince of Wales.

Le commandant du côté allemand est Günther Lütjens, les commandants du côté allié sont Lancelot Holland (tué en action) et John Leach. La victoire provisoire revient donc à la Kriegsmarine qui n'a eu qu'un cuirassé endommagé tandis que les pertes de la Royal Navy s'élèvent à un croiseur coulé, un cuirassé endommagé, 1 428 tués et 9 blessés.

Mais la Royal Navy va vite reprendre le dessus en lançant une véritable traque du Bismark qui sera rejoint, attaqué et coulé dans une attaque conjointe des cuirassés Rodney et King George V et du porte avions Ark Royal ainsi que d'autres unités plus légères.

Films  sur l'épopée du BISMARCK et fin du HOOD

 

 

 

 

                                                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                       PACIFIQUE

L'attaque de Pearl Harbor est une attaque surprise par l'aéronavale japonaise le 7 décembre 1941 de la base navale américaine de Pearl Harbor située sur l’île d’Oahu, dans l’archipel du territoire américain d’Hawaï, au cœur de l'océan Pacifique. Cette attaque visait à détruire la flotte de l'United States Navy qu'elle abritait et entraîna l'entrée dans la Seconde Guerre mondiale des États-Unis.

                                                                                                         

L'attaque fut ordonnée par le général Hideki Tojo lancée par surprise le matin du dimanche 7 décembre par le service aérien de la marine impériale japonaise contre la flotte américaine du Pacifique dans le port et d’autres forces qui stationnaient aux alentours. Cette attaque s’inscrit dans la politique d’expansion impériale. L’anéantissement de la principale flotte de l'US Navy devait permettre à l’empire du Soleil levant d’établir sa « sphère de coprospérité de la grande Asie orientale ». Le quartier-général impérial souhaitait également répondre aux sanctions économiques prises par Washington en juillet 1941 après l'invasion de la Chine et celle de l'Indochine française par l'armée impériale japonaise.À l'issue de l'attaque, conduite en deux vagues aériennes parties de 6 porte-avions japonais et impliquant plus de 400 avions, les pertes américaines furent importantes : 2 403 morts et 1 178 blessés. Quatre navires de ligne, trois croiseurs, trois destroyers et 188 avions furent détruits. Cependant, beaucoup de navires purent être remis en état dans les mois qui suivirent, et les trois porte-avions américains du Pacifique, alors absents de Pearl Harbor, échappèrent à l'attaque.
Les Japonais perdirent 64 hommes, 29 avions et cinq sous-marins de poche ; un marin fut capturé.

En moins de vingt-quatre heures, l'Empire du Japon attaqua également les États-Unis aux Philippines et ouvrit les hostilités avec le Royaume-Uni, en envahissant Hong Kong et en débarquant en Malaisie.

L'attaque de Pearl Harbor provoqua l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Alliés. Aux États-Unis, cette attaque reste un des évènements les plus marquants de l'histoire du pays — chaque année le drapeau est mis en berne à la date anniversaire de l'attaque — synonyme de désastre national. Les historiens ont mis en évidence l’audace du plan de l’amiral Isoroku Yamamoto, le manque de préparation et les négligences américaines. Le rôle du président Roosevelt reste un sujet de polémique.

Pendant l’ère Meiji (1868-1912), l’Empire du Japon s’engagea dans une période de croissance économique, politique et militaire afin de rattraper les puissances occidentales. Cet objectif s’appuyait également sur une stratégie d’expansion territoriale en Asie orientale qui devait garantir au Japon son approvisionnement en matières premières indispensables à son développement.

L’expansionnisme nippon se manifesta dès la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle avec l’annexion de l’île de Formose (1895), du sud de l’île de Sakhaline (1905) et de la Corée (1910). Pendant la Première Guerre mondiale, le Japon s’empara des possessions allemandes d’Extrême-Orient et du Pacifique et gagna des parts de marché au détriment des Européens et des Américains présents dans la région. Après 1920, la croissance économique nipponne ralentit et le chômage augmenta ; l’industrie souffrit du manque de matières premières et de débouchés.

Dans l’entre-deux-guerres, l’archipel se dota d’une marine de guerre moderne. La Grande dépression des années 1930 n’épargna pas l’économie du Japon. Aux effets de la crise économique s’ajouta une montée des nationalistes et des militaires au cours de l'ère Showa. L'armée impériale japonaise envahit la Mandchourie en 1931 et ce territoire devint l'état fantoche du Mandchoukouo. Le Japon prit ensuite progressivement le contrôle d'autres régions de la Chine. En 1937, le Japon envahit le reste de la Chine à partir de Shanghai sans toutefois déclarer officiellement la guerre.

La dégradation des relations entre Tokyo et Washington

l'empereur Showa

osami Nagano, chef d'état-major de la Marine

prince Nobuhito Takamatsu

isoroku Yamamoto

minoru

jeune officier Minoru Genda, concepteur du plan d'attaque de Pearl Harbor

Les conquêtes nipponnes en Asie orientale menaçaient les intérêts américains et Washington intervint contre le Japon, sans aller jusqu’à la confrontation armée. Ainsi, le Traité de Washington de 1922 limita le tonnage de la flotte de guerre japonaise au troisième rang mondial. En réponse aux pressions diplomatiques internationales suite à l'invasion de la Mandchourie, Tokyo décida de quitter la Société des Nations en 1933. Entre 1935 et 1937, les États-Unis choisirent la non-intervention en promulguant une série de lois sur la neutralité.

Le Japon signa le pacte anti-Komintern en 1936. En 1937, le président des États-Unis Franklin Roosevelt prononça à Chicago le Discours de la quarantaine dans lequel il condamnait les dictatures, y compris celle du Japon. L'année suivante, son discours sur l'état de l'Union propose d'augmenter les dépenses militaires. En décembre 1937, au moment du massacre de Nankin, les avions japonais coulèrent la canonnière américaine Panay sur le Yang-tse-Kiang. Washington obtint des excuses mais la tension monta rapidement entre les deux pays. En 1939, le gouvernement américain mit fin au traité de commerce signé en 1911, prélude à l’embargo commercial.

En 1940, l'Empire rejoignit les forces de l’Axe en signant le Pacte tripartite. La même année, le quartier-général impérial, profitant de la défaite de la France et de l’affaiblissement du Royaume-Uni, autorisa l'implantation de bases militaires en Indochine française. Immédiatement après un accord conclu le 22 septembre avec le gouverneur-général de l'Indochine Française, le Japon déclencha une offensive sur Lang Son et bombarda Haiphong.

1941 fut l'année de l’escalade entre les deux pays : en mai, Washington accorda son soutien à la Chine par l’octroi d’un prêt-bail. Suite au refus du Japon de se retirer de l'Indochine et de la Chine, à l'exclusion du Mandchoukouo, les États-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas décrétèrent à partir du 26 juillet 1941 l’embargo complet sur le pétrole et l’acier ainsi que le gel des avoirs japonais sur le sol américain.

La conférence impériale tenue le 6 septembre 1941 décida qu'une guerre serait entreprise contre les États-Unis et le Royaume-Uni, à moins qu'un accord ne soit trouvé à bref délai avec Washington. L'attaque de Pearl Harbor n'est pas un plan préparé conjointement par l'Allemagne et par le Japon mais une initiative japonaise, les Allemands y ayant vu leur intérêt. Le 16 octobre, le Premier ministre du Japon Fumimaro Konoe, jugeant avoir perdu la confiance de l'empereur Showa et des militaires, démissionna de son poste en proposant le prince Naruhiko Higashikuni, un oncle de l'empereur, pour le remplacer. Hirohito refusa cette candidature, proposée également par les militaires, et choisit plutôt le général Tojo, un ferme partisan de la guerre mais également un homme renommé pour sa fidélité envers l'institution impériale.

Sans même attendre la fin des pourparlers auxquels ils ne croyaient plus, les Japonais commencèrent à préparer l'attaque. Le 3 novembre, l'amiral Osami Nagano expliqua en détail à Hirohito la version finale du plan d'attaque contre Pearl Harbor. Le 5 novembre 1941, l'empereur approuva en conférence impériale le plan d'opération pour une guerre contre les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Hollande prévu pour le début décembre. Le jour même, le quartier-général impérial mit en application la décision adoptée à la conférence et ordonna au commandant en chef de la flotte combinée, l’amiral Isoroku Yamamoto, de mettre en branle la mission sur Pearl Harbor. Les négociations avec les États-Unis demeurant dans une impasse, Hirohito approuva finalement le 1erdécembre en conférence impériale la guerre de la Grande Asie orientale, après que Nagano et le ministre de la Marine Shigetaro Shimada, l'eurent rassuré la veille sur les chances de succès de l'entreprise en réfutant l'argument du prince Nobuhito Takamatsu qui jugeait que la Marine impériale ne pourrait tenir plus de deux ans contre les États-Unis.

Les forces en présence        À partir du XIXe siècle, la puissance militaire japonaise se renforça et se modernisa grandement. Pour pallier la hausse du chômage provoquée par la Grande Dépression, le gouvernement multiplia les commandes d'armement. Les dépenses militaires augmentèrent fortement. Au total, le Japon possédait en 1941 une quinzaine de cuirassés, une dizaine de porte-avions, 50 croiseurs, 110 destroyers, 80 sous-marins et quelque 1 350 avions. Surtout, le pays comptait 73 millions d'habitants animés d'une fierté patriotique et d'un esprit de sacrifice. Les militaires japonais étaient confiants dans la supériorité de leur armée ; en outre, Tokyo était assuré du soutien allemand en cas de contre-attaque des Américains.

En 1941, les États-Unis n'étaient pas prêts à entrer en guerre. Certes, le pays était une puissance démographique (132 millions d’habitants et industrielle de premier ordre. En 1941, l'aviation américaine pouvait avancer plusieurs milliers d'avions mais beaucoup étaient obsolètes. En 1940, face aux trois millions de soldats japonais, l'United States Army était en position d'infériorité numérique (250 000 hommes).

Surtout, l’opinion américaine n'était pas prête à entrer en guerre. Le souvenir de la Première Guerre mondiale et des soldats américains morts en Europe était encore très présent. Les emprunts contractés par les belligérants auprès des États-Unis n'avaient pas été remboursés et beaucoup d'Américains étaient isolationnistes. Le président Franklin Roosevelt (1933-1945) ne voulait pas s'aliéner les Américains d'origine allemande, italienne et japonaise. Le comité America First, une association pacifiste influente, faisait également pression pour maintenir les États-Unis hors de la guerre.

En janvier 1941, Roosevelt promit à Winston Churchill que son pays interviendrait d'abord contre l'Allemagne nazie et non contre le Japon. Pour soulager le Royaume-Uni dans la bataille de l'Atlantique, d'avril à juin 1941, trois cuirassés, un porte-avions, quatre croiseurs et deux flottilles de destroyers sont transférés du Pacifique à l'Atlantique (soit 20 % de la flotte du Pacifique) ce qui laisse la supériorité numérique dans la zone à la marine japonaise.  

La base de Pearl Harbor       

base aérienne de Pearl Harbor en octobre 1941

localisation des principaux navires

Pearl Harbor constituait la plus grande base navale américaine dans l'océan Pacifique. Elle se trouvait sur la côte sud de l’île d’Oahu, dans l’archipel d’Hawaï, 15 km à l’ouest d’Honolulu. Elle était relativement isolée dans l'océan Pacifique, à 3 500 km de Los Angeles et à 6 500 km de Tokyo. L'île d'Oahu était la plus peuplée de l'archipel hawaïen et se trouvait sur la route des bases américaines de Guam, Wake et Midway. Au début de la Seconde Guerre mondiale, 140 à 180 000 Japonais résidaient à Hawaï.

La base de Pearl Harbor s'étendait autour d'une rade peu profonde. L'entrée de cette rade se faisait par un chenal très étroit (400 mètres de large). La plupart des navires de guerre mouillaient à l'intérieur de la rade, à l'est et au nord de l'île de Ford. Trois se trouvaient à l’ouest (l’USS Utah, l'USS Raleigh et l'USS Curtiss). Les bâtiments de guerre étaient amarrés deux par deux, par souci d'économie et par manque de place.

La flotte de guerre américaine du Pacifique, composée alors de la Battle Force, la Scouting Force, la Base Force et de la Amphibious Force avaient, le dimanche 7 décembre, 86 unités dans la base : 28 destroyers, 9 croiseurs, 8 cuirassés, 4 sous-marins, un cuirassé-cible (l’USS Utah) et une trentaine de bâtiments auxiliaires. On comptait enfin 25 000 hommes sur la base2et environ 300 avions et hydravions de l'USAAF et de l'aéronavale dans l’île. Le général Walter Short était le commandant des forces terrestres tandis que la flotte du Pacifique était sous les ordres de l'amiral Husband Kimmel. La défense des installations et des ateliers de réparation était assurée par la DCA et les défenses littorales ainsi que 35 B-17.

La stratégie et les plans japonais        L'objectif de l'attaque était d'anéantir la flotte américaine stationnée à Pearl Harbor afin de conquérir sans difficulté l'Asie du Sud-Est et les îles de l'océan Pacifique. Le but était de contraindre les forces américaines à quitter Hawaï pour se replier sur les bases de Californie. Il fallait par ailleurs réduire en cendres les docks, les ateliers de réparation et le champ de réservoirs contenant les approvisionnements en mazout pour la flotte du Pacifique, sans oublier les aérodromes de Wheeler Field et d'Hickham Field. Le Japon voulait aussi effacer l’humiliation des sanctions économiques prises par Washington. Les préparatifs de l'attaque furent confiés au commandant en chef de la flotte Isoroku Yamamoto.

Les préparatifs de l'opération    Approuvé officiellement le 5 novembre 1941 par Hirohito, le plan d’attaque de Pearl Harbor avait quant à lui été élaboré dès le début de l’année 1941Ce plan devait surmonter deux difficultés. Premièrement, l’isolement relatif d’Hawaï rendait impossible le recours aux navires de guerre classiques. Deuxièmement, les eaux peu profondes de la rade de Pearl Harbor empêchaient l’utilisation de torpilles conventionnelles qui auraient explosé sur le fond marin avant d’atteindre leur cible.La stratégie japonaise reprenait les éléments décisifs de deux batailles sur mer : le premier était l'effet de surprise de l'attaque japonaise menée par l'amiral Heihachiro Togo contre la flotte russe à Port-Arthur en février 1904 ; le second était le lancement de plusieurs bombardiers-torpilleurs Fairey Swordfish depuis un porte-avions de l'escadre menée par l’amiral britannique Andrew Cunningham contre la flotte italienne à la bataille de Tarente en novembre 1940.En 1941, l’amiral Isoroku Yamamoto envoya des experts japonais en Italie pour recueillir des informations qui permettraient de transposer cette stratégie dans le Pacifique. La délégation revint avec des renseignements sur les torpilles que les ingénieurs de Cunningham avaient imaginées. Les plans japonais ont sans doute été aussi influencés par ceux de l’amiral américain Harry Yarnell qui anticipait une invasion d’ Hawaï. Au cours d’un exercice militaire du 7 février 1932, ce dernier avait mis en évidence la vulnérabilité d’Oahu en cas d’attaque aérienne par le nord-ouest. La simulation avait montré que des avions ennemis pourraient infliger de sérieux dommages et que la flotte ennemie, restée à l'écart des côtes, serait indétectable pendant 24 heures. À l'académie navale de Tokyo, les jeunes officiers savaient qu’« au cas où le gros de la flotte de l’ennemi serait stationné à Pearl Harbor, l’idée devrait être d’ouvrir les hostilités par une attaque aérienne surprise. »

Yamamoto eut du mal à faire accepter son plan d'attaque : par exemple, l’amiral Nagano jugeait l’entreprise particulièrement risquée. L’empereur ne souhaitait pas une attaque surprise sans déclaration de guerre. Les réticences venaient du fait que l’opération devait engager une grande partie de la marine de guerre et parcourir des milliers de kilomètres sans être repérée. Il s'agissait d'une attaque exceptionnelle. Yamamoto menaça de démissionner pour que son plan soit finalement adopté, en octobre 1941. Cela laissa donc peu de temps à Minoru Genda pour préparer l’expédition, essayer les nouvelles torpilles et entraîner les hommes pour la mission.

Pour que la bataille ait des chances de réussir, il fallait qu’elle soit précisément définie et menée dans le plus grand secret. Les ingénieurs militaires japonais créèrent des torpilles spéciales (Type 91) munies d’ailerons pour les stabiliser. Ils produisirent également des bombes capables de percer la coque des navires.

Le 3 novembre, l'amiral Nagano expliqua en détail le plan d'attaque à Hirohito. Le 5 novembre, l'empereur approuva en conférence impériale le plan d’attaque. Les renseignements fournis par des Japonais d’Hawaï furent déterminants dans la réussite de l’opération : il fallait attaquer un dimanche car la flotte américaine n’était pas en manœuvre le week-end et de nombreux équipages n’étaient pas complets. Il n’y avait aucune patrouille ce jour-là. Les espions japonais fournirent également des informations sur la situation de la flotte américaine.

Le départ de la flotte japonaise  Le 14 novembre 1941, la « flotte combinée » se concentra dans la baie d’Hito-Kappu, au sud des îles Kouriles. Elle se composait d'une force de choc avec sa force aéronavale, le Kidô Butai, qui comportait notamment six porte-avions (Akagi, Hiryu, Kaga, Shokaku, Soryu, Zuikaku) et plus de 400 avions : des avions de chasse Mitsubishi A6M (les Zéros), des bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N (Les Kate) et des bombardiers en piqué Aichi D3A (les Val). Une flotte de reconnaissance comprenait 22 sous-marins, cinq sous-marins de poche Ko-hyoteki, emportant chacun deux hommes et deux torpilles de 450 mm et trois croiseurs légers. Huit bateaux de ravitaillement en carburant accompagnaient l’expédition.

Le 26 novembre, alors que les deux gouvernements étaient encore en pourparlers, l'armada de la marine impériale japonaise quitta secrètement le Japon. Elle se dirigea vers l'archipel d'Hawaï par le nord en empruntant une route peu fréquentée.

Le1erdécembre, Hirohito approuva en conférence impériale la Guerre de la Grande Asie orientale et autorisa le bombardement de Pearl Harbor Lorsque la flotte reçut l'ordre officiel d'attaquer le 2 décembre, les pourparlers se poursuivaient encore (voir ci-dessous). Le 6 décembre, la flotte qui se trouvait à 200 milles marins (370 km) au nord de Pearl Harbor, reçut le signal d’attaque : « Grimpez sur le mont Niitaka »

Les navires et appareils japonais :

Le porte-avions Akagi

Mitsubishi A6M Zéro

Aichi D3A Val

Sous-marin de poche japonais, Pearl Harbor

Rupture des négociations et déclaration de guerre

Les négociations entre le Japon et les États-Unis, reprises en novembre 1941, se trouvaient bloquées à la veille de l'attaque : les Japonais exigeaient l'arrêt du soutien américain aux Chinois. Le secrétaire d'État Cordell Hull réclamait quant à lui le retrait des troupes nipponnes de Chine. Le 6 décembre 1941, Roosevelt transmit un télégramme à l’empereur Hirohito afin de reprendre les négociations qui avaient lieu à Washington.

Le même jour, le ministère des affaires étrangères japonais envoya à ses négociateurs et à l'ambassadeur Kichisaburo Nomura en place à Washington un document codé en 14 points, texte diplomatique signifiant la rupture des relations diplomatiques ; ils avaient pour consigne de le remettre au secrétaire d’État américain le lendemain à 13h, soit 7 h 30, heure d’Hawaï. Mais le message ne fut pas remis à l’heure prévue en raison de retards dans le décryptage de ce texte long et complexe. Les services américains de renseignement réussirent à décoder le message bien avant l’ambassade japonaise : seul le dernier point du mémorandum, c’est-à-dire la déclaration de guerre, n’avait pas été déchiffré par les Américains38. Le dimanche 7 décembre à 11 h 58, heure de Washington (6 h 28 à Hawaï), le général George Marshall lut le message ; inquiet par sa teneur, Marshall fut persuadé qu'une attaque se préparait. Il expédia un télégramme pour donner l'alerte aux bases américaines situées aux Philippines, à Panama, à San Diego et à Pearl Harbor. En raison de défaillances techniques, l'alerte arriva trop tard à Hawaï, plusieurs heures après les bombardements. Le message parvint à l’ambassadeur américain au Japon environ dix heures après la fin de l’attaque.

La préparation de l’attaque L’attaque est préparée pendant plusieurs semaines sur une maquette de la base

 

Deux des six porte-avions, le Kaga et le Zuikaku, en route pour les îles Hawaï

 

 

Une partie des pilotes du porte-avion Kaga prennent la pose la veille de l’attaque

 

Les pilotes du Kaga en briefing sur un dessin de la rade, la veille de l’attaque.

 

À l’aube du 7 décembre, sur le Shokaku, la première vague d’assaut s’apprête à décoller.

 

 

 
   

L'attaque                                Isoroku Yamamoto et d’autres généraux avaient prévu une attaque en trois vagues mais le vice-amiral Chuichi Nagumo décida de n’en retenir que deux. Le nombre total d’avions impliqués dans l’attaque était de 350. 91 avions furent engagés dans la protection des porte-avions et des navires.

Ce fut dans la nuit du 6 au 7 décembre que les opérations débutèrent massivement, l'aube permettant de réduire les précautions à prendre pour éviter d'être repéré et accélérer ainsi la vitesse de progression.

Il est à noter que l'attaque sur la Malaisie, le 8 décembre, a lieu en fait au même moment, car de l'autre côté de la ligne de changement de jour.

Les missions de reconnaissance      Vers minuit, les sous-marins de haute mer lancèrent cinq sous-marins de poche qui se dirigèrent vers l'île d'Oahu.

À 3 h 58, le dragueur de mines USS Condor signala la présence d’un sous-marin dans la rade de Pearl Harbor au destroyer USS Ward. Ce dernier se mit alors à sa recherche sans succès : l'intrus avait rapidement disparu. L'amirauté de Pearl Harbor ne donna pas l'alerte. À 6 h 37, le Ward repéra un autre sous-marin qui était chargé de renseigner la flotte japonaise et le détruisit.

La première vague

les   deux vagues d'attaque aérienne

C'est entre 6 h et 7h 15 que la première vague de 183 avions, conduite par le capitaine Mitsuo Fuchida, s'envola vers Pearl Harbor. Elle comprenait :

  • 49 bombardiers moyens d'altitude (horizontaux) Nakajima B5N2 Kate,
  • 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val,
  • 40 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 Kate
  • 43 avions de combat Mitsubishi A6M2 Zéro.

Leur présence ne fut détectée que vers 7 h par deux soldats américains (George Elliot Jr. et Joseph Lockard) à la station d’Opana Point (un radar SCR-270 situé près de la pointe nord d'Oahu). Ces derniers ne sont pas pris au sérieux par un nouvel officier, le lieutenant Kermit A. Tyler, convaincu qu’il s’agissait de six bombardiers B-17 qui arrivaient de Californie et qui étaient attendus pour se ravitailler avant de rejoindre leur destination finale de Clark Field dans les îles Philippines.

Vers 7 h 30, le premier avion japonais fit une reconnaissance dans les alentours et donna le signal : « Pearl Harbor dort. »
Les premiers avions survolèrent la base américaine à 7 h 40. Les avions torpilleurs volaient à basse altitude et provenaient de différentes directions. Les bombardiers volaient quant à eux à haute altitude.

À 7 h 53, les premières bombes nipponnes furent larguées et les avions se mirent en formation d’attaque. Le contre-amiral Patrick Bellinger donna l'alerte.

Cinq sous-marins Ko-hyoteki torpillèrent les bateaux américains après le début des bombardements. Sur les dix hommes qui se trouvaient à bord des sous-marins, neuf trouvèrent la mort ; le seul survivant, Kazuo Sakamaki, fut capturé et devint le premier prisonnier de guerre japonais fait par les Américains au cours de la Seconde Guerre mondiale. Une étude de l’institut naval américain conduite en 1999 indique qu’une torpille toucha l'USS West Virginia qui devint la première cible de l’attaque japonaise.

Cette première attaque était divisée en six unités dont une dirigée sur le poste militaire de Wheeler Field (voir le plan). Les Japonais exploitèrent les premiers moments de surprise pour bombarder les navires les plus importants, surtout à l'est de la rade. Chacune des attaques aériennes commençait par les bombardiers et finissait par les unités de combat afin de contrer les poursuites éventuelles. La première attaque engagea le flanc droit de l’ennemi.

La deuxième vague    

9 30, la deuxième phase de l'attaque forte de 167 appareils visa le flanc gauche et utilisa davantage de bombardiers en vol horizontal. Elle comprenait :

  • 54 bombardiers moyens d'altitude (horizontaux) Nakajima B5N2 Kate,
  • 78 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val, et
  • 35 chasseurs Mitsubishi A6M2 Zéro.

Elle fut menée par le lieutenant-commandant Shigekazu Shimazaki. Elle était divisée en quatre unités dont l’une fut lancée sur la base de Kanehohe, à l'est de Pearl Harbor. Les différentes formations arrivèrent presque en même temps sur le site depuis plusieurs directions.

Au cours de la deuxième vague, un sous-marin de poche venu en surface fut pris pour cible par le Curtiss et coulé par le destroyer USS Monaghan. La seconde vague s’acheva à 9 h 45. Après l'attaque, des avions survolèrent le site afin d’étudier les dommages et de faire un rapport.

Défense américaine  Les hommes qui se trouvaient à bord des navires américains furent réveillés par les explosions. Le fameux message « Air raid Pearl Harbor. This is not a drill » (« Attaque aérienne sur Pearl Harbor. Ceci n’est pas un exercice ») fut prononcé par le commandant Logan Ramsey à 7 h 58, cinq minutes après les premières bombes. L'amiral Husband Kimmel alerta Washington quelque temps après.

En dépit du manque de préparation et des scènes de panique, plusieurs militaires se sont illustrés durant la bataille48. L’amiral Isaac C. Kidd et le capitaine Franklin Van Valkenburgh se ruèrent sur le pont de l'USS Arizona afin d’organiser la défense et furent tués par l’explosion d'un dépôt d’armes tout proche. Les deux hommes furent honorés de manière posthume par la médaille d’honneur. L’enseigne Joe Taussig mit l'USS Nevada en route pendant l’attaque. L’un des destroyers, l’USS Aylwin, fit de même avec seulement quatre officiers à son bord, le reste de l'équipage étant composé d'enseignes qui avaient peu d’expérience en mer. Le capitaine Mervyn Bennion, commandant l'USS West Virginia, dirigea son équipage jusqu’à ce qu'il fut tué par des fragments de bombes. Les premières victimes de l’attaque aérienne se trouvaient sur le sous-marin USS Tautog qui abattit également le premier Japonais. L'Afro-Américain Doris « Dorie » Miller, qui servait comme cuisinier sur l'USS West Virginia, prit le contrôle d’une mitrailleuse de lutte anti-aérienne et s’en servit pour tirer sur des avions japonais : il en toucha au moins un alors que son navire était bombardé dans le même temps. Il reçut la croix de la marine (Navy Cross) après la bataille. Quatorze marins et officiers furent par ailleurs récompensés par la médaille d’honneur. Une distinction militaire spéciale, la Pearl Harbor Commemorative Medal, fut par la suite décernée à tous les vétérans de l’attaque. Dans le ciel, la seule opposition importante vint d’une poignée de Curtiss P-36 Hawk et de Curtiss P-40 Warhawk qui firent vingt-cinq sorties et par les défenses anti-aériennes. Des avions décollèrent pour tenter de repérer la flotte japonaise, en vain.

Une troisième vague avortée

Certains officiers pressèrent l'amiral Nagumo de lancer une troisième attaque afin d'anéantir les dépôts de carburant et les infrastructures de Pearl Harbor. Certains historiens ont suggéré que la destruction des réserves de carburant et des équipements de réparation aurait fortement handicapé la flotte du Pacifique, bien plus que la perte des navires de ligne. Cependant, Nagumo décida de renoncer à une troisième attaque pour plusieurs raisons : en premier lieu, les succès des défenses antiaériennes furent plus nombreux au cours de la seconde vague et occasionnèrent les 2/3 des dommages nippons. L'effet de surprise avait disparu et une troisième vague risquait d’accroître les pertes japonaises. Ensuite, la préparation d'une troisième attaque aurait pris beaucoup trop de temps, laissant aux Américains la possibilité d'attaquer les forces de Nagumo situées à moins de 400 km au nord d'Oahu. L'armada pouvait rapidement être localisée et prise en chasse par les sous-marins ennemis. En outre, les Japonais ignoraient toujours la position des porte-avions américains et avaient atteint la limite de leurs capacités logistiques : rester plus longtemps augmentait le danger de manquer de carburant. La deuxième vague avait atteint l'objectif initial de la mission, à savoir neutraliser la flotte américaine du Pacifique. On se souvient que les autorités japonaises avaient été réticentes devant cette opération, c'est pourquoi l'expédition devait s'arrêter là. Il était donc temps de partir, d'autant que le Japon avait d'autres objectifs stratégiques dans le Sud-Est asiatique.

Bilan de l'attaque

Les pertes de l’US Navy classées par durée d’immobilisation des navires

Nom Type Mise en service Touché par Tués Retour au combat Mois d’immob° et
commentaires

Navires détruits
1 Arizona Cuirassé 1916 2 bombes de 800 kg 1 177
Définitif
2 Oklahoma Cuirassé 1916 5 torpilles 429
Définitif
3 Utah Bateau cible 1911 2 torpilles 58
Définitif

Navires endommagés
4 West Virginia Cuirassé 1923 7 torpilles, 2 bombes de 800 kg (1 défectueuse) 106 juillet 1944 31
5 Oglala Mouilleur de mines 1917 1 torpille (dommages indirects) 0 février 1944 26
6 Cassin Destroyer 1936 2 bombes de 250 kg 0 février 1944 26
7 California Cuirassé 1921 2 torpilles, 1 bombe de 250 kg 105 janvier 1944 25
8 Downes Destroyer 1937 1 bombe de 250 kg 12 novembre 1943 23
9 Nevada Cuirassé 1916 1 torpille, 5 bombes de 250 kg 57 octobre 1942 10
Échoué pour éviter la submersion dans le chenal.
10 Vestal Navire atelier 1913 2 bombes de 250 kg (1 défectueuse) 7 août 1942 8
11 Shaw Destroyer 1936 3 bombes de 250 kg 24 juin 1942 6
12 Helena Croiseur léger 1939 1 torpille 34 juin 1942 6
13 Pennsylvania Cuirassé 1916 1 bombe de 250 kg 32 mars 1942 3
14 Tennessee Cuirassé 1920 2 bombes de 800 kg défectueuses 5 février 1942 2
15 Maryland Cuirassé 1921 2 bombes de 800 kg défectueuses 4 février 1942 2
16 Raleigh Croiseur léger 1924 1 torpille, 1 bombe de 250 kg 0 février 1942 2
17 Curtiss Porte-hydravions 1940 1 bombe de 250 kg 21 janvier 1942 1
18 Honolulu Croiseur léger 1938 1 bombe de 250 kg (dommages indirects) 0 janvier 1942 1
19 Helm Destroyer 1937 2 bombes de 250 kg (dommages indirects) 0 décembre 1941 0
20 New Orleans croiseur lourd 1931 Dommages indirects 0 décembre 1941 0
Dommages légers

Du côté américain  

Le bilan humain de l'attaque fut lourd : 2 403 Américains sont morts et 1 178 ont été blessés. Les pertes se répartissent ainsi :

  • US Army; 218 morts et 364 blessés.
  • US Navy; 2008 morts et 710 blessés.
  • US Marine Corp, 109 morts et 69 blessés.
  • Civils, 68 morts et 35 blessés, tués ou blessés par les bombes ou les éclats de bombes tombés dans les zones civiles, jusqu'à Honolulu.

Près de la moitié des pertes américaines, soit 1 177 hommes, fut provoquée par l'explosion et le naufrage de l'USS Arizona. Celui-ci explosa à cause d'un obus de marine de 400 mm modifié de façon telle qu'il puisse être utilisé comme une bombe par un avion, largué par Tadashi Kusumi. L'incendie de la chaufferie fut sans doute provoqué par une bombe qui entra dans la cheminée La coque de l'Arizona sert aujourd'hui de mémorial. Il continue d’ailleurs de perdre un peu de carburant, quasiment 70 ans après l’attaque.

L'attaque avait visé les cuirassés stationnés dans la rade :
l'USS Nevada fut endommagé par une torpille et un incendie ; il fut la cible de nombreuses bombes japonaises lorsqu'il se mit en route pour éviter la submersion dans le chenal et finit par toucher le fond de la rade par l'avant. Il fut renfloué par la suite.
L'USS California fut touché par deux bombes et deux torpilles. L'équipage reçut l'ordre d'évacuer le navire. Il fut renfloué par la suite.
L'USS Utah, ce cuirassé d’un modèle ancien était utilisé comme cible de bombardement mobile. Il constituait une cible facile et fut touché deux fois par des torpilles.
Sept torpilles affectèrent l'USS West Virginia et la dernière eut pour conséquence de détacher le gouvernail.
L'USS Oklahoma fut frappé par cinq torpilles et chavira.
L'USS Maryland fut atteint par deux obus de marine de 400 modifiés sans subir de dommages sérieux.
L'USS Pennsylvania fut touché par une bombe de 250 kg au cours de la deuxième vague d'attaque alors qu'il était en cale sèche sans subir de dommages sérieux.
L'USSWest Virginia fut touché par 7 torpilles et 2 bombes de 800 kg. Il fut renfloué par la suite.
L'USS Tennessee fut touché par 2 bombes de 800 kg défectueuses occasionnant seulement des dommages légers

Même si les Japonais ont concentré leurs tirs sur les navires de ligne, ils n'ont pas épargné les autres cibles. Le croiseur léger USS Helena fut torpillé et le choc provoqua le chavirement du mouilleur de mines USS Oglala situé à côté. Deux destroyers en cale sèche furent détruits lorsque des bombes touchèrent leur réservoir de carburant. L’incendie se propagea à d'autres navires. Le croiseur léger USS Raleigh fut touché par une torpille qui ouvrit une brèche. Le croiseur léger USS Honolulu fut endommagé mais resta en service. Le destroyer USS Cassin chavira et le destroyer USS Downes fut sérieusement endommagé. Le bateau de réparation USS Vestal, rangé bord à bord avec l’Arizona (alors en feu), fut gagné par les flammes qui ravageaient ce dernier et finit par sombrer à son tour. Le navire ravitailleur USS Curtiss fut également endommagé.

 

La quasi totalité des 188 avions stationnés à Hawaï furent détruits ou endommagés. Lorsque les Japonais arrivèrent au-dessus des aérodromes américains, ils trouvèrent 155 avions stationnés aile contre aile pour éviter le sabotage (40 % de la population de l'île d'Oahu étant des Américano-japonais) mais constituant ainsi des cibles idéales. Les attaques sur les casernes tuèrent des pilotes et d’autres membres du personnel. Des tirs amis ont abattu plusieurs avions américains.

L'aéronavale perdit 13 chasseurs, 67 bombardiers, trois avions de transport et quatre forteresses volantes en plus de la moitié des avions de combat qui se sont retrouvés cloués au sol parce qu'ils avaient été disposés aile contre aile ce qui les empêcha de décoller rapidement. L'aviation de l'armée de terre fut aussi gravement touchée : 12 B-18, 20 A-9, 2 A-20, 4 P-26, 20 P-36 et 32 P-40   

Le port et les vaisseaux touchés

l'Arizona brule

 

Épave du destroyer Shaw

 

Photo aérienne japonaise prise pendant l’attaque. Les vagues provoquées par les explosions des torpilles sont parfaitement visibles.

Les destroyers Cassin et Downes gravement touchés devant le cuirassé Pennsylvania presque intact.

west-virginia

Le sauvetage des marins du West Virginia au milieu des flammes. Le mazout provoque de gigantesques incendies.

West viginia coulé

 

Vue du port pendant l’attaque. Les petits panaches de fumée noire indiquent que passé l'effet de surprise, la DCA américaine est très active.

Un hangar d'avions de l'île Ford brûle.

 

 

 

 

  i

Dans le camp japonais

Du côté japonais, les pertes humaines furent beaucoup moins lourdes : 64 morts (55 aviateurs et neuf sous-mariniers) ; l'enseigne Kazuo Sakamaki fut capturé, premier prisonnier de guerre japonais du conflit.

Le bilan matériel fut aussi limité : les cinq sous-marins de poche engagés furent coulés ou capturés et un sous-marin de croisière a été coulé le 10 décembre (le I-70 avec 121 membres d'équipage fut détruit par des avions de l'USS Enterprise). Sur les 441 avions japonais disponibles, 350 prirent part à l’attaque et 29 furent abattus durant la bataille33, neuf au cours de la première vague, vingt dans la seconde. 74 autres furent touchés par les défenses antiaériennes et l’artillerie au sol. Le plan audacieux de Yamamoto et de Genda avait atteint ses objectifs.

Un succès à relativiser

                                                                                                       Vengez Pearl Harbor - Nos balles le feront. »

Cependant, l'armada japonaise s'en retourna sans qu'aucun porte-avions américain ne fût détruit car ils ne se trouvaient pas à Pearl Harbor. L'USS Enterprise rentrait au port et se trouvait à 300 km au début de l'attaque (six des dix-huit SBD qu'il avait fait décoller à 6 h 20 en direction d'Hawaï ont été détruits), l'USS Lexington livrait des avions aux îles Midway et l'USS Saratoga était à San Diego en train d'embarquer son groupe aérien et de subir des réparations. D'autre part, presque tous les navires touchés étaient des vieux bâtiments ; 80 % d'entre eux furent remis en état et modernisés après l'attaque Les destroyers Cassin et Downes furent gravement endommagés mais leurs machines furent sauvées et elles équipèrent d’autres bâtiments portant leur nom d’origine. Les pertes matérielles les plus graves furent celles des 155 avions et des dégâts matériels dans la base.

Finalement, l'attaque japonaise sur Pearl Harbor fut une brillante réussite tactique mais un échec du point de vue stratégique. Malgré les pertes, la base resta opérationnelle (le port, les pistes, les réservoirs de carburant et les ateliers de réparation n'ont pas été détruits ou marginalement). Yamamoto aurait dit : « Je crains que tout ce que nous avons réussi à faire est de réveiller un géant endormi et de le remplir d'une terrible résolution. »

Contrainte de se battre sans cuirassés, la marine américaine développa par la suite de nouvelles tactiques navales reposant sur des Task forces combinant des porte-avions et des sous-marins, reprenant la stratégie japonaise employée à Pearl Harbor. Ces nouvelles méthodes permirent de freiner l'avance japonaise en 1942, délai que l'amiral Yamamoto estimait avoir donné au Japon avant que la capacité industrielle démultipliée des États-Unis ne leur donne une supériorité écrasante. Paradoxalement, la doctrine navale japonaise continuait à ce moment à considérer les cuirassés comme les navires les plus importants.

Conséquences et portée de l'événement   Entrée en guerre des États-Unisr

Après l'attaque japonaise sur la base navale américaine, le président Roosevelt engagea son pays dans la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Alliés. Les Japonais firent une déclaration de guerre officielle mais à cause de divers contretemps, elle ne fut présentée qu'après l'attaque.

Le 8 décembre 1941, le président Roosevelt déclara 

« Hier, 7 décembre 1941 - une date qui restera à jamais marquée dans l'Histoire comme un jour d’infamie - les États-Unis d'Amérique ont été attaqués délibérément par les forces navales et aériennes de l'empire du Japon. Les États-Unis étaient en paix avec le Japon et étaient même, à la demande de ce pays, en pourparlers avec son gouvernement et son empereur sur les conditions du maintien de la paix dans le Pacifique. Qui plus est, une heure après que les armées nippones eurent commencé à bombarder Oahu, un représentant de l'ambassade du Japon aux États-Unis a fait au secrétariat d'État une réponse officielle à un récent message américain. Cette réponse semblait prouver la poursuite des négociations diplomatiques, elle ne contenait ni menace, ni déclaration de guerre […]. J'ai demandé à ce que le Congrès déclare depuis l'attaque perpétrée par le Japon dimanche 7 décembre, l'état de guerre contre le Japon. »

Le Congrès américain déclara la guerre au Japon à la quasi unanimité ; seule la pacifiste Jeannette Rankin (députée républicaine du Montana) s'opposa à cette décision. Roosevelt signa la déclaration le jour même. Avec la loi sur la conscription du 20 décembre 1941, la mobilisation s'élargit à tous les Américains entre 20 et 40 ans. Le 22 décembre 1941 débuta la conférence Arcadia au cours de laquelle Churchill et Roosevelt décidèrent d'unir leurs forces contre l'Allemagne nazie. La Déclaration des Nations unies du 1er janvier 1942 prévoyait la création de l'ONU. Enfin, le pays dut convertir son économie pour répondre aux besoins de la guerre, un processus qui commença le 6 janvier 1942 avec l'annonce du « Programme de la Victoire ». L'entrée en guerre des États-Unis marquait un tournant dans la mondialisation du conflit.

Le lendemain, 9 décembre, l'Angleterre déclarait la guerre au Japon et Winston Churchill écrira plus tard dans ses Mémoires : « Aucun Américain ne m'en voudra de proclamer que j'éprouvai la plus grande joie à voir les États-Unis à nos côtés. Je ne pouvais prévoir le déroulement des événements. Je ne prétends pas avoir mesuré avec précision la puissance guerrière du Japon, mais je compris que, dès cet instant, la grande République américaine était en guerre, jusqu'au cou et à mort. Nous avions donc vaincu, enfin ! »

Réaction du Japon et de ses alliés

Dans les heures qui suivirent, le Royaume-Uni (et son empire colonial, le Canada, l'Australie, l'Afrique du Sud) entrèrent en guerre contre le Japon.

L'Allemagne nazie et l'Italie fasciste déclarèrent la guerre aux États-Unis le 11 décembre 1941, quatre jours après l'attaque de Pearl Harbor. Selon les termes du pacte tripartite, Hitler et Mussolini n'étaient pourtant pas obligés de déclarer la guerre. Cependant, les relations entre les pays européens de l’Axe et Washington s'étaient détériorées depuis 1937.

Les adversaires du New Deal de Roosevelt, notamment le Chicago Tribune, rendirent public le plan de guerre américain pour l’Europe. Hitler estimait qu'un conflit avec les États-Unis était inévitable. Ce sentiment fut renforcé par la publication du plan américain, par l’attaque de Pearl Harbor et par le discours de Roosevelt. Le Führer méprisait les Américains, en particulier les Noirs qu'il tenait pour inférieurs. Il sous-estima également la puissance productive des États-Unis, leur capacité à combattre sur deux fronts à la fois (en Europe et dans le Pacifique) et les conséquences du prêt-bail sur ses adversaires. Les nazis escomptaient qu'à la suite de la déclaration de guerre contre les États-Unis, le Japon s'engagerait davantage contre l'URSS (avec laquelle il est en paix depuis la conclusion du pacte nippo-soviétique du 13 avril 1941) et les possessions européennes en Asie. Toutefois, le front chinois et le théâtre d'opération méridional accaparèrent l'essentiel des forces de l'empire du Japon.

Dans les heures qui ont suivi l'attaque de Pearl Harbor, les Japonais attaquèrent diverses colonies et bases militaires britanniques et américaines en Asie et dans le Pacifique : la Malaisie, Hong Kong, Guam et Wake. Peu après les événements de Pearl Harbor, les bombardiers de la11eflotte aérienne japonaise s'en prirent à la7eflotte de l'Air Force américaine basée aux Philippines et à la force « Z » britannique ce qui ouvrait la voie à la capture des deux premiers objectifs visés. Le 16 décembre, les forces nippones contrôlaient le nord de l'île de Bornéo, Hong Kong capitula le 25 décembre et Singapour tomba en janvier 1942.

 

L'événement vu par les Japonais          Bien que la propagande antiaméricaine eût préparé l'opinion publique japonaise à la guerre contre les États-Unis, il semble que la plupart des Japonais furent surpris lorsqu'ils apprirent la nouvelle : l'attaque avait en effet été menée dans le plus grand secret. Elle était présentée et ressentie comme un coup d'éclat et finit par rallier les sceptiques face à la guerre. Pour l'état-major et le gouvernement japonais, l'attaque de Pearl Harbor n’était qu’une réponse juste à la politique agressive de Washington. Il considérait que les Alliés, et particulièrement les États-Unis, multipliaient depuis longtemps les provocations à l'égard des Japonais. Aussi, l’attaque de Pearl Harbor ne relèverait pas de la trahison car Washington se préparait depuis longtemps à la guerre. Aujourd'hui encore, un certain nombre de Japonais pensent que leur pays a été poussé à se battre pour protéger la sécurité nationale et leurs intérêts En 1991, le ministre japonais des affaires étrangères rappela que le Japon avait donné une déclaration de guerre à 13h00 (le message en 14 points), heure de Washington DC, 25 minutes avant le début de l’attaque de Pearl Harbor.Le sentiment anti-japonais aux États-Unis

Les photographies des bâtiments en flamme et des destructions à Pearl Harbor soulevèrent une émotion certaine dans le monde entier. L'attaque japonaise galvanisa la nation américaine et l'unit pour atteindre un but : celui de faire capituler l'Empire du Soleil Levant. Le comité pacifiste America First décida lui-même sa dissolution et les adversaires politiques de Roosevelt cessèrent provisoirement leurs attaques. Le sentiment de trahison et la peur du sabotage ou de l’espionnage rendirent suspects les Japonais vivant sur le sol américain et les Américains d'origine japonaise. Le général John DeWitt et le secrétaire à la Marine Frank Knox évoquèrent l'existence d'une cinquième colonne sur le sol américain.

Dans les jours qui suivirent l’attaque, plusieurs rumeurs circulèrent : les ouvriers nippons de l’île auraient coupé les champs de canne à sucre pour former des flèches indiquant le chemin vers Pearl Harbor. D'autres rumeurs touchèrent le président Roosevelt et Marshall qui auraient été au courant de l’attaque. Enfin, la crainte d'un débarquement japonais à la suite de l'attaque ajouta un élément à la confusion qui régnait à Hawaï.

C'est dans ce contexte que 110 000 Japonais et citoyens américains d'origine japonaise furent rassemblés et surveillés dans des camps d'internement (War Relocation Centers). L'ordre exécutif 9066 du 19 février 1942 fut signé par Roosevelt et concerna l'ouest du pays où se concentraient les populations japonaises ; des camps furent ouverts dans des régions isolées des États de Washington, de Californie et de l'Oregon. Cependant, les Japonais des îles Hawaï ne furent pas internés car l'armée et la marine avaient besoin de main d'œuvre61. Des Américains d'origine japonaise furent incorporés dans l'armée américaine notamment dans le 442nd Regimental Combat Team qui combattit en Europe à partir de 1943 et subit de lourdes pertes. En 1988, le Congrès présenta officiellement ses excuses pour ces arrestations arbitraires en votant une loi qui indemnisait les victimes encore vivantes62.

Pearl Harbor peut également expliquer la détermination des États-Unis à procéder aux bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

Portée et signification

Pearl Harbor est toujours considéré par les Américains comme l'un des événements les plus importants de leur histoire : c'était en effet la première fois depuis la guerre de 1812 que le sol américain était attaqué par un pays étranger. Soixante ans plus tard, les journalistes comparèrent les attentats du 11 septembre 2001 à l'attaque du 7 décembre.

De nombreux films japonais et américains ont relaté cet épisode de la Seconde Guerre mondiale. Tant qu'il y aura des hommes réalisé en 1953 par Fred Zinnemann évoque la vie des militaires à Pearl Harbor. Le film Tora! Tora! Tora! de Richard Fleischer en 1970 donne une description assez réaliste des événements, prenant à la fois les points de vue américain et japonais. Le film documente notamment la longue liste d'erreurs et d'accidents qui rendirent cette attaque si destructrice pour les forces américaines. Le titre reprend le mot Tora qui signifie « tigre ». Il s'agit du message radio envoyé par Mitsuo Fuchida, le commandant de la mission. Le film 1941, réalisé par Steven Spielberg et sorti en 1979, évoque le climat de panique après l'attaque. Dans Nimitz, retour vers l'enfer de Don Taylor (1980), un porte-avions nucléaire voyage dans le temps et se retrouve à Pearl Harbor, la veille de l'attaque, avec la possibilité de changer l'Histoire. Pearl Harbor (2001) de Michael Bay reprend des scènes de Tora! Tora! Tora! comme celle du cuisinier-mitrailleur.

Un événement controversé L'attaque de Pearl Harbor fit l'objet de nombreuses polémiques dès les lendemains des événements : entre décembre 1941 et juillet 1946, sept commissions administratives et une commission spéciale enquêtèrent pour établir les responsabilités et les négligences

Les commissions d'enquête                 La première commission, dirigée par Owen Roberts, fut constituée dès le mois de décembre 1941 et rendit ses conclusions au Congrès des États-Unis en janvier 1942. Elle accusa les officiers de la base (Walter Short et Husband Kimmel) de manquement à leur devoir, en particulier dans la défense de Pearl Harbor ; les deux hommes furent relevés de leurs fonctions. Cependant, le Sénat des États-Unis vota leur réhabilitation en mai 1999 (non signée ni par Clinton ni par Bush).

Les négligences et erreurs américaines

walter Short

l 'amiral Kimmel, déchu de son poste, contributeur de la thèse sur Roosevelt.

président américain Roosevelt signant la déclaration de guerre contre le Japon, une fois son discours prononcé devant le Congrès 

 

Roosevelt s'adresse au Congrès américain le 8 décembre 1941

 

L'attaque de Pearl Harbor par les Japonais provoqua un choc immense dans l'opinion publique, à la tête de l'armée et de l'État. Les journalistes et les politiques posèrent rapidement la question des responsabilités. Il paraissait en effet évident que plusieurs erreurs avaient été commises : encore fallait-il déterminer si elles l'avaient été de manière intentionnelle ou non. Une série de défaillances se sont accumulées et permettent de comprendre le désastre : l'entrée de la rade n'était pas protégée par des filets anti torpilles. Les navires américains, alignés côte à côte sur ordre de Claude C. Bloch à cause du manque de place, offraient des cibles idéales. Les soldats américains de Pearl Harbor croient lors des premiers bombardements qu'il s'agit d'exercice, pensant que les avions venaient de Californie, les Japonais ayant longé les côtes russe.

Le général Short estimait que le danger le plus immédiat pour les terrains d'aviation était le sabotage, et avait par conséquent ordonné que les avions soient concentrés en des endroits faciles à surveiller, situation qui facilita leur destruction par l'attaque aérienne ; Short ne croyait pas à l’efficacité du radar, une invention relativement nouvelle. L'équipe de surveillance du radar n'avait pas été remplacée après 7 heures ; aucune patrouille n'était de service le dimanche matin. Les diverses installations militaires n'étaient pas camouflées. La cryptanalyse des codes secrets (Code 97 des purple machines) aurait dû aider Pearl Harbor mais les Japonais pratiquaient la contre-information et ils n’ont pas été transmis à temps (George Marshall préféra utiliser le télégraphe au téléphone qu'il pensait être victime d'interceptions par les Japonais), d'autant plus qu'il n'y avait aucun décodeur à Hawaï. Enfin, les divergences qui existaient entre Short et Kimmel expliquent en partie le manque de coordination et les dysfonctionnements dans le système de défense de Pearl Harbor.

Les révélations d'un agent double De nombreux signes et avertissements n'ont pas été entendus ou compris. Quatre mois avant l'attaque, l'espion serbe Dušan Popov, à l'instar de Richard Sorge, informe les services secrets anglais, puis américains des intentions nippones. Les actualités de Paramount dès le 13 novembre 1941 montraient qu'une attaque pourrait avoir lieu sur Pearl Harbor

Dans sa synthèse historique récente Comment Roosevelt fit entrer les États-Unis dans la guerre, Arnaud Blin indique que l'agent double Dusko Popov avait dévoilé par un questionnaire des services secrets britanniques (MI:5) que les amiraux japonais avaient réclamé à l'Abwehr une étude détaillée du bombardement par la RAF de la flotte italienne dans le port de Tarente les 11 et 12 novembre 1940. Bien que le directeur du FBI J. Edgar Hoover ait reçu l'espion Popov le 12 août 1941 dans son bureau, il ne transmit qu'un échantillon du questionnaire à la Maison Blanche.

L’amiral Harold Rainsford Stark, chef des opérations navales américaines, avait envoyé un message d’alerte au commandant en chef des flottes de l’Asie orientale et du Pacifique à Hawaï34. L'état-major américain redoutait donc une attaque japonaise, il ne l'attendait pas à Pearl Harbor : ils avaient une confiance aveugle dans l'isolement de l'île, située à plusieurs milliers de kilomètres du Japon. L'état-major américain était pour sa part convaincu que l’attaque aurait lieu aux Philippines ou à Singapour, ce qui ne constituait pas une cause de guerre selon les déclarations de Roosevelt.

Arnaud Blin a donc la conviction que la surprise de Roosevelt était bien réelle lorsque Frank Knox l'informa de l'attaque.

Le 7 décembre 1941, lorsqu'il apprend que Pearl Harbor a été attaquée, le secrétaire à la marine Frank Knox s'écria incrédule :« Mon Dieu, ça ne peut pas être vrai. Il s'agit sûrement des Philippines ! »

Les défenses naturelles de Pearl Harbor semblaient la protéger efficacement. Les officiers américains craignaient davantage un acte de sabotage ou un débarquement plutôt qu'une attaque aérienne, jugée impossible. Les menaces qui leur furent transmises ne furent pas prises au sérieux.La mise en cause du président RooseveltUne thèse très controversée affirme que Roosevelt était au courant de l'attaque et qu'il laissa faire pour provoquer l'indignation de la population et faire entrer son pays dans la guerre. Cette théorie fut d'abord avancée par les officiers déchus par les commissions d'enquête : Husband Kimmel se dit victime d'un complot visant à cacher la responsabilité du gouvernement et de l'état-major. Il diffusa cette idée dans ses Mémoires parus en 1955. Le contre-amiral Robert Theobald, qui à Pearl Harbor commandait les destroyers, écrivit dans un ouvrage traduit en français :

« Notre conclusion principale est que le président Roosevelt contraignit le Japon à faire la guerre en exerçant en permanence sur lui une pression diplomatique et économique, et l'incita à ouvrir les hostilités par une attaque surprise en maintenant la flotte du Pacifique dans les eaux hawaïennes comme appât. Cette thèse fut ensuite reprise par les adversaires de Roosevelt et de sa politique extérieure. Les négligences furent utilisées par les républicains pour discréditer le camp démocrate après 1945. Plus tard, plusieurs historiens américains, tels que Charles Beard et Charles Tansill ont essayé de prouver l'implication du président.

Les faits cités à l'appui de cette théorie du complot sont notamment l'absence supposée providentielle des trois porte-avions en manœuvre le jour de l'attaque et qui n'ont pas été touchés, le fait que les nombreux messages d'avertissement aient été ignorés et enfin les négligences locales. Certains soupçonnent le gouvernement américain d'avoir tout fait pour ne recevoir la déclaration de guerre japonaise qu'après le bombardement. Les partisans de cette thèse sont convaincus que Roosevelt a poussé les Japonais à la guerre tout au long des années 1930 afin de convaincre le peuple américain majoritairement isolationniste et partisan de la neutralité

Il est cependant difficile d'imaginer que Roosevelt ait laissé détruire autant de bâtiments de la marine juste pour engager son pays dans la guerre. En effet, la valeur tactique des porte-avions était méconnue en 1941, même si d'évidence, compte tenu des investissements réalisés, les Japonais et les Américains fondaient de gros espoirs sur cette nouvelle unité marine. C'était encore le cuirassé qui faisait figure de navire principal dans les flottes de guerre et même l'amiral Yamamoto envisageait la confrontation finale entre les deux pays sous la forme d'un combat entre cuirassés. Dès lors, tout officier au courant de l'attaque aurait fait en sorte de protéger les cuirassés qui seraient alors partis au large en sacrifiant les porte-avions. Ce choix aurait été logique pour les autorités de la marine et aurait été paradoxalement plus néfaste aux Américains dans la poursuite de la guerre. L'amiral Chester Nimitz livre une analyse similaire dès 1945 :

« Si l'amiral Husband Kimmel, alors commandant des forces américaines à Pearl Harbor, avait reçu 24 heures à l'avance la nouvelle de l'attaque, il aurait fait partir toutes nos forces à la rencontre des Japonais. Nous n'avions pas un seul porte-avions capable de s'opposer à la formation des porte-avions de l'amiral Nagumo, et les Japonais auraient coulé chacun de nos bateaux en haute mer. Nous aurions perdu 60 000 hommes et la quasi-totalité de notre flotte du Pacifique. »

Quant au message d’alerte, il est arrivé trop tard à Pearl Harbor à cause du décalage horaire, du jour (un dimanche), de maladresses et de problèmes techniques. En outre, les services de renseignement américains travaillaient séparément et étaient souvent incompétents. Si la plupart des messages secrets ennemis étaient déchiffrés, ceux de la marine japonaise restaient souvent mystérieux. Les services japonais pratiquaient le jeu de la désinformation.

Par conséquent, rien ne permet d’affirmer que Roosevelt était au courant de l'attaque de Pearl Harbor, même s'il fait peu de doute qu'il a accumulé les actes contraires à la neutralité durant les années 1930. Cependant, les sanctions économiques visaient avant tous les Allemands, et le président américain donnait la priorité au théâtre d’opération européen comme le montre par exemple la conférence Arcadia, et la guerre contre le Japon ne fut jamais sa priorité absolue.

Si Roosevelt et son entourage étaient conscients des risques de guerre provoqués par la politique de soutien au Royaume-Uni, à l'URSS et à la Chine, il n'y a pas d'indication qu'il ait souhaité l'attaque de Pearl Harbor. Le désastre fut provoqué par la préparation minutieuse des Japonais, par une série de négligences locales et par des circonstances particulièrement défavorables aux Américains.

carte des conquêtes japonaises (1937-1942)

mémorial de l'USS Arizona, Pearl Harbor

It is sobering to recall the events of that sad day so many years ago; but the reminders, such as the stark memorial to the sunken USS Arizona, will remain long after the last survivor is gone.

                              

http://youtu.be/eus7thfW5JI             http://www.armee-americaine.net/main.php?p=pearlharbor         http://www.history.com/topics/world-war-ii/pearl-harbor

http://www.history.com/topics/world-war-ii/pearl-harbor/videos

http://www.ibiblio.org/hyperwar/USMC/USMC-C-Pearl.html

 

https://www.facebook.com/PacificAviationMuseum

http://ow.ly/xnaKH

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USS Arizona Memorial at Pacific Aviation Museum Pearl Harbor.

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                                                                                               PACIFIQUE

Le croiseur léger australien Sydney et le croiseur auxiliaire allemand Kormoran se sont affrontés dans l'océan Indien, au large de l'Australie-Occidentale le 19 novembre 1941.

                                                  

Les deux navires se sont gravement endommagés l'un l'autre et le Sydney a été perdu avec l'ensemble de ses 645 membres d'équipage, ce qui en fit le plus grand navire de tous les pays alliés à être perdu avec tout son équipage pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Kormoran a été sabordé par son équipage, dont la plupart des membres ont été sauvés et ont été faits prisonniers de guerre.

Les causes de la bataille et du naufrage du Sydney restent controversées. La perte du Sydney a causé un choc et beaucoup d'incrédulité en Australie car c'était l'un des plus célèbres navires de la Royal Australian Navy (RAN) et il a été coulé par un cargo converti en croiseur. Les seuls témoins oculaires de la bataille ont été les membres de l'équipage du Kormoran mais comme les deux navires se sont écartés après la bataille, les raisons exactes du naufrage du Sydney restent inconnues.

En mars 2008, les épaves du Kormoran et du Sydney ont été retrouvées après de longues recherches. Les deux navires se trouvent à environ 200 kilomètres au large de la Pointe Escarpée, à une profondeur d'environ 2 500 mètres et à environ 12 milles nautiques (22 km) l'un de l'autre

Le Sydney a été lancé le 22 septembre 1934, aux chantiers navals Swan Hunter et Wigham Richardson Ltd, à Wallsend, en Angleterre. C'était un croiseur léger modifié de la classe Leander de 6 830 tonnes, commandé par la Royal Australian Navy (RAN) en 1935. Son armement comprenait huit canons jumelés de 152 mm et quatre canons de 102 mm montés séparément. Extérieurement, la modification la plus notable du Sydney par rapport à la conception originale Leander est le remplacement de la cheminée unique par deux cheminées beaucoup plus étroites et plus hautes. Le Sydney était facilement différenciable des autres navires du même type par la présence d'un longeron en avant de la passerelle et par son unique ouverture pour les canons de 102 mm située au milieu du navire. Il possédait également un hydravion Supermarine Walrus (qui avait remplacé un Supermarine Seagull6, piloté par des membres de l'escadrille no 9 de la Royal Australian Air Force.

En 1940, le Sydney a été crédité d'avoir coulé un croiseur moderne italien au cours de la bataille du cap Spada et deux destroyers italiens dans d'autres engagements. Après son retour de Méditerranée, le commandement du Sydney est passé du célèbre commandant John Collins au relativement inexpérimenté commandant Joseph Burnett.

Le Kormoran était un cargo que la Kriegsmarine (marine allemande) avait transformé en navire de guerre déguisé en navire de commerce. Il était sous les ordres du Fregattenkapitän (commandant) Theodor Detmers. Le navire allemand simulait le cargo néerlandais Malakka Straat. Bien que dépourvu d'une armure de protection et sans la vitesse d'une véritable navire de guerre, le Kormoran avait des armes dissimulées, dont six canons de 150 mm et des lance-torpilles. Il était en service depuis un peu plus d'un an et avait coulé dix navires marchands dans l'Atlantique Sud, l'océan Indien et le Pacifique Sud.

Navigation des deux navires jusqu’à l’engagement     Le 16 octobre, après avoir mené des actions couronnées de succès contre des navires marchands alliés dans le nord de l'océan Indien, le Kormoran rejoignit le navire de ravitaillement de la Kriegsmarine, le Kulmerland pour se réapprovisionner en carburant et en ravitaillement ainsi que pour déposer des prisonniers et cinq membres d'équipage exigeant des soins médicaux en un lieu prédésigné au large du cap Leeuwin, au sud ouest de l'Australie7. Les deux navires voyagèrent de concert vers le nord-ouest jusqu'au 25 octobre. Detmers voulait poser des mines au large de Fremantle. Toutefois, alors que le Kormoran se dirigeait vers l'Australie, il reçut un avertissement de la radio de guerre allemande l'avertissant de l'approche d'un convoi, escorté par le croiseur lourd britannique Cornwall (qui avait coulé en mai un autre croiseur auxiliaire allemand, le Pinguin). Detmers prit des mesures d'évitement, changeant de cap vers le nord, avant de s'approcher de nouveau de la côte près de la baie Shark.

Le 5 novembre, à Albany, au sud-ouest de l'Australie, le Sydney commença à escorter le navire de troupes le Zealandia qui se dirigeait vers Singapour. Le Sydney et le Zealandia étaient arrivés à Fremantle le 9 novembre. Ils furent retardés par une grève à bord du Zealandia et ne purent quitter Fremantle avant le 11 novembre. Ils atteignirent le détroit de la Sonde le 17 novembre et le Sydney confia l'escorte du Zealandia au Durban avant de retourner à Fremantle. Le Sydney avait prévu d'y arriver dans l'après-midi ou dans la soirée du 20 novembre.

Selon les récits des membres d'équipage du Kormoran, leur navire se trouvait au large de l'île Dirk Hartog et se dirigeait vers le nord lorsqu'il fut repéré par le Sydney, à environ 16 heures, le 19 novembre. Les deux navires étaient distants d'environ 20 kilomètres (11 milles nautiques). Le pseudo-cargo néerlandais ignora les signaux envoyés par le Sydney et se dirigea vers la haute-mer, suivi par le navire australien. Detmers ordonna l'envoi de signaux radio, signalant que le cargo néerlandais Straat Malakka était suivi par un navire inconnu. Le Kormoran avait des problèmes de moteur et ne pouvait faire plus de 14 nœuds (26 km/h). Les deux navires entreprirent d'échanger des signaux visuels. Le Kormoran envoya une série de signaux délibérément confus et mal affichés pendant 90 minutes alors que le Sydney se rapprochait du Kormoran.

Detmers maintint la comédie aussi longtemps que possible pour tirer pleinement avantage de l'effet de surprise. Il savait que sa meilleure chance était dans une bataille à distance rapprochée où les avantages du Sydney en matière d'armement, système de contrôle de tir et armure de protection seraient les moindres. Burnett exigea finalement que le Kormoran lui livre un code secret, alors que le Sydney s'était approché à environ 1 000 mètres du Kormoran. Selon Detmers, le Sydney était encore en arrière du Kormoran, avec un cours parallèle au sien et n'était pas préparé au combat. Il pouvait "voir les hommes de cuisine, dans leur blouse blanche alignés le long du bastingage pour voir de près le navire hollandais"

La bataille Detmers conclut qu'il n'avait pas d'autre choix que le combat et ordonna que le drapeau néerlandais soit amené et que celui de la marine allemande soit hissé. Les armes entrèrent en action vers 17 heures 30. Selon l'équipage du Kormoran, le navire de guerre australien n'était pas pleinement préparé au combat - ses canons de 150 mm étaient bien pointés sur lui - mais les canons de 102 mm n'avaient pas leurs serveurs.

La première salve des canons allemands de 150 mm fut trop courte mais simultanément les salves de canons de 37 mm et de 20 mm tombèrent directement sur le pont du Sydney, la tour de commande des tirs et d'autres parties des superstructures. Les canons de 150 mm tirèrent avec succès leur deuxième salve. La précision des canonniers allemands, dans les premières minutes de la bataille, tua probablement de nombreux soldats du Sydney et/ou détruisit son système de contrôle de tir, ce qui empêcha les canonniers de tirer avec précision. L'hydravion à bord de Sydney fut également frappé et son carburant provoqua un incendie majeur au milieu du navire.

Certaines tourelles du Sydney répliquèrent alors aux tirs. Selon les Allemands, les premiers coups du Sydney semblèrent être une "salve d'essai": une norme technique de ciblage où des obus sont tirés de chaque côté de la cible. Le Sydney subit des tirs qui mirent hors service ses tourelles avant ("A" et "B"), ne laissant que les tourelles arrières ("X" et "Y") opérationnelles. L'équipage du Kormoran indiqua que la tourelle "X" ouvrit un feu rapide et précis, frappant le Kormoran au niveau de sa cheminée et de sa salle des machines, tuant presque tous les mécaniciens et provoquant un incendie majeur. La tourelle "Y" aurait tiré deux ou trois salves qui auraient raté leur cible. Le Sydney fut également touché à l'avant par au moins une torpille.

Le Sydney se dirigea alors directement sur le Kormoran, amenant les Allemands à penser qu'il allait les couler. Toutefois, il effectua un virage à 180 degrés, apparemment dans le but d'utiliser ses torpilles tribord. À 17 h 45, quatre torpilles furent tirées mais elles se contentèrent de passer derrière le Kormoran. À ce moment-là, les moteurs du navire étaient déjà en panne.

Malheureusement, le Sydney était maintenant exposé aux tirs intenses du Kormoran, cette fois sur son côté tribord. Le volume des tirs qu'il avait subi des deux côtés de sa superstructure et les incendies qui avaient suivi avaient détruits certaines embarcations de sauvetage et autres radeaux. Seuls cinq des neuf canots de sauvetage ont été retrouvés avec son épave. Le Sydney avait été frappé au moins 86 fois par les canons de 150 mm du Kormoran.

Le navire australien tira une dernière torpille à 18 h 00 avant de quitter les lieux vers le sud. Les artilleurs allemands continuèrent de tirer sur lui jusqu'à 18 h 25, quand Detmers donna l'ordre d'abandonner le navire. L'ordre fut donné en raison d'incendies qui faisaient rage sur le navire allemand et étaient devenus hors de contrôle après avoir atteint un magasin d'huile. À ce moment-là, le système de commande de tir avait également été détruit sur le Kormoran.       

Les deux navires coulent  Les Allemands déclarèrent avoir vu le navire en feu à l'horizon jusqu'à 22 h ce soir-là et vu des flammes encore de temps en temps, deux heures plus tard. Quelque temps après le navire australien disparut de leur vue, les Allemands entendirent plusieurs fortes explosions, et pensèrent - peut-être à tort - que le feu avait atteint les soutes à munitions du Sydney. Toutefois, l'examen de l'épave suggère que la cause de son naufrage a été la torpille qui l'avait frappé au niveau de sa proue et qui avait provoqué une déchirure dans sa coque, dans une mer agitée. Aucune des 645 personnes à bord n'a été retrouvée morte ou vive (à l'exception possible d'un corps non identifié retrouvé plus tard au large de l'île Christmas).sydney

Les tirs reçus lors de la bataille avaient provoqué un incendie incontrôlable dans la salle des machines du Kormoran, qui avait rendu les équipements de lutte contre les incendies hors d'usage. Il y avait 20 morts et le feu s'approchait de la zone de stockage des mines. Detmers choisit de saborder le navire et des charges explosives furent placées aux points stratégiques et les survivants prirent place à bord d'embarcations de sauvetage, Detmers étant le dernier à quitter le navire. Le processus d'abandon du navire a pris plusieurs heures, avec la mise en place des moyens de sabordage et les canots de sauvetage laborieusement treuillés des cales à la main pour fournir suffisamment de capacité pour l'ensemble de l'équipage. 40 autres Allemands, pour la plupart des blessés, ont perdu la vie quand un canot chavira dans la houle. Peu après minuit, les charges explosèrent, suivies 25 minutes plus tard par les mines. L'ensemble de la poupe et la section centrale du navire était en proie à une gigantesque feu avec des flammes qui montaient à 300 mètres dans le ciel de la nuit alors que le Kormoran coulait par l'arrière.   Survivants Detmers, environ 320 marins allemands et trois civils chinois travaillant à la blanchisserie ont été sauvés grâce aux canots de sauvetage par les navires marchands Aquitania, Trocas, Koolinda, Centaur et le navire australien de lutte anti-sous-marine Yandra. Un peu plus tard, deux embarcations de sauvetage touchèrent terre au nord de Carnarvon

KORMORAN   http://www.bismarck-class.dk/hilfskreuzer/kormoran.html

Presque tous les Allemands ont passé le reste de la guerre au camp de prisonniers de guerre près de Tatura, au Victoria ; ils n'ont été libérés qu'en janvier 1947

http://www.awm.gov.au/encyclopedia/hmas_sydney/action/       The action between HMAS Sydney and the auxiliary cruiser Kormoran, 19 November 1941

http://www.theage.com.au/news/national/sydney-lifeboat-mystery-solved/2008/04/07/1207420303613.html    Sydney lifeboat mystery solved

http://www.spiegel.de/einestages/legendaere-seeschlacht-a-949279.html         "Enttarnen!" - "Kriegsflagge weht!"

 

Le Kormoran (HSK 8) (ou Schiff 41) est un croiseur auxiliaire de la Kriegsmarine employé durant la Seconde Guerre mondiale. Il était connu de la Royal Navy sous le nom de Raider G.
À l'origine, il s'agit d'un cargo nommé Steiermark. Acquis par la marine allemande au début de la guerre, il est converti en croiseur auxiliaire. Il s'agit du plus gros croiseur auxiliaire employé par le IIIe Reich.

Durant le conflit, il opère dans l'Atlantique et l'océan Indien, coulant dix cargos et en capturant un onzième. Son principal fait d'armes reste la destruction du croiseur léger australien HMAS Sydney lors d'une bataille au large de l'Australie-Occidentale au cours de laquelle les deux navires disparaissent le 19 novembre 1941. 318 des 399 marins à bord du navire allemand sont secourus et placés dans des camps de prisonniers tandis que l'on ne retrouve aucun survivant parmi les 645 militaires à bord du navire australien.

L'épave du Kormoran est découverte le 12 mars 2008, cinq jours après celle du Sydney, au cours d'une mission exploratrice.

http://www.german-navy.de/kriegsmarine/ships/auxcruiser/kormoran/index.html     Kormoran (HSK 8)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du cap Bon est une bataille navale qui a eu lieu le 13 décembre 1941 au large du cap Bon en Tunisie,

lors de la Seconde Guerre mondiale, entre la Regia Marina d'un côté, et la Royal Navy aidée de la Koninklijke Marine de l'autre.

                                                                                         

Deux croiseurs et un torpilleur italiens sont coulés par les destroyers britannico-néerlandais. Les pertes humaines sont de plus de 900 hommes pour l'Italie et aucune pour le Royaume-Uni.

Deux croiseurs italiens venant de Palerme et chargés d'essence pour la Libye sont détruits par un groupe de destroyers arrivant de Gibraltar et passant vers Malte. Arrivant de l'est en pleine nuit, les navires alliés profitent à fond de l'effet de surprise. Les deux navires italiens sont victimes de leurs torpilles avant d'avoir eu le temps de tirer une quatrième salve

http://lemairesoft.sytes.net:1944/pages/page.aspx?univid=301407

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bataille du Saint-Laurent (ou bataille du golfe du Saint  laurent)est un épisode de la bataille de l'Atlantique qui opposa, de 1942 à 1944, les sous-marins (U-Boots) allemands de l'amiral Karl Dönitz à la Marine royale canadt-Laurent) ienne et à ses alliés dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent. Ce fut la première fois depuis 1812 que des navires ennemis pénétrèrent dans les eaux intérieures du Canada pour tuer

                                                                

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les forces sous-marines allemandes sous le commandement du Grand-Amiral Karl Dönitz attaquèrent les convois alliés qui, depuis l'Amérique du Nord, ravitaillaient la Grande-Bretagne. C'est ce qui fut appelé : « La Bataille de L'Atlantique ». D'un point de vue stratégique, les Allemands avaient décidé qu'il était plus profitable de perturber la circulation maritime au niveau du Saint-Laurent, par où transitait plus de marchandises qu'à partir de l'ensemble de tous les ports de la côte est du Canada. En effet, en 1939, le port de Montréal exportait davantage que tous les autres ports de la côte est canadienne réunis. En bloquant cet accès commercial, les Allemands fermaient la voie à 25 % du transport de marchandises dont dépendaient les Alliés pour l'invasion de l'Europe.

De plus, le golfe du Saint-Laurent ne possède que deux voies de sortie :

  • soit le détroit de Belle Isle entre Terre-Neuve et le Labrador
  • soit le détroit de Cabot entre Terre-Neuve et l'Île du Cap-Breton.  
  •  
  • Préparatifs défensifs    En 1940, les autorités canadiennes décidèrent, face à la menace d'une invasion de la Grande-Bretagne par la Wehrmacht, de transformer le petit port de Gaspé (Québec) en base navale pour accueillir les navires de la Marine royale. Dans un discours tenu en mars 1942, le premier-ministre William Lyon Mackenzie King annonçait déjà ses craintes de la venue de sous-marins U-boot allemands dans le golfe et le fleuve Saint-Laurent et ajouta à la tâche de la marine canadienne d'escorter les convois dans l'Atlantique celle de protéger les convois le long des côtes canadiennes. La base de Gaspé s'appelait le NCSM Fort Ramsey et fut inaugurée le 1er mai 1942. Elle ne possédait qu'un seul navire, l'arraisonneur NCSM Venning de 18 mètres. De plus, des installations d'observation côtière furent réparties sur les côtes de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord. Un aérodrome militaire d'entraînement fut aussi aménagé à Mont-Joli (Québec).
  •  
  • Été-automne 1942  Dans la nuit du 11 au 12 mai 1942 à 15 kilomètres au nord de Pointe-à-la-Frégate (Cloridorme), le U-Boot U-553 affecté à l'opération allemande Drumbeat sous le commandement du capitaine Karl Thurmann attaque et coule le Nicoya, un navire marchand britannique qui transportait du ravitaillement à partir de Montréal, entraînant dans la mort six membres d'équipage. Le lendemain, au large de Rivière-de-la-Madeleine, il envoya par le fond un navire hollandais affrété par le ministère du Transport de guerre britannique, le Leto, tuant dix marins.

Dans les jours qui suivirent ces attaques, l'Aviation Royale du Canada (ARC) envoya des renforts à Mont-Joli et déplaça le 117e Escadron (bombardement et reconnaissance), équipé de Canso et de Catalina, à North Sidney (Nouvelle-Écosse). Un détachement fut installé à Gaspé.

Curtiss Kittyhawk de la RCAF

identique à celui que pilotait Jacques Chevrier lorsqu'il disparut

Le 6 juillet, le convoi QS-15 (Québec-Sidney) est attaqué par l'U-132 du capitaine Ernst Vogelsang et voit trois de ses douze navires coulés en moins de trente minutes. Deux sont des navires britanniques (le Dinaric et le Hainaut) et l'autre est grec (l'Anastassios Pateras)1. Le sous-marin fut chassé par le navire d'escorte, le dragueur de mines de classe Bangor, NCSM Drummondville mené par le lieutenant J.P. Fraser qui lança une série d'attaques à la grenade sous-marine. Quatre chasseurs Curtiss Kittyhawk du 130e Escadron basé à Mont-Joli se lancèrent à la recherche du U-boot. Le commandant d’aviation J.A.J. Chevrier qui dirigeait cette mission n'en revint jamais, son appareil fut porté disparu.

Le capitaine Vogelsang et son U-132 coulèrent le navire britannique Frederika Lensen dont quatre marins marchands trouvèrent la mort le 20 juillet à l'ouest de Pointe-à-la-Frégate1.

Lockheed Hudson du 11e Escadron de Dartmouth en Nouvelle-Écosse.

Le 31 juillet le commandant du 113e Escadron de Yarmouth, le Squadron Leader Norville E. Small, repère le U-754 au sud de Yarmouth en Nouvelle-Écosse à bord de son Lockheed Hudson et l'attaque à la mitrailleuse et à la grenade anti-sous-marine avec une grande précision avant que le sous-marin n'ait pu plonger. Une énorme explosion sous-marine s'ensuit et le sous-marin disparaît alors dans les profondeurs entraînant ses 43 membres d'équipage avec lui. Bien que le naufrage du U-754 se soit déroulé à l'extérieur du golfe du St-Laurent cet évènement mérite d'être mentionné car il s'agit là du premier sous-marin ennemi coulé par un avion du Commandement Aérien de l'Est de la RCAF.

Au mois d'août, l'amiral Karl Dönitz déploie trois U-boots dans le détroit de Belle Isle pour attaquer les convois de matériaux pour la construction de la base aérienne américaine de Goose Bay (Labrador) et ceux qui se rendaient de Sydney au Groenland. Il y avait entre autres le U-517 du capitaine Paul Hartwig et le U-165 du capitaine Eberhard Hoffman1.

Le 27 août, deux convois, le SG-6 (Sydney-Groenland) et le LN-6 (Québec-Goose Bay), entrent dans le détroit de Belle Isle. Le U-517 torpille et coule le transport de troupes américain Chatham qui transportait 562 passagers1. Treize hommes perdent la vie malgré les efforts des gardes-côtes américains et de la corvette NCSM Trail sous les ordres du lieutenant G.S. Hall. Le lendemain, le navire marchand Laramie est torpillé et endommagé par le U-165 tandis que le U-517 coule le bâtiment américain Arlyn avec neuf marins1. Ces deux navires faisaient partie du convoi SG-6.

En septembre, une partie du 113e Escadron de Yarmouth (Nouvelle-Écosse), équipé de Hudson, est détaché à Chatham (Nouveau-Brunswick) pour la chasse aux sous-marins.

Le 3 septembre, le laquier7 Donald Stewart est envoyé par le fond avec trois de ses membres d'équipage. Le NCSM Weyburn, une corvette commandée par le lieutenant Tom Golby, attaqua le U-517, mais sans l'atteindre. Plusieurs heures plus tard, un Digby du 10e Escadron (Gander) piloté par le lieutenant J.H. Sanderson de l'aviation royale du Canada lança ses grenades contre le sous-marin mais sans l'endommager.

Le navire marchand grec Aeas du convoi QS-33 fut coulé le 6 septembre par le U-165. Deux personnes périrent au cours de cette attaque. Dans la nuit qui suivit, le yacht armé NCSM Racoon qui était parti à la poursuite du sous-marin fut atteint et coula avec les trente-sept marins à son bord. Le lendemain, le U-517 attaqua le reste du convoi. Les bâtiments grecs Mount Pindus et Mount Taygetus sombrèrent avec deux pertes de vie pour le premier et cinq pour le second. L'Oaktor, un navire marchand canadien coula ensuite avec trois de ses marins.

Le 9 septembre, la fermeture du St-Laurent au navires transatlantiques est décidée par le gouvernement canadien. Dix-sept corvettes quittent le Saint-Laurent pour l'invasion de l'Afrique du Nord. Seul le transport côtier se poursuit donc. Toujours le 9, le sous-lieutenant R.S. Keetley du 113e Escadron attaque le sous-marin U-165 sans grands dommages pour celui-ci.

L'U-517 envoie par le fond le NCSM Charlottetown, une corvette, le 11 septembre. Il y eut dix victimes, des gens assistaient au naufrage depuis la grève.

corvette NCSM Charlottetown

Le 15 septembre, le convoi SQ-36, sous escorte du HMS Salisbury de la Royal Navy, fut attaqué par les U-Boots U-165 et U-517. L'U-165 coula le Joannis, alors que l'U-517 envoya par le fond le Saturnus et l' Inger Elisabeth. Le sous-lieutenant R.S. Keetley du 113e Escadron attaqua l'U-517 le lendemain sans réussir à l'atteindre.

Le 21 septembre, le dragueur de mines de classe Bangor NCSM Georgian qui escortait le convoi QS-38, aperçut le U-517 avant que celui-ci n'ait le temps de tirer ses torpilles et se porta à l'attaque, mais le sous-marin put s'enfuir.

Les 24 et 25 septembre, le U-517 subit trois attaques aériennes de la part des appareils du 113e Escadron. Deux de ces attaques ont été dirigées par le lieutenant M.J. Bélanger. Aucune ne parvint à couler le submersible.

Le lieutenant Bélanger mena encore une fois le 113e à l'assaut le 29 septembre contre l'U-517 sans plus de résultats.

Le 9 octobre, le vraquier Carolus coula en emportant onze membres de l'équipage suite à l'attaque du U-69.

Le Waterton du convoi BS-31 fut coulé par le U-106 du capitaine Hermann Rasch le 11 octobre. Le yacht armé NCSM Vison et les appareils du 117e Escadron réussirent à le forcer à faire surface.

Le 14 octobre, le traversier S.S. Caribou, sous le commandement du capitaine Ben Taverner, qui effectuait la liaison entre Sidney et Port-aux-Basques (Terre-Neuve), fut coulé par le U-69. Cent trente-sept passagers et membres de l'équipage trouvèrent la mort dans cette tragédie. Le NCSM Grand-mère, un dragueur Bangor, commandé par le lieutenant James Cuthbert tenta de toucher le sous-marin avec ses grenades mais n'y parvint pas. Puis il se porta au secours des naufragés.

Le 9 novembre, un espion allemand fut débarqué sur la côte près de Gaspé. Le lieutenant von Jarnowski sera arrêté presque aussitôt dans le train entre Gaspé et Québec. Ce sera le dernier événement de la saison 1942 avant que le fleuve ne se couvre de glaces.   

Saison 1943      En 1943, une station météorologique fut installée par les Allemands sur la côte du Labrador. Il s'agissait de la station de Martin Bay (WFL-26).

Le 6 mai, une tentative d'évasion de prisonniers de guerre par sous-marin (U-262) fut déjouée par les autorités dans le secteur de North Point à l'Île-du-Prince-Édouard.

En juin, l'U-119 mouille des mines à Halifax.

Le 28 septembre, nouvelle tentative ratée d'évasion de prisonniers, cette fois par le U-536 à Pointe de Maisonnette (Nouveau-Brunswick).

Le U-220 mouille des mines à Saint-John en octobre.

Automne 1944

Corvette NCSM Shawinigan

En 1944, les U-Boots sont équipés de schnorkels et peuvent recharger leurs batteries en plongée périscopique ce qui les rend plus difficiles à repérer.

Le 14 octobre, la frégate NCSM Magog est gravement avariée par le U-1223 près du phare de Pointe-des-Monts sur la Côte-Nord. Le navire pourra rallier Québec par ses propres moyens mais sera néanmoins déclaré perte totale à son arrivée.

Le U-1223 endommagea le céréalier Fort Thompson près de Matane le 2 novembre.

La corvette NCSM Shawinigan coule avec quatre-vingt-onze marins suite à l'attaque du U-1228 le 25 novembre.

Le 24 décembre, le U-806 coule le NCSM Clayoquot, un dragueur de classe Bangor.

1945

Le NCSM Esquimalt, coulé par le U-190 en 1945
Le U-190 capturé par la Marine Royale Canadienne

Le U-190 va couler le dernier navire de la Bataille du Saint-Laurent le 16 avril près d'Halifax. Il s'agit du NCSM Esquimalt, un dragueur Bangor. Le U-Boot se rendra à la Marine royale du Canada le 11 mai et il sera intégré à la flotte en juin sous le nom de NCSM U-190. Il sera sabordé en 1947 sur le site du naufrage de l'Esquimalt.

http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/navy/galery-f.aspx?section=2-E-2-f

http://kiosquemedias.wordpress.com/2012/10/01/petite-histoire-de-la-bataille-du-saint-laurent-la-victoire-oubliee-2/

http://www.avionslegendaires.net/2012/07/actu/bataille-du-saint-laurent-la-wwii-aux-portes-de-quebec/

http://www.republiquelibre.org/cousture/ALLEMAND.HTM

http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/history/second-world-war/battlegulf/intro

         http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/history/second-world-war/battle-gulf-st-lawrence/intro

                                                   http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/history/second-world-war/battle-gulf-st-lawrence/closegulf

                                    https://kiosquemedias.wordpress.com/2012/10/01/petite-histoire-de-la-bataille-du-saint-laurent-la-victoire-oubliee-2/

http://www.republiquelibre.org/cousture/ALLEMAND.HTM

 

quelques films documentaires

http://www.youtube.com/watch?v=r_xmgXyrsog

http://youtu.be/UvsTjw6jVV0

http://youtu.be/p_eFUwp0lI0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                         PACIFIQUE

La bataille de la mer de Java a été une des principales batailles navales

de la campagne du Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale. Les marines alliées subirent une cuisante défaite de la part de la marine impériale japonaise, le 27 février 1942, et dans les actions secondaires qui s'ensuivirent pendant plusieurs jours. Le commandant des forces américano-britannico-néerlando-australiennes (ABDA), l'amiral Karel Doorman y fut tué. Les jours qui suivirent, plusieurs batailles plus petites eurent lieu autour de Java, comme la plus petite, mais néanmoins importante bataille du détroit de la Sonde. Ce fut le plus grand engagement de surface depuis la bataille du Jutland pendant la Première Guerre mondiale.

L'invasion des Indes orientales néerlandaises par les Japonais avait commencé à la mi-décembre 1941 et progressait à un rythme plus rapide que prévu. Au fur et à mesure que les campagnes de Malaisie et des Philippines avançaient pour les Japonais, de plus en plus de leurs unités étaient disponibles pour participer à l'agression et à l'isolement éventuel de Java. Aussi, après s'être emparés de bases dans l'est de Bornéo et au nord des Célèbes, des convois de troupes, protégés par des destroyers et des croiseurs avec un appui aérien fourni par des essaims d'avions de combats opérant à partir de bases prises aux alliés, fonçaient vers le sud par le détroit de Makassar vers la mer des Moluques. Pour s'opposer à ces forces d'invasion, les Alliés avaient créé au début de janvier 1942, un commandement unifié en Asie du Sud, connu sous le nom d'ABDACOM, dans le but de protéger la barrière de la Malaisie. Les Alliés avaient une flotte commandée par l'amiral Thomas Hart et composée principalement d'anciens navires de guerre américains et hollandais, avec de nombreux marins ayant déjà faits la Première Guerre mondiale. Le vice-amiral néerlandais Conrad Helfrich croyait être capable de vaincre les Japonais en mer et sur son insistance, le 23 janvier, Hart envoya un groupe de quatre destroyers US attaquer un convoi japonais dans le détroit de Makassar, alors qu'il s'approchait de Balikpapan sur l'île de Bornéo. Les destroyers furent en mesure de couler trois navires de transports ennemis. Le 13 février, les Alliés tentèrent en vain, lors de la bataille de Palembang, d'empêcher les Japonais de s'emparer d'un important port pétrolier dans l'est de Sumatra. Malgré cette défaite alliée, Helfrich fut persuadé que son point de vue était le bon sur sa position.

Vers la mi-février, le commandant en chef de l'ABDACOM, le général britannique Archibald Wavell informa le premier ministre britannique, Sir Winston Churchill que la défense de Java était une cause perdue. Bornéo, Sulawesi, Ambon et Bali étaient sous contrôle japonais. À Sumatra et au Timor, la guerre faisait encore rage mais on s'attendait à un résultat défavorable à la cause des Alliés. Après le départ de l'amiral Hart et du général Wavell, le commandement des troupes au sol et en mer fut confiée aux Pays-Bas. Le 12 février, le vice-amiral Helfrich prit le commandement de sa flotte et, en outre, reçut plusieurs navires américains, britanniques et australiens en renfort.

La nuit du 19 au 20 février, des troupes alliées attaquèrent le groupe oriental d'invasion au large de Bali lors de la bataille du détroit de Badung. Le 19 février également, les Japonais de la première force aéronavale, commandée par l'amiral Nagumo, attaqua et détruisit le port de Darwin dans le nord de l'Australie ce qui le rendit inutilisable comme source d'approvisionnement et base navale d'appui pour des opérations dans les Indes orientales.

Peu de temps avant la bataille, les chances ne paraissaient pas bonnes pour les forces alliées. Elles étaient désunies (navires venant de quatre marines distinctes) et démoralisées par les attaques aériennes incessantes et le sentiment général de la toute puissance japonaise. En outre, la coordination entre les marines et les forces aériennes alliées était mauvaise.

La batailleLes forces amphibies japonaises s'étaient rassemblées pour combattre et, le 27 février 1942, la flotte alliée commandée par Doorman, patrouillait au nord de Surabaya pour intercepter un convoi japonais qui s'approchait du détroit de Makassar. La force ABDA se composait de deux croiseurs lourds (le HMS Exeter (68) et l'USS Houston), de trois croiseurs légers (le HNLMS De Ruyter (navire amiral), le HNLMS Java et le HMAS Perth) et de neuf destroyers (HMS Electra, HMS Encounter, HMS Jupiter, HNLMS Kortenaer, HNLMS Witte de With, USS Alden, USS John D. Edwards, USS John D. Ford et USS Paul Jones).

Le convoi japonais était escorté par deux croiseurs lourds (Nachi et Haguro), deux croiseurs légers (Naka et Jintsu) et quatorze destroyers (Yudachi, Samidare, Murasame, Harusame, Minegumo, Asagumo, Yukikaze, Tokitsukaze, Amatsukaze, Hatsukaze, Yamakaze, Kawakaze, Sazanami et Ushio) sous le commandement du contre-amiral Takeo Takagi. Les croiseurs lourds japonais étaient beaucoup plus puissants que les croiseurs alliés, armés chacun de dix canons de 8 pouces (203 mm) et de lance-torpilles. Par comparaison, l'Exeter était armé seulement de six canons de 8 pouces. Même si le Houston, possédait neuf canons de 8 pouces, seuls six étaient encore utilisables après que sa tourelle arrière ait été détruite lors d'une attaque aérienne antérieure.

Les forces alliées engagèrent le combat dans la mer de Java et la bataille fit rage par intermittence du milieu de l'après-midi à minuit alors que les Alliés essayaient d'atteindre et d'attaquer les navires de transports de troupe de la flotte japonaise mais ils furent repoussés par la puissance de feu supérieure de l'escorte ennemie. Les Alliés eurent localement la supériorité aérienne pendant les heures du jour parce que les forces aériennes japonaises ne pouvaient attaquer la flotte alliée par mauvais temps. Les conditions météorologiques entravaient également les communications, rendant la coopération entre les nombreuses unités alliées difficiles - tant pour la reconnaissance que la couverture aérienne et la position de la flotte - empirant au cours du temps. Les Japonais avaient aussi brouillé les fréquences radio. L'Exeter était le seul navire équipé d'un radar, une technologie émergente à l'époque.

Pendant sept heures, la flotte alliée commandée par Dorman essaya à plusieurs reprises de rejoindre et attaquer le convoi d'invasion; chaque tentative fut repoussée par l'escorte japonaise avec de lourdes pertes pour les Alliés.

Les flottes s'aperçurent l'une l'autre vers 16h00 le 27 février et arrivées à portée de tir, ouvrirent le feu à 16h 16. Les deux parties eurent peu de succès dans leurs tirs au cours de cette phase de la bataille. Le seul tir notable le fut sur l'Exeter qui eut sa chaufferie gravement endommagée par un obus de 8 pouces. Le navire se dirigea tant bien que mal vers Surabaya, escorté par le Witte de With. Les Japonais lancèrent deux salves de 92 énormes torpilles qui ne touchèrent que le Kortenaer. Il fut frappé par une torpille Type 93 qui le brisa en deux et le coula rapidement. L'Electra, couvrant l'Exeter, engagea le combat contre le Jintsu et l'Asagumo, réussissant plusieurs frappes, mais il subit lui-même de graves dommages dans sa superstructure. Après un important début d'incendie et à court de munitions, l'équipage reçut l'ordre d'abandonner le navire. Du côté japonais, seul l'Asagumo fut contraint de se retirer à cause des dommages subis.

exeter

La flotte alliée rompit le combat et s'éloigna vers 18h00, cachée par un écran de fumée fourni par les 4 destroyers US de la division 58. Ils lancèrent également une torpille mais à une trop longue distance pour qu'elle soit efficace. Les navires se dirigèrent d'abord vers Java au sud, puis à l'ouest puis au nord à la nuit tombée pour tenter d'échapper à l'escorte japonaise et tomber directement sur le convoi. Ce fut à ce moment-là que les navires de la division 58, leurs torpilles épuisées, revinrent de leur propre initiative à Surabaya.

Peu de temps après, à 21h 25, le Jupiter heurta une mine et fut coulé, tandis qu'environ 20 minutes plus tard, la flotte passa à l'endroit où le Kortenaer avait sombré un peu plus tôt, et l'Encounter fut chargé de repêcher les survivants. La flotte de Doorman, désormais réduite à 4 croiseurs, rencontra à nouveau l'escorte japonaise à 23h 00; les deux colonnes échangèrent dans l'obscurité des tirs à longue portée, jusqu'à ce que le De Ruyter et le Java soient coulés par une salve dévastatrice de torpilles. Doorman et la plupart de ses hommes coulèrent avec le De Ruyter et seulement 111 hommes furent sauvés pour les deux navires. Il ne restait plus que les croiseurs Perth et Houston; à courts de carburant et de munitions et, suivant les dernières instructions de Doorman, les deux navires battirent en retraite, arrivant à Tanjung Priok le 28 février.

Bien que la flotte alliée n'ait pas détruit la flotte d'invasion japonaise, elle permit aux défenseurs de Java d'avoir un jour de sursis.

Conséquences  Bataille du détroit de la Sonde

Le Perth et le Houston étaient à Tanjung Priok le 28 février quand ils reçurent l'ordre de rejoindre Tjilatjapna par le détroit de la Sonde. Les matériels de réparation manquaient sur Java et ni l'un ni l'autre ne pouvait être totalement réarmé ou faire le plein en carburant. Ils partirent à 21h 00 le 28 février pour le détroit de la Sonde mais, par malchance, ils croisèrent la flotte principale japonaise pour l'invasion de Java Ouest dans la baie Bantam. Les navires alliés se trouvèrent face à au moins trois croiseurs et plusieurs destroyers. Après un combat nocturne féroce qui se termina minuit passé, le Perth et le Houston furent coulés. Un navire démineur et un transport de troupes japonais furent coulés par les tirs alliés, tandis que trois autres transports de troupes furent endommagés et durent être réparés à sec.

Deuxième bataille de la mer de Java   Après des réparations d'urgence l'Exeter gravement endommagé partit pour Ceylan. Il quitta Surabaya au crépuscule le 28 février se dirigeant avec peine vers le détroit de la Sonde, escorté par l'Encounter et le Pope. Les trois navires furent interceptés et coulés par les croiseurs lourds japonais Nachi et Haguro le matin du 1ermars.

Détroit de Bali  Les 4 destroyers américains de la division 58: l'Edwards, le Ford, l'Alden et le Jones, étaient aussi à Surabaya; ils partirent à la nuit tombante le 28 février pour l'Australie. Après une brève rencontre avec un destroyer japonais dans le détroit de Bali, ils purent s'échapper et ils atteignirent Fremantle sans problème le 4 mars.   

Fin        Deux autres navires américains et un destroyer néerlandais furent aussi coulés alors qu'ils tentaient de s'échapper vers l'Australie. La force navale alliée avait été presque totalement détruite: 10 navires et environ 2173 marins avaient été perdus. La bataille de la mer de Java mit fin aux importantes opérations navales alliées dans le Sud-Est asiatique en 1942 et les forces terrestres japonaises purent envahir Java le 28 février. Les États-Unis et la Royal Air Force commença alors à se retirer vers l'Australie. Des troupes néerlandaises aidées par quelques Britanniques se battirent avec acharnement pendant une semaine. Les Japonais exécutèrent de nombreux prisonniers de guerre alliés et sympathisants indonésiens. En dehors du problème de logistique des Alliés, le facteur décisif de la victoire japonaise semble avoir été sa puissance aérienne. Finalement, les Japonais ont gagné ce combat d'usure et les forces ABNA capitulèrent le 9 mars.

http://ww2.pagesperso-orange.fr/mer_de_Java.htm

                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’opération Chariot fut une attaque des forces britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale sur le port de Saint-Nazaire. Elle fut menée par les Combined Operations de Lord Mounbatten, afin de rendre inutilisables certains équipements du port et en particulier la forme Joubert.

                                     

Depuis 1939, la Bataille de l'Atlantique mobilise de nombreuses unités navales dans l'Atlantique Nord.

En 1941 le cuirassé Bismarck lors de sa première sortie avait semé la terreur, coulant le HMS Hood, les Alliés étaient parvenus à couler le cuirassé allemand avant qu'il ne rejoigne le port de Brest mais au prix d'une forte mobilisation des forces maritimes.

Le sister-ship du Bismarck, le cuirassé allemand Tirpitz, est stationné en Norvège, au Faettenfjord. Les alliés craignent qu'il soit envoyé dans l'Atlantique, et participe ainsi à réduire les lignes d'approvisionnement britanniques.

Dans cette situation, le port de Saint-Nazaire revêt une importance toute particulière. En effet, la forme Joubert est le seul bassin (sur toute la façade Atlantique) dans lequel le Tirpitz peut venir réparer.

Ainsi, Winston Churchill imagine qu'en neutralisant la forme Joubert, la Kriegsmarine ne se risquera pas à envoyer le Tirpitz en Atlantique.

Début 1942, il décide donc de confier une mission aux commandos britanniques des Opérations combinées de Lord Mounbatten, avec pour objectif principal la neutralisation de la forme Joubert.     

Le plan britannique                      Le plan des Combined Operations repose sur l'effet de surprise. Le port de Saint-Nazaire est en effet l'endroit de l'ouest de la France le mieux fortifié par les Allemands après Brest. Une flottille de vedettes à faible tirant d'eau doit franchir de nuit et à vive allure l’estuaire de la Loire pendant que les défenses allemandes seront distraites par un raid aérien mené par la Royal Air Force. Un bateau chargé d'explosif sera amené jusqu'à l'écluse-caisson de la forme Joubert et des équipes de commandos débarqueront de ce navire ainsi que des vedettes pour attaquer et détruire 24 cibles différentes. Les forces seront ensuite évacuées par la mer à partir du vieux môle à l'extrémité du port, et quelques heures plus tard, le vieux destroyer amené contre l'écluse explosera. Les forces initiales devaient comprendre un destroyer comme navire-explosif et 8 vedettes rapides. Finalement, la flotte comprit un destroyer, 16 vedettes, 1 canonnière et une vedette lance-torpilles. Cette flotte est escortée par deux destroyers le HMS Tynedale et le HMS Atherstone jusqu'au large de Saint-Nazaire, mais ces deux navires ne participent pas à l'attaque.

Le destroyer était le HMS Campbeltown, un navire obsolète, anciennement l’USS Buchanan de l'US Navy, donné aux Britanniques au début de la guerre dans le cadre de l'accord d'utilisation des bases britanniques par les Américains. On lui apporta quelques modifications cosmétiques pour qu'il ressemble à un destroyer allemand de la classe Möwe et on lui enleva ses principaux canons et d'autres équipements superflus pour minimiser son tirant d'eau. L'armement fut réduit à un simple QF 12 pounder (canon de 76 mm) et 8 canons Oerlikon de 20 mm. L'explosif était placé juste derrière la position du canon, se composant de 24 grenades sous-marines de type mark VII placées dans des réservoirs d'acier et de béton. Le bateau devait enfoncer le caisson et puis être sabordé afin d'empêcher son déplacement avant qu'il n'explose. Le Campbeltown était commandé par le Lieutenant-commander S. H. Beattie et son équipage, réduit à 75 hommes.                  

Chronologie

carte du port de Saint-Nazaire en 1942
  • 26 février 1942
Réunion au Quartier général des opérations combinés : préparation de l'opération.
  • 19 mars 1942
Discours de Ryder à ses hommes.
  • 26 mars 1942
La flotte quitte Falmouth. Le but est d'atteindre la forme Joubert le 28 à 1h30 du matin. Elle fait direction sud-ouest puis sud, adoptant une formation triangulaire, comme si elle opérait une chasse anti-sous-marine.
  • 27 mars 1942
06h20 : la flotte se fait repérer par un sous-marin allemand, l'U-593, qui se trompe sur la direction de la flotte.

Dans la journée, la flotte prend la direction sud-est puis nord-est en début de soirée.

22h15 : les deux destroyers d'escorte s'éloignent, la flottille entre dans le chenal de la Loire.
23h00 : amorçage des explosifs.
23h20 : bombardement de la Royal Air Force, en deux heures 4 bombes sont larguées (mauvaise visibilité).
Le HMS Campbeltown encastré dans la porte de la forme Joubert, avant son explosion
  • 28 mars 1942
01h15 : des postes d'observations côtiers signalent la flotte en approche.
01h20 : la flotte passe devant Villès-Martin, il reste trois miles à parcourir. Des documents volés à la Kriegsmarine permettent de se faire identifier comme bateaux allemands. Le début des combats est ainsi reculé.
01h27 : la supercherie est découverte, le Campbeltown affale le pavillon allemand et hisse le pavillon britannique. Les batteries allemandes ouvrent le feu.
01h34 : le Campbeltown s'écrase sur la porte de la forme Joubert. Les groupes terrestres entrent en action. La station de pompage est détruite, ainsi que certains treuils d'ouverture de la porte.
10h30 : les explosifs du Campbeltown explosent. La porte du dock est projetée hors de son rail, et de nombreux soldats allemands venus observer le bateau sont tués.
  • 29 mars 1942
Les 2 torpilles britanniques lâchées la veille pendant l'opération, explosent avec un retard non prévu, semant la confusion dans les troupes allemandes qui ouvrent le feu entre elles et sur des civils français. Dans la panique, 16 civils sont tués et une trentaine blessés.
Bilan
Porte de la forme Joubert, objectif principal de l'opération Chariot

La forme Joubert est inutilisable et le restera jusqu'à la fin de la guerre. Ce raid est considéré comme l'un des plus audacieux jamais réalisés par des commandos. En revanche, jamais les Allemands, comme il est parfois écrit, n'ont rasé la ville en représailles. Celle-ci était déjà atteinte et ne sera détruite que par les bombardements alliés. Ils ont néanmoins chassé les habitants du Petit Maroc (éperon rocheux où se tenait le vieux village originel de Saint-Nazaire), et muré les habitations. Les jours qui ont suivi le raid, les soldats allemands sous tension et dans la confusion engendrée par le coup de force, recherchant des soldats britanniques qui auraient pu se cacher chez l'habitant, abattirent des civils, et même certains des leurs, par erreur.

169 Britanniques furent tués, la moitié d'entre eux lors de la destruction de leur vedettes dans l'estuaire de la Loire lors de l'évacuation des commandos. 215 Britanniques furent faits prisonniers, beaucoup après le ratissage de la ville par les Allemands, 5 y échappèrent et rentrèrent via Gibraltar. Au total, 227 hommes réussirent à revenir au Royaume-Uni. Le canon, à côté du monument, provient du Campbeltown. Il fut retrouvé dans les années 70 lors du dragage de l'estuaire.

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Histoire/His0013-RaidStNazaire.html       

http://www.stnazairesociety.org/     

http://www.telenantes.com/Toute-l-actu/Infos-debats-territoires/Saint-Nazaire-fete-les-70-ans-de-l-Operation-Chariot.-0349

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                         OCEAN  INDIEN

L'opération Ironclad (mot anglais signifiant « cuirassé », « blindé »), appelée également bataille de Madagascar ou bataille de Diego-Suarez, correspond à l'invasion britannique de la colonie française de Madagascar, alors sous l'autorité du gouvernement de Vichy.

                                                          la France de VICHY

Il s'agit d’une invasion britannique de la colonie française de Madagascar, alors sous l'autorité du gouvernement de Vichy, opération décidée sans avertir la France libre du général De Gaulle (comme plus tard les débarquements en Afrique du nord et en Normandie).

Craignant que l’Inde se retrouve isolée, les forces britanniques mènent, le 5 mai 1942, l’opération Ironclad, appelée également bataille de Madagascar ou bataille de Diego-Suarez.
En effet, Londres ne veut pas reproduire les échecs des précédentes opérations menées conjointement avec la France libre contre les territoires français : l'opération de Dakar où les Français, censés rallier Charles de Gaulle, avaient au contraire tiré sur les Alliés et la campagne de Syrie où les Britanniques, ayant aussi pour but de s'installer à Beyrouth et Damas après en avoir chassé l'autorité de Vichy, s'étaient vus remercier et évincer de la région par les envoyés de De Gaulle.

La bataille de Madagascar sera ressentie très durement autant par la France de Vichy que par la France Libre, chacun la considérant comme une agression britannique contre un territoire français, ce qui aura des conséquences sur l'attitude de chacun :
C'est en ayant cette invasion à l'esprit qu'à la Libération, De Gaulle luttera pour préserver des Alliés l'indépendance nationale, et c'est parce qu'ils y verront un précédent que les Français d'Afrique du Nord tireront d'abord sur le débarquement allié en novembre 1942, le manque de coordination entre Alliés et autorités d'Alger (Giraud était finalement absent) ne faisant annuler que tardivement l'ordre de résister à toute invasion étrangère.   

Préambule Au début de l'année 1942, les dirigeants des forces alliées pensent que les ports de Madagascar pourraient être utilisés par les Japonais.

Par ailleurs, les Allemands surveillent de près si le gouvernement de Vichy fait son possible pour maintenir le pays dans la neutralité.

Après la conquête de l'Asie du Sud-Est (à l'est de la Birmanie à la fin de février 1942), le haut commandement japonais déplace son axe d’effort vers l’Ouest. Les sous-marins de la flotte impériale japonaise se déplacent librement dans l'ensemble de l'océan Indien. Du 31 mars au 10 avril 1942, les Japonais mènent des raids sur les ports britanniques dans l'océan Indien en particulier sur Colombo, Trincomalee et Batticaloa situés sur l'île de Ceylan.

Ce raid conduit les Britanniques à déménager dans une nouvelle base, plus lointaine : Kilindini, proche de Mombasa, au Kenya. De ce fait, le passage de la flotte britannique ouvre aux Japonais un nouvel angle d'attaque.  Si elles utilisent les bases de Madagascar, les forces navales japonaises menaceront les lignes de communication alliées dans une région qui s'étend du Pacifique à la France, au Moyen-Orient et à l'Atlantique sud, affectant également le ravitaillement de la 8e armée et de la flotte britannique de l'Est, dans les océans Indien et Pacifique.   Le états-majors britanniques décident de lancer un assaut amphibie sur Madagascar. Le plan est connu sous le nom d'« opération Ironclad ». Les forces alliées s’appuient principalement sur la British Army et la Royal Navy. Elles sont commandées par le major-général Robert Sturges (en) des Royal Marines.

Les forces alliées navales sont composées de plus de 50 navires, établis à partir de la Force H, de la British Home Fleet et de la flotte britannique de l'Est, commandée par l'amiral Edward Neville Syfret (en).

La flotte comprenait l'Illustrious, son navire-jumeau l'Indomitable et le vieux Ramillies afin de couvrir le débarquement.  

L’opération Ironclad  Dans la nuit du 4 mai 1942, une puissante escadre, commandée par le contre-amiral Syfret, à bord du cuirassé Ramillies, appuyée par les porte-avions Illustrious et Indomitable, aux ordres du contre-amiral Boyd, arriva au large de la baie du Courrier face à Diego-Suarez.

La flotte britannique à l’ancre au large du port de Diego-Suarez

Le 5 mai 1942, à 5h10, des explosions de bombes et de torpilles détruisirent les quelques bâtiments de guerre français, qui se trouvaient dans le port de Diego-Suarez. Tous les avions et les navires de la base furent détruits, à l'exception de l'aviso colonial d'Entrecasteaux.

Certains avions lâchaient des tracts réclamant la reddition immédiate et inconditionnelle de l'île.

Les troupes britanniques ont débarqué dans la baie d’Ambararata et dans la baie Courrier, juste à l'ouest du grand port de Diego-Suarez, à la pointe nord de Madagascar. La garnison, sous le commandement du général Guillemet et du capitaine de vaisseau Maerten, d'environ 4 000 hommes, dont 800 Européens, réussit à contenir les assaillants durant toute la journée.

Le général Sturges, commandant des troupes de débarquement, demanda au HMS Ramilllies d'éliminer le d'Entrecasteaux dont le tir précis empêchait la progression à terre. Devant le surnombre l'aviso dû s'échouer, mais les canonniers continuèrent à riposter.

Pendant ce temps, une attaque de diversion était organisée à l'est. Sous le couvert de la nuit, le destroyer Anthony se glissa à l'intérieur du port et y débarqua un détachement de marines du Ramillies. Ceux-ci s'infiltrèrent en arrière des lignes et s'emparèrent de plusieurs points stratégiques.

L'attaque principale fut lancée au jour, le 6 mai, elle perça les défenses : au bout de quelques heures, la dernière batterie côtière se rendit.

Maquette de l'aviso d'Entrecasteaux. Musée national de la Marine, Paris

Le sous-marin Le Héros, rappelé de l'escorte d'un convoi par le commandant Maerten, atteignit la baie du Courrier mais y fut attaqué par la corvette Genista, puis par des appareils de l'Illustrious. Il coula à 5 heures, le 7 mai, vingt-sept membres de son équipage trouvèrent la mort. Un autre sous-marin, le Monge, fut détruit le lendemain, après avoir essayé de torpiller l’Indomitable.

Le 7 mai, après de violents combats, les forces françaises se retirent vers le sud, Diego-Suarez est prise par les Britanniques.  

Attaque des sous-marins japonais  Les sous-marins japonais I-10, I-16 et I-20 sont arrivés le 29 mai, trois semaines après le débarquement. Le I-18, lui, n'arrivera pas à temps, retardé et endommagé par une grosse mer.

L'avion de reconnaissance de l'I-10 a repéré le HMS Ramillies ancré dans le port de Diego-Suarez, l'avion ayant été repéré, le Ramillies s’est déplacé. Toutefois lI-20 et lI-16 ont lancé deux sous-marins de poche, dont l'un a réussi à entrer dans le port et a tiré deux torpilles, malgré les grenades anti-sous-marines lancées par deux corvettes.

Une torpille a gravement endommagé le Ramillies, tandis que la seconde a coulé le pétrolier britannique Fidélité, qui fut renfloué plus tard.

Le Ramillies, a été, par la suite, réparé à Durban et Plymouth.

Leur sous-marin de poche (M-20b) échoué, à Nosy Antalikely, le lieutenant Saburo Akieda et maître Masami Takemoto, se déplacent à l'intérieur des terres, près du Cap d'Ambre, pour se cacher. Toutefois, repérés, quand ils ont acheté de la nourriture dans un village, ils ont été tués dans une fusillade avec les Royal Marines, trois jours plus tard.

Le deuxième sous-marin de poche (M-16b) a été perdu en mer et le corps de l'un des membres d'équipage a été retrouvé, le lendemain.  

La bataille de Madagascar  François Darlan, alors commandant en chef des forces de Vichy (tandis que Pierre Laval est chef du gouvernement), ordonne de résister jusqu'au bout, y compris par des actions de guérilla. Les hostilités se poursuivent pendant plusieurs mois.

En remplacement des deux brigades de la 5e division d'infanterie britannique transférées en Inde, le 22 juin, la brigade de l’Afrique de l'Est (King's African Rifles), la 7e brigade motorisée sud-africaine de la 3e division d’infanterie et la 27e brigade d'infanterie rhodésienne arrivent à Madagascar.

tamatave

Le 10 septembre la 29e brigade et un groupe de la 22e brigade débarquent à Majunga, dans le nord-ouest, afin de relancer les opérations offensives alliées.

La progression britannique est lente à cause des petites escarmouches avec les forces armées de Vichy, et des dizaines d'obstacles érigés sur les routes principales. Toutefois les forces de Vichy ne combattent pas réellement et c’est sans trop d'opposition que les Alliés capturent la capitale, Tananarive, puis la ville d'Ambalavao.

Le 18 octobre, Andramanalina tombe.

Le 6 novembre, un armistice est signé à Ambalavao, et le 8 novembre 1942, le gouverneur général Armand Annet capitule près d'Ihosy, dans le sud de l'île2. Sur les 1 200 Français faits prisonniers, 900 se rallient à la France libre.  

Forces en présence    Pertes  Françaises

  • 150 tués
  • 500 blessés

Les navires français se trouvant dans la rade sont coulés :

  • le croiseur auxiliaire Bougainville.
  • le sous-marin Bévéziers.
  • l’aviso colonial d'Entrecasteaux s’échoua.
  • les sous-marins de classe Le Redoutable le Héros et Monge sont coulés au large.

Tous les avions sont détruits, en majorité sur le terrain d'aviation, soit :

  • 18 Morane-Saulnier MS.406 et
  • 6 Potez 63.11

Ces combats entraînent la mort de l’aviateur Jean Assollant, qui avait établi en 1929 la première liaison aérienne française entre les États-Unis et la France à bord de l'Oiseau Canari. Il est abattu et tué le 7 mai 1942 aux commandes d'un MS.406 (immatriculé 995) de l'Escadrille de Chasse N°565, par des chasseurs Martlet britanniques du Squadron 881 de la Fleet Air Arm ayant décollé du porte-avions HMS Illustrious. Ses deux coéquipiers, le capitaine Léonetti (chef de la patrouille sur le MS.406 n° 993) et le lieutenant Laurant (MS.406 n° 842), sont également abattus lors de ce combat mais survivent.

Britanniques

pertes totales :

  • 620 hommes au total (avec les morts de maladies) dont :
    • 107 tués (30 tués dans les opérations à l’intérieur de l’île).
    • 280 blessés (90 blessés dans les opérations à l’intérieur de l’île).     
    • Une opération condamnée par De Gaulle

Cette opération contre Diego-Suarez, fut ressentie par les Français libres comme un second Mers-el-Kébir.

Depuis des mois, le général de Gaulle invitait les Britanniques à l’aider à intervenir à Madagascar. Ils ont à chaque fois refusé pour agir seuls et sans le prévenir. Personne n’a jugé utile d’informer Charles de Gaulle de cette opération. Il l’apprend par un coup de téléphone d’un journaliste de l‘Associated Press, le 5 mai 1942 à 3 heures du matin3,4.

Sa réaction, face à cette atteinte à la souveraineté nationale, est rapide, violente, extrême et sans appel. Pour lui, les Britanniques ne respectent pas les accords signés et abusent de la faiblesse momentanée de la France pour l'évincer de ses colonies. Au petit matin, de Gaulle se rend à son quartier général du 4, Carlton gardens, où il a convoqué tout son état-major. Il leur signifie  : « Engagez-vous dans l’armée canadienne, au moins vous vous battrez contre les Allemands. [...] La France libre, c’est fini ! »

Charles de Gaulle joue également la carte soviétique. Il reçoit Bogomolov, l’ambassadeur soviétique à Londres, puis rencontre Molotov qui l’assure du soutien de l’URSS à la France Libre. La constitution de l’escadrille Normandie Niemen, prévue auparavant, s’accélère.Ces nouvelles sèment l’inquiétude à Downing Street et au Foreign Office. De Gaulle a réussi son bluff. Toutefois, la crise dure encore trois mois. Les Britanniques gardent le contrôle de l'île jusqu'en janvier 1943, date à laquelle les Forces françaises libres, sous la direction du général Paul Legentilhomme, se voient enfin confier le pouvoir à Madagascar. Legentilhomme est remplacé en mai par le gouverneur général Pierre de Saint Mart.

Bilan L'impression donnée est que les Britanniques reconnaissent davantage la France de Vichy (comme ennemi dont on peut conquérir et occuper les territoires) que la France libre : les FFL ne sont pas impliquées, les Français qui se sont ralliés sur place ne sont pas utilisés, et une administration militaire britannique se met en place. Pendant toute la durée de l'opération, de Gaulle ne décolère pas. Les Vichystes de leur côté, en tirent les enseignements et en novembre 1942, ils s'opposeront d'abord au débarquement allié en Algérie et au Maroc avant de s'y rallier (accords Clark-Darlan) une fois leur autorité et la souveraineté française garanties

Si l'on considère, comme le fait Robert Paxton, que l'opération de Madagascar est un coup d'essai pour tester la réaction de Vichy à une invasion alliée (comme ce sera le cas quelques mois plus tard en Afrique du Nord), force est de constater que ce schéma d'une "troisième France" administrée directement par les Alliés, est une préfiguration de la situation politique complexe en Afrique française du Nord entre novembre 1942 et avril 1943. L'affrontement militaire entre Britanniques et Vichystes, puis les trois mois durant lesquels l'île échappe à tout contrôle français, atteignent durement le prestige de la France auprès des Malgaches.

http://www.lunion.presse.fr/article/francemonde/ironclad-les-anglais-debarquent-a-madagascar

http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/seconde/madagascar/Dossier.htm

http://stonebooks.com/history/madagascar.shtml

http://histoire-sociale.univ-paris1.fr/Sem/MadagaVichy.pdf

http://latribune.cyber-diego.com/histoire/672-des-ailes-dans-le-ciel-de-diego-suarez-deuxieme-partie-des-debuts-a-la-seconde-guerre-mondiale.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                          PACIFIQUE

La bataille de la mer de Corail est une bataille navale

de la Guerre du Pacifique, durant la Seconde Guerre mondiale, qui opposa du 4 au 8 mai 1942 la marine impériale japonaise et les forces alliées navales et aériennes des États-Unis et de l’Australie. Cet affrontement est la première bataille uniquement aéronavale de l'Histoire, dans laquelle les forces navales en présence s'affrontèrent par avions interposés sans jamais être à portée de canon.

Pour renforcer leur dispositif défensif dans le Pacifique Sud et isoler l'Australie, les Japonais avaient décidé d'envahir Port Moresby, au sud de la Nouvelle-Guinée, et Tulagi, au sud-est des îles Salomon. Les forces déployées par la marine du Japon pour cette opération, de nom de code MO, sous le commandement général de Shigeyoshi Inoue, comprenaient plusieurs éléments importants de la force aéronavale japonaise dont deux porte-avions et un porte-avions léger pour fournir une couverture aérienne aux flottes d'invasion. Les États-Unis, dont les services d'écoute avaient percé le plan ennemi, dépêchèrent deux groupes de porte-avions et une force de croiseurs américains et australiens, sous le commandement de l'amiral Frank J. Fletcher.

Les 3 et 4 mai, les forces japonaises envahirent et occupèrent Tulagi, même si plusieurs navires de guerre furent surpris et endommagés ou coulés par les appareils de l'USS Yorktown. Conscient de la présence des porte-avions américains dans la zone, le groupe aéronaval japonais entra dans la mer de Corail avec l'intention de les détruire.

Les attaques aériennes menées par les deux groupes aéronavals commencèrent le 7 mai et durèrent les deux jours suivants. Le premier jour, les Américains coulèrent le porte-avions léger Shoho, tandis que les Japonais détruisirent un destroyer et un pétrolier américain. Le lendemain, le porte-avions japonais Shokaku fut lourdement endommagé, tout comme l'USS Lexington (qui fut par la suite sabordé), et l'USS Yorktown (plus légèrement). Les pertes étaient également lourdes dans les escadrilles aériennes et les deux flottes se retirèrent de la zone de bataille. Désormais privé de sa couverture aérienne, Inoue reporta à plus tard l'invasion de Port Moresby.

Même si cette bataille fut une victoire tactique pour les Japonais en termes de navires coulés, elle représenta pour plusieurs raisons une victoire stratégique pour les Alliés. L'expansion japonaise, jusque-là irrésistible, fut pour la première fois stoppée. De plus, les porte-avions japonais Shokaku et Zuikaku, l'un endommagé et l'autre avec une escadrille réduite, ne purent participer à la bataille de Midway le mois suivant, alors que les Américains parvinrent à y engager l'USS Yorktown. La perte de quatre porte-avions à Midway empêcha les Japonais de tenter à nouveau une invasion maritime de Port Moresby. Deux mois plus tard, les Alliés profitèrent de la nouvelle faiblesse japonaise pour déclencher la bataille de Guadalcanal.

Shigeyoshi Inoue, commandant de la 4eflotte de la marine impériale japonaise

Frank J. Fletcher, commandant de la Task Force 17 de la marine américaine.

Le 7 décembre 1941, le Japon lança une attaque aérienne pour anéantir la flotte du pacifique américaine basée à Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaï. La flotte cuirassée américaine fut largement détruite et les États-Unis déclarèrent la guerre au Japon. En déclenchant ce conflit, les dirigeants japonais espéraient neutraliser la puissance américaine pour avoir le temps de s'emparer des territoires riches en matières premières et préparer au mieux l'inévitable contre-attaque des Alliés. Simultanément à l'attaque de Pearl Harbor, les Japonais lancèrent une offensive contre la Malaisie britannique, entrainant la déclaration de guerre du Royaume-Uni, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, ainsi que des autres pays alliés. Selon les mots de l'« Ordre secret numéro un » de la marine impériale japonaise (MIJ) datée du 1ernovembre 1941, les objectifs initiaux japonais dans la guerre à venir étaient « (d'expulser) la force britannique et américaine des Indes néerlandaises et des Philippines et d'établir une politique d'autosuffisance et une indépendance économique ».

 

Durant les premiers mois de l'année 1942, la progression japonaise fut fulgurante. Les batailles des Philippines, de Thaïlande, de Singapour, de Wake, des Indes orientales néerlandaises, des îles Salomon, des îles Gilbert et de Guam furent des désastres militaires pour les Alliés qui subirent de lourdes pertes alors que celles japonaises furent relativement légères. Le Japon planifiait d'utiliser ces territoires conquis pour établir un périmètre défensif et mener une guerre d'attrition pour épuiser les Alliés et les contraindre à négocier.

Peu après le début de la guerre, l'état-major de la marine japonaise recommanda une invasion du nord de l'Australie pour l'empêcher de menacer les positions défensives du Japon dans le Pacifique Sud. L'armée impériale japonaise (AIJ) rejeta cependant cette idée en avançant qu'elle n'avait pas les forces ou les capacités nécessaires à cette opération. Le vice-amiral Shigeyoshi Inoue, commandant de la 4e flotte (également appelée « Force des mers du Sud ») composée de la plupart des unités navales dans le Pacifique Sud, proposa l'occupation de Tulagi dans le sud-est des îles Salomon et de Port Moresby en Nouvelle-Guinée, qui mettrait le nord de l'Australie sous la menace des appareils japonais. Inoue considérait que la capture et le contrôle de ces zones augmenteraient la sécurité et la possibilité de défense en profondeur de la principale base japonaise à Rabaul en Nouvelle-Bretagne. La marine et l'armée acceptèrent la proposition d'Inoue et envisagèrent des opérations ultérieures à partir de ces bases comme la conquête de la Nouvelle-Calédonie, des Fidji et des Samoa qui couperaient les lignes de communication et de ravitaillement entre l'Australie et les États-Unis

En avril 1942, l'armée et la marine développèrent un plan intitulé opération MO prévoyant la capture de Port Moresby le 10 mai. Le plan incluait également la conquête de Tulagi les 2 et 3 mai où la marine établirait une base aéronavale pour de potentielles opérations contre les territoires alliés du Pacifique Sud. Après la réalisation de l'opération MO, la marine prévoyait de lancer l'opération RY qui utiliserait les mêmes navires pour s'emparer des mines de phosphate de Nauru et de Banaba le 15 mai. D'autres opérations contre les Fidji, les Samoa et la Nouvelle-Calédonie (opération FS) étaient prévues après la fin des opérations MO et RY. Du fait des attaques menées par les appareils basés à terre et sur les porte-avions contre les navires japonais lors de l'invasion de la région de Morobe en Nouvelle-Guinée en mars, Inoue demanda que la force aéronavale détache des porte-avions pour offrir une couverture aérienne à l'opération MO. Inoue s'inquiétait particulièrement de la présence des bombardiers alliés stationnés sur les bases aériennes de Townsville et de Cooktown en Australie qui étaient hors de portée de ses bombardiers situés à Rabaul et Lae

L'amiral Isoroku Yamamoto, commandant de la force aéronavale japonaise, planifiait une autre opération en juin pour attirer les porte-avions américains, dont aucun n'avait été endommagé lors de l'attaque de Pearl Harbor, dans un affrontement décisif avec sa propre flotte dans le Pacifique central près de l'atoll de Midway. En attendant, Yamamoto détacha quelques navires dont deux porte-avions, un porte-avions léger, une escadre de croiseurs et deux escadres de destroyers pour soutenir MO et confia à Inoue la responsabilité de la composante navale de l'opération  

Réponse alliée   Les Japonais ignoraient cependant que l'US Navy et son Bureau des communications navales étaient parvenues à casser les codes secrets japonais. En mars 1942, les Américains étaient en mesure de déchiffrer 15 % des codes RO ou D qui étaient utilisés par la marine impériale japonaise pour crypter approximativement la moitié de ses communications. À la fin du mois d'avril, ils comprenaient jusqu'à 85 % des messages transmis avec le code RO

En mars 1942, les Américains notèrent pour la première fois la mention de l'opération MO dans des messages interceptés. Le 5 avril, ils interceptèrent un message de la marine japonaise dirigeant un porte-avions et plusieurs autres grands navires en direction de la zone d'opération d'Inoue. Le 13 avril, les Britanniques déchiffrèrent un message de la marine japonaise informant Inoue que la 5edivision aéronavale, composée des porte-avions Shokaku et Zuikaku, était en route depuis Formose via la base de Truk. Les Britanniques transmirent le message aux Américains avec leur conclusion que Port Moresby était la cible probable de MO.

 

L'amiral Chester Nimitz, le nouveau commandant des forces alliées du Pacifique, et son état-major discutèrent des messages déchiffrés et conclurent que les Japonais préparaient probablement une opération majeure dans le Pacifique Sud au début du mois de mai et que Port Moresby était leur objectif probable. Les Alliés considéraient Port Moresby comme une base importante en vue d'une contre-offensive planifiée par Douglas MacArthur contre les forces japonaises dans le sud-ouest du Pacifique. L'état-major de Nimitz conclut également que l'opération japonaise pourrait inclure des attaques aéronavales contre les bases alliées dans les Samoa et à Suva. Nimitz, après avoir consulté l'amiral Ernest King, le chef des opérations navales, décida de contrer l'opération japonaise. Le 27 avril, d'autres rapports des services de renseignement confirmèrent les détails et les cibles des opérations MO et RYn 11.

Le 29 avril, Nimitz ordonna à ses quatre porte-avions et à leurs escortes de se rendre dans la mer de Corail. La Task Force 17 (TF 17), commandée par le contre-amiral Fletcher et composée du porte-avions USS Yorktown, escorté par trois croiseurs et quatre destroyers et soutenu par un groupe de ravitaillement de deux pétroliers et de deux destroyers, se trouvait déjà dans le Pacifique Sud car elle avait quitté Tongatapu le 27 avril et se dirigeait vers la mer de Corail. La TF 11, commandée par le contre-amiral Aubrey Fitch et composée du porte-avions USS Lexington, escorté par deux croiseurs et cinq destroyers, se trouvait entre les Fidji et la Nouvelle-Calédonie. La TF 16, commandée par le contre-amiral William F. Halsey et composée des porte-avions USS Enterprise et USS Hornet, était juste retournée à Pearl Harbor après le raid de Doolittle dans le Pacifique central et ne pouvait donc pas rejoindre le Pacifique Sud à temps pour participer à la bataille. Nimitz plaça Fletcher au commandement des forces navales alliées dans la zone du Pacifique Sud jusqu'à l'arrivée de Halsey avec la TF 16. Même si les opérations en mer de Corail étaient sous le commandement de MacArthur, Fletcher et Halsey continuèrent à rendre des comptes à Nimitz.

En s'appuyant sur des messages radio interceptés émanant de la TF 16 alors qu'elle rentrait à Pearl Harbor, les Japonais supposèrent que tous les porte-avions américains sauf un se trouvaient dans le Pacifique central. Les Japonais ignoraient la position du dernier porte-avions mais n'envisagèrent pas une réponse aéronavale américaine contre MO jusqu'à ce que la bataille soit largement engagée.      

Bataille                Prélude

mouvents du 3  au  9  mai

À la fin du mois d'avril, les sous-marins japonais RO-33 et RO-34 partirent en reconnaissance dans la zone où les débarquements étaient planifiés. Ils firent des repérages dans l'archipel des Louisiades et sur la route en direction de Port Moresby depuis l'est. Ils ne virent aucun navire allié dans la zone et retournèrent à Rabaul respectivement le 23 et le 24 avril

La force d'invasion japonaise de Port Moresby, commandée par le contre-amiral Koso Abe, était composée de 5 000 soldats de l'armée impériale japonaise répartis dans onze navires de transport. L'escorte du convoi était assurée par un croiseur léger et six destroyers sous le commandement du contre-amiral Sadamichi Kajioka. Les navires d'Abe quittèrent Rabaul le 4 mai pour une traversée de 1 560 km en direction de Port Moresby et ils furent rejoints par les unités de Kajioka le lendemain. La flotte progressant à la vitesse de 15 km/h devait passer par le détroit de Jomard à l'extrémité orientale de la Nouvelle-Guinée et arriver à Port Moresby le 10 mai La garnison alliée de Port Moresby comptait environ 5 300 soldats, mais seule la moitié étaient des fantassins et ils étaient mal équipés et peu entrainés

La force d'invasion de Tulagi était commandée par le contre-amiral Kiyohide Shima et était composée de deux mouilleurs de mines, deux destroyers, deux dragueurs de mines, deux navires ASM et un transport avec 400 soldats. L'attaque était soutenue par le porte-avions léger Shoho, quatre croiseurs lourds et un destroyer, sous le commandement du contre-amiral Aritomo Goto. Une seconde flotte de soutien, commandée par le contre-amiral Kuninori Marumo, composée de deux croiseurs légers, du transport d'hydravions Kamikawa Maru et de trois canonnières rejoignit la flotte de Goto. Une fois la conquête de Tulagi achevée le 3 ou le 4 mai, la flotte devait se repositionner pour couvrir l'invasion de Port Moresby. Inoue dirigea l'opération MO depuis le croiseur Kashima avec lequel il était arrivé à Rabaul depuis Truk le 4 mai.

La flotte de Goto quitta Truk le 28, passa par les îles Salomon entre Bougainville et Choiseul et se positionna près de l'île de Nouvelle-Géorgie. Le groupe de soutien de Marumo quitta l'île de Nouvelle-Irlande le 29 avril en direction d'une baie au sud de l'île Santa Isabel afin d'y établir une base d'hydravions. La force d'invasion de Shima quitta Rabaul le 30 avril

Le groupe aéronaval avec les porte-avions Zuikaku et Shokaku, deux croiseurs lourds et six destroyers, quitta Truk le 1ermai. Le commandant de la flotte, le vice-amiral Takeo Takagi, se trouvait sur le navire amiral, le croiseur Myoko, tandis que le contre-amiral Chuichi Hara se trouvait sur le Zuikaku d'où il commandait l'aviation embarquée. La flotte devait longer la façade orientale des îles Salomon et entrer dans la mer de Corail au sud de Guadalcanal. Une fois dans la zone, les porte-avions devaient fournir une couverture aérienne à la force d'invasion contre les appareils basés à Port Moresby et contre toute flotte alliée pénétrant dans la mer.

Pour alerter la flotte de la présence éventuelle de navires alliés, les Japonais avaient envoyé les sous-marins I-22, I-24, I-28 et I-29 en reconnaissance à environ 830 km au sud-ouest de Guadalcanal. Les navires sous le commandement de Frank J. Fletcher étaient cependant entrés dans la mer de Corail avant le déploiement des sous-marins et les Japonais ignoraient donc leur présence. Le I-21, envoyé en reconnaissance à Nouméa, fut attaqué par des appareils de l'USS Yorktown le 2 mai. Le submersible ne fut pas touché mais son équipage ne sembla pas réaliser qu'il avait été attaqué par des appareils embarqués. Le RO-33 et le RO-34 furent également déployés pour bloquer Port Moresby et arrivèrent devant le port le 5 mai. Pourtant, aucun sous-marin ne participa à la bataille de la mer de Corail

Le matin du 1emai, la TF 17 et la TF 11 se rejoignirent à environ 560 km au nord de la Nouvelle-Calédoni. Fletcher fit immédiatement ravitailler la TF 11 et la TF 17 par respectivement les pétroliers USS Tippecanoe et USS Neosho. La TF 17 termina son ravitaillement le lendemain mais la TF 11 indiqua que le sien ne serait pas achevé avant le 4 mai. Fletcher choisit d'envoyer la TF 17 vers le nord-ouest en direction des Louisiades et il ordonna à la TF 11 de rallier la TF 44 en provenance de Sydney et de Nouméa une fois qu'elle aurait terminé son ravitaillement. La TF 44 était une force navale commandée par le contre-amiral australien John Crace et composée des croiseurs HMAS Australia, HMAS Hobart et USS Chicago ainsi que trois destroyers. Après la fin de sa mission de ravitaillement avec la TF 11, l'USS Tippecanoe quitta la mer de Corail pour fournir du carburant aux navires alliés basés à Éfaté.  

Tulagi  Le matin du 3 mai, la force de Shima arriva au large de Tulagi et commença à débarquer des troupes pour occuper l'île. Tulagi était sans défense car la petite garnison composée de commandos australiens et d'une unité de reconnaissance de la Royal Australian Air Force avait évacué juste avant l'arrivée de Shima. Les Japonais entreprirent immédiatement la construction d'un centre de communications et d'une base pour hydravions. Les appareils du Shoho couvrirent le débarquement jusque dans l'après-midi lorsque la flotte de Goto se rendit à Bougainville pour se ravitailler en préparation de l'attaque de Port Moresby.

À 17 h le 3 mai, Frank J. Fletcher apprit que la flotte d'invasion de Tulagi avait été repérée la veille et qu'elle approchait du sud des îles Salomon. À l'insu de Fletcher, la TF 11 avait terminé son ravitaillement plus tôt que prévu et se trouvait à moins de 110 km à l'est de la TF 17 mais ne pouvait communiquer sa position car Fletcher avait ordonné un silence radio. Le 2 mai, la flotte de Shima fut repérée par un appareil américain basé en Australie46 ou par un coastwatcher des Salomon. La TF 17 modifia son cap et se dirigea à 50 km/h en direction de Guadalcanal pour lancer dès le lendemain des frappes aériennes contre les forces japonaises à Tulagi

Le 4 mai, depuis une position située à 190 km au sud de Guadalcanal, 60 appareils de la TF 17 menèrent trois attaques successives contre les navires de Shima au large de Tulagi. Les avions de l'USS Yorktown surprirent les Japonais et coulèrent le destroyer Kikuzuki et trois des dragueurs de mines, endommagèrent quatre autres navires et détruisirent quatre hydravions soutenant le débarquement. Les Américains perdirent trois appareils mais tous les pilotes furent secourus. Après avoir récupéré ses avions dans la soirée du 4 mai, la TF 17 se retira vers le sud. Malgré les dégâts, les Japonais poursuivirent la construction de la base d'hydravions et commencèrent à mener des missions de reconnaissance depuis l'île à partir du 6 mai.

Le groupe aéronaval de Takagi se ravitaillait à 650 km au nord de Tulagi lorsqu'il apprit l'attaque américaine du 4 mai. Takagi termina le ravitaillement, se dirigea vers le sud et envoya des appareils de reconnaissance dans l'est des Salomon. Comme les Américains ne se trouvaient pas dans la zone, ses appareils revinrent bredouilles.

Recherches aériennes

À 8 h 16, le 5 mai, la TF 17 rejoignit la TF 11 et la TF 44 à 590 km au sud de Guadalcanal. À peu près au même moment, quatre chasseurs F4F Wildcat de l'USS Yorktown interceptèrent un Kawanishi Type 97 de reconnaissance basé dans les îles Shortland et l'abattirent à 20 km de la TF 11. Le pilote n'eut pas le temps de transmettre son rapport avant de s'écraser, mais constatant qu'il ne revenait pas à sa base, les Japonais supposèrent correctement qu'il avait été abattu par un appareil basé sur un porte-avions

Un message provenant de Pearl Harbor informa l'amiral Frank J. Fletcher que les renseignements avaient déduit que les Japonais planifiaient de débarquer leurs troupes à Port Moresby le 10 mai et que leurs porte-avions se trouveraient vraisemblablement à proximité du convoi d'invasion. Fletcher décida donc de ravitailler la TF 17 avec le ravitailleur Neosho et le 6 mai, il planifia de mener ses forces vers le nord en direction des Louisiades et de déclencher la bataille le 7 mai.

 

Dans le même temps, le groupe aéronaval de Takagi longea la côte est des îles Salomon durant le 5 mai et tourna au sud de l'île San Cristobal pour entrer dans la mer de Corail après être passé entre Guadalcanal et l'île Rennel à l'aube du 6 mai. Takagi commença à ravitailler ses navires à 330 km à l'ouest de Tulagi en préparation de la bataille de porte-avions qu'il prévoyait pour le lendemain

Le 6 mai, Fletcher incorpora la TF 11 et la TF 44 au sein de la TF 17. Croyant que les porte-avions japonais se trouvaient toujours bien au nord près de Bougainville, il poursuivit ses opérations de ravitaillement. Des patrouilles de reconnaissance menées à partir des porte-avions américains tout au long de la journée échouèrent à localiser tout navire japonais ; en effet, ces derniers se trouvaient juste au-delà de la zone de surveillance

À 10 h, un hydravion de reconnaissance Kawanishi en provenance de Tulagi repéra la TF 17 et son pilote en informa ses supérieurs. L'amiral Takeo Takagi reçut l'information à 10 h 50. À ce moment, sa force se trouvait à environ 560 km au nord de celle de Fletcher, juste à la limite de la portée de son aviation embarquée. Takagi, dont les navires continuaient à être ravitaillés, n'était pas prêt à engager le combat. Il conclut, en s'appuyant sur le rapport de reconnaissance, que la TF 17 se dirigeait vers le sud et augmentait l'écart entre les deux flottes. De plus, les navires de Fletcher se trouvaient sous une épaisse couverture nuageuse et Takagi et Hara jugèrent qu'il serait difficile pour les avions américains de localiser les porte-avions japonais. Takagi détacha ses deux porte-avions et deux destroyers sous le commandement de l'amiral Hara en direction de la TF 17 à environ 38 km/h afin d'être prêt à l'attaque aux premières lueurs du 7 mai tandis que le reste de ses navires termineraient leur ravitaillement.

Des bombardiers B-17 américains basés en Australie attaquèrent à plusieurs reprises la flotte d'invasion de Port Moresby, dont les navires de l'amiral Aritomo Goto, mais sans résultats. Le quartier général de MacArthur informa l'amiral Fletcher des attaques et de la position de la flotte d'invasion japonaise. Le message de Douglas MacArthur indiquant que le porte-avions Shoho avait été repéré à environ 787 km au nord-ouest de la TF 17 convainquit Fletcher que des porte-avions accompagnaient la force d'invasion japonaise58.

Carte de la bataille du 6 au 8 mai. Si vous regardez cette image dans Commons, vous obtiendrez plus de détails, ainsi que des instructions pour voir une animation.

À 18 h, la TF 17 termina son ravitaillement et Fletcher détacha le Neosho avec un destroyer, l'USS Sims, pour qu'ils se positionnent plus au sud. La TF 17 se tourna ensuite vers le nord-ouest en direction de l'île Rossel dans les Louisiades. À 20 h, à l'insu des deux adversaires, les porte-avions américains et japonais n'étaient distants que de 130 km. À ce moment, l'amiral Chuichi Hara ordonna un changement de cap pour rejoindre les navires de l'amiral Takeo Takagi qui avaient terminé leur ravitaillement et se dirigeaient dans la direction de Hara

Dans la nuit du 6 au 7 mai, le Kamikawa Maru déploya une base pour hydravions au nord des Louisiades pour fournir un soutien aérien à l'invasion de Port Moresby. Le reste de la flotte de couverture du contre-amiral Kuninori Marumo se positionna près des îles d'Entrecasteaux pour aider à la défense du convoi du contre-amiral Koso Abe en approche

L'USS Yorktown

Appareils sur le pont d'envol du Zuikaku le 5 mai.

Bombardiers en piqué japonais Aichi D3A Type 99 se dirigeant vers la position présumée des porte-avions américains le 7 mai.

7 mai Frappes matinales

À 6 h 25 le 7 mai, la TF 17 se trouvait à 213 km au sud de l'île Rossel. À ce moment, l'amiral Frank J. Fletcher envoya la flotte de croiseurs et de destroyers du vice-amiral John Crace, renommée TF 17,3, pour bloquer le détroit de Jomard. L'amiral Fletcher savait que la flotte de Crace opérerait sans couverture aérienne car les appareils des porte-avions seraient occupés par l'attaque des navires japonais. Le détachement de cette flotte réduisait également la protection antiaérienne de ses porte-avions, mais Fletcher décida que le risque en valait la peine pour éviter que les Japonais ne profitent de l'affrontement pour débarquer à Port Moresby

Pensant que le groupe aéronaval de Takagi se trouvait quelque part au nord de sa position, autour des Louisiades, l'amiral Fletcher demanda à l'USS Yorktown d'envoyer 10 bombardiers en piqué SBD pour reconnaître la zone à partir de 6 h 19. Dans le même temps, l'amiral japonais Takagi, situé à environ 560 km à l'est de la position de Fletcher, lança 12 torpilleurs Nakajima B5N à 6 h pour essayer de localiser la flotte américaine. L'amiral Hara considérait que les navires de l'amiral américain Fletcher se trouvaient au sud et il conseilla à l'amiral Takagi d'envoyer des appareils dans la zone. Les croiseurs Kinugasa et Furutaka lancèrent quatre hydravions pour explorer le sud-est des Louisiades. D'autres avions furent envoyés de Tulagi, de Rabaul et des Louisiades. Dans le même temps, les deux flottes préparaient leurs appareils pour qu'ils soient prêts à attaquer une fois que la flotte adverse aurait été localisée

Bombardiers en piqué japonais Aichi D3A Type 99 se dirigeant vers la position présumée des porte-avions américains le 7 mai.

À 7 h 22, l'un des appareils du Shokaku rapporta qu'il avait repéré des appareils américains à 302 km de la flotte de Takagi. Un autre appareil confirma rapidement que le groupe était composé d’« un porte-avions, d’un croiseur et de trois destroyers ». En réalité, l'avion de reconnaissance avait repéré mais mal identifié l’USS Neosho et l’USS Sims. Croyant qu'il avait localisé les porte-avions américains, l'amiral Hara, avec le soutien de Takagi, lança tous ses appareils disponibles. 78 avions dont 18 chasseurs Zero, 36 bombardiers en piqué D3A et 24 bombardiers-torpilleurs décollèrent du Shokaku et du Zuikaku à 8 h et se rendirent vers la cible désignée à 8 h 15.

À 8h 20, l’un des appareils du Furutaka repéra les porte-avions et en informa immédiatement le quartier général d'Inoue à Rabaul qui transmit le message à Takagi. L'observation fut confirmée par un hydravion du Kinugasa à 8 h 30. Les amiraux Takagi et Hara, troublés par les deux messages opposés qu'ils reçurent, décidèrent de poursuivre l'attaque des navires au sud mais s'orientèrent vers le nord-ouest pour se rapprocher des navires repérés par l'hydravion du Furutaka. Ils avaient considéré que les rapports différents signifiaient que les porte-avions américains opéraient en deux groupes séparés

À 8 h 15, un bombardier en piqué SBD de l'USS Yorktown repéra la flotte de soutien de l'invasion de l'amiral Goto. Le pilote se trompa dans le message codé et signala la présence de « deux porte-avions et quatre croiseurs lourds » à 417 km au nord-ouest de la TF 17. L'amiral américain Fletcher conclut que la principale force aéronavale japonaise avait été repérée et il lança tous ses appareils disponibles contre elle. À 10 h 13, l'escadrille de 93 avions composée de 18 F4F Wildcat, 53 bombardiers en piqué SBD et 22 TBD Devastator était en route. À 10 h 12, l'amiral Fletcher reçut un autre rapport envoyé par un groupe de trois B-17 indiquant la présence d'un porte-avions, de dix transports et de seize navires de guerre à 56 km au sud de la position repérée par le pilote du SBD. Les deux pilotes avaient en réalité vu la même chose : le Shoho, les croiseurs de l'amiral Goto et la force d'invasion de Port Moresby. Croyant que l'observation des B-17 était la principale flotte aéronavale japonaise, l'amiral Fletcher orienta ses appareils en direction de cette cible

 

L'USS Neosho est en feu et coule lentement à la suite de l'attaque japonaise.

À 9h 15, les appareils de Takagi arrivèrent sur la zone désignée, repérèrent l'USS Neosho et l'USS Sims et cherchèrent en vain les porte-avions américains. C'est seulement à 10 h 51 que les équipages du Shokaku réalisèrent leur erreur et la confusion entre le pétrolier et le destroyer avec des porte-avions. Takagi réalisa alors que les porte-avions américains se trouvaient entre lui et le convoi d'invasion, ce qui plaçait ce dernier en très grand danger. Il ordonna à ses appareils d'attaquer immédiatement l'USS Neosho et l'USS Sims et de rentrer le plus vite possible sur les porte-avions. À 11h 15, les bombardiers-torpilleurs et les chasseurs abandonnèrent leur mission et retournèrent vers les porte-avions avec leurs munitions tandis que les 36 bombardiers en piqué attaquèrent les deux navires américains

Quatre bombardiers en piqué attaquèrent l'USS Sims et le reste plongea sur l'USS Neosho. Le destroyer fut coupé en deux par trois bombes et coula immédiatement. Il n'y eut que 14 survivants sur les 192 membres d'équipage. L'USS Neosho fut touché par sept bombes et l'un des bombardiers, endommagé par la DCA, s'écrasa sur le pétrolier. Gravement endommagé et privé d'énergie, le navire sombra lentement mais il eut le temps d'informer l'amiral Fletcher de l'attaque même s'il donna une mauvaise position.

Le HMAS Australia (au centre) est attaqué par des avions japonais le 7 mai.

Le Shoho est bombardé et torpillé par des appareils américains.

L'USS Neosho est en feu et coule lentement à la suite de l'attaque japonaise.

Les appareils américains repérèrent le Shoho au nord-est de l'île Misima à 10 h 40 et se déployèrent pour l'attaque. Le porte-avions japonais était protégé par six Zeros et deux A5M tandis que le reste des avions étaient préparés dans les ponts inférieurs. Les croiseurs de Goto étaient disposés en carré autour du porte-avions à une distance d'environ 2 700 à 4 600 mLe premier groupe d'attaque, venant de l'USS Lexington, toucha le Shoho avec deux bombes de 450 kg et cinq torpilles qui causèrent de lourds dégâts. À 11 h, le groupe de l'USS Yorktown attaqua le porte-avions en feu et presque immobile avec 11 autres bombes de 450 kg et au moins deux torpilles. Complètement démoli, le Shoho sombra à 11 h 35. Craignant d'autres attaques, l'amiral Goto retira ses navires de guerre vers le nord mais il envoya le destroyer Sazanami pour secourir les survivants à 14 h. Seul 203 des 834 marins du navire furent retrouvés. Trois avions américains furent abattus. Les 18 appareils du Shoho furent perdus mais trois pilotes de la patrouille de défense du navire parvinrent à amerrir dans les Louisiades et survécurent

Opérations de l'après-midi

Les appareils américains se posèrent sur leurs porte-avions à partir de 13 h 38 et, à 14h 20, les avions étaient prêts à repartir pour intercepter la flotte d'invasion de Port Moresby ou le groupe des croiseurs de Goto. L'amiral Fletcher s'inquiétait cependant de la position des autres porte-avions japonais. Il avait été informé que les services de renseignements alliés pensaient que l'opération MO pouvait être couverte par quatre porte-avions. il en conclut que lorsque ses appareils de reconnaissance repéreraient le groupe aéronaval japonais, il serait difficile de mener une attaque avant la tombée de la nuit. Il annula donc l'assaut et décida de rester dissimulé dans le temps couvert avec des chasseurs prêts à décoller en cas de besoin. La TF 17 mit le cap au sud-est

Ayant appris la destruction du Shoho, l'amiral Inoue ordonna au convoi d'invasion de se retirer temporairement au nord et ordonna à l'amiral Takagi, à ce moment à 417 km à l'est de la TF 17, de détruire les porte-avions américains. Alors que la flotte d'invasion se retirait, elle fut attaquée par huit bombardiers B-17 de l'US Air Force mais ces derniers ne causèrent aucun dégât. L'amiral Goto et le contre-amiral Kajioka reçurent l'ordre de disposer leurs navires au sud de l'île Rossel dans l'éventualité d'un combat nocturne si les navires américains passaient à proximitéÀ 12 h 40, un hydravion japonais repéra la force du vice-amiral australien Crace à 144 km des Louisiades orientée à 175°. À 13 h 15, un appareil de Rabaul repéra aussi la flotte de Crace mais le pilote se trompa en rapportant que la force comprenait deux porte-avions et se trouvait à 213 km des Louisiades suivant un cap au 205°. S'appuyant sur ces rapports, l'amiral Takagi, qui attendait toujours le retour des appareils partis attaquer l'USS Neosho, orienta ses porte-avions vers l'ouest à 13 h 30 et indiqua à Inoue à 15 h que les porte-avions américains se trouvaient à au moins 800 km à l'ouest de sa position et qu'il ne pourrait pas les attaquer avant la nuit.

L'état-major d'Inoue dirigea deux groupes d'attaque de Rabaul, déjà en vol depuis le matin, en direction de la flotte de Crace. Le premier groupe comprenait 12 bombardiers-torpilleurs G4M et le second était composé de 19 appareils G3M d'attaque au sol équipés de bombes. Les deux escadrons attaquèrent les navires de Crace à 14 h 30 et rapportèrent avoir coulé un « cuirassé de classe Tennessee », tout comme avoir endommagé un autre cuirassé et un croiseur. En réalité, les navires de Crace n'avaient pas été touchés et ils avaient abattus quatre G4M. Peu de temps après, trois B-17 américains bombardèrent par erreur le groupe de Crace mais sans causer de dommages.

À 15 h 26, Crace indiqua à Fletcher qu'il ne pourrait pas réaliser sa mission sans soutien aérien. Crace se retira vers le sud à environ 410 km au sud-est de Port Moresby pour s'éloigner de la menace des appareils japonais tout en restant suffisamment proche pour intercepter toute force navale japonaise. Les navires de Crace manquaient de carburant mais comme Fletcher maintenait le silence radio, Crace n'avait aucune idée de sa position, de son cap ou de ses intentions.

Peu après 15 h, le Zuikaku reçut le message d'un hydravion rapportant, incorrectement, que la flotte de Crace avait changé de cap en direction du sud-est. L'amiral japonais Takagi supposa que l'appareil suivait discrètement les porte-avions de Fletcher et détermina que si les navires alliés continuaient sur leur cap, ils arriveraient à portée de l'aviation embarquée même si les appareils devraient rentrer de nuit84. Afin de confirmer la position des porte-avions américains, Hara envoya un escadron de huit bombardiers-torpilleurs à 15 h 15 pour reconnaitre une zone à 370 km à l'ouest. Après être arrivés sur place, ils cherchèrent sans succès les navires américains et revinrent sur leurs porte-avions. À 16h 15, Hara envoya 27 bombardiers des deux porte-avions en direction de l'ouest

À 17 h 47, la TF 17 opérait sous une épaisse couverture nuageuse à 370 km à l'ouest de la position de Takagi quand elle détecta l'escadron japonais volant dans sa direction. Fletcher mit le cap au sud et envoya 11 F4F Wildcat pour les intercepter. La formation japonaise fut prise par surprise et neuf appareils furent détruits tandis que trois avions américains étaient abattus

Ayant subi de lourdes pertes, les officiers de l'escadron japonais annulèrent la mission. Ils larguèrent leurs bombes et retournèrent à leurs porte-avions. Le Soleil s'étant couché à 18 h 30, plusieurs bombardiers japonais approchèrent les porte-avions américains dans l'obscurité et certains se préparèrent même à se poser avant d'être repoussés par les tirs des destroyers. À 20 h, les flottes américaines et japonaises étaient distantes de 190 km. Takagi alluma les lumières de ses navires pour guider les 18 appareils survivants et tous furent récupérés à 22 h.

À 15 h 18 et 17 h 18, l'USS Neosho informa la TF 17 qu'il dérivait vers le nord-ouest et qu'il était en train de couler. Le rapport de l'USS Neosho de 17 h 18 mentionnait de mauvaises coordonnées et cela gêna les opérations de secours. De manière plus significative, Fletcher apprit que son ravitaillement en pétrole le plus proche était perdu

Les opérations aériennes s'arrêtèrent à la tombée de la nuit. L'Américain Fletcher ordonna à la TF 17 de se diriger vers l'ouest pour être prêt à lancer son aviation dès l'aube. L'Australien Crace s'orienta également vers l'ouest pour rester à distance de combat des Louisiades. Le Japonais Inoue demanda à Takagi de détruire les porte-avions américains et il repoussa les débarquements de Port Moresby au 12 mai. Takagi choisit de mener ses porte-avions vers le nord durant la nuit pour offrir une meilleure protection au convoi d'invasion et pour concentrer ses recherches à l'ouest et au sud. Les Japonais Goto et Kajioka furent incapables de positionner et de coordonner leurs navires pour mener une attaque nocturne90.

Les deux camps espéraient trouver la flotte adverse tôt le lendemain et passèrent la nuit à se préparer pour la bataille anticipée. En 1972, le vice-amiral américain H. S. Duckworth, après avoir lu les documents japonais sur la bataille, commenta : « Sans aucun doute, le 7 mai 1942, la mer de Corail fut la zone de combat la plus confuse de l'histoire du monde . » Hara déclara ultérieurement au chef d'état-major de Yamamoto, l'amiral Matome Ugaki, qu'il était si contrarié par la « malchance » que les Japonais avaient connue le 7 mai, qu'il pensa quitter la marine  

8 mai  Attaque des porte-avions japonais

À 6 h 15 le 8 mai, depuis une position à 190 km à l'est de l'île Rossel, l'amiral japonais Hara lança sept bombardiers-torpilleurs pour explorer une zone à 460 km au sud de sa position. Trois appareils de Tulagi et un quatrième de Rabaul participèrent également à la reconnaissance. À 7 h, le groupe aéronaval tourna vers le sud-ouest et fut rejoint par deux des croiseurs de l'amiral Goto, le Kinugasa et le Furutaka, pour fournir un rideau défensif supplémentaire. Le convoi d'invasion dirigé par Goto et les navires du contre-amiral Kajioka, se mirent en route en direction d'un point de rendez-vous à 74 km à l'est de l'île Woodlark pour attendre l'issue de la bataille. Durant la nuit, le front chaud et la couverture nuageuse qui avait dissimulé les porte-avions américains le 7 mai se déplaça vers le nord et couvrait maintenant la flotte japonaise, ce qui limitait la visibilité à une distance de 3,7 à 23 k.

L'USS Yorktown (au premier plan) et l'USS Lexington se préparent à lancer leurs appareils le matin du 8 mai sous un ciel clément.

Le Shokaku en feu est photographié depuis un appareil américain.

L'USS Lexington en feu après avoir été touché par plusieurs torpilles japonaises.

À 6 h 35, la TF 17 opérant sous le contrôle tactique de l'amiral Aubrey Fitch était positionnée à 330 km au sud des Louisiades. Elle lança 18 SBD pour mener une reconnaissance à 360° autour du navire jusqu'à une distance de 370 km. Le ciel au-dessus des navires américains était clair et la visibilité de 31 km.

À 8 h 20, un SBD de l'USS Lexington repéra les porte-avions japonais à travers un trou dans les nuages et il avertit la TF 17. Deux minutes plus tard, un appareil du Shokaku repéra la TF 17 et en informa Hara. Les deux flottes étaient distantes d'environ 390 km et se dépêchèrent de lancer leur force de frappe

À 9 h 15, les porte-avions japonais lancèrent un groupe conjoint de 18 chasseurs, 33 bombardiers en piqué et 18 bombardiers-torpilleurs commandé par le lieutenant-commandeur Kakuichi Takahashi. Les Américains lancèrent deux groupes séparés. L'escadron de l'USS Yorktown était composé de 6 chasseurs, de 24 bombardiers en piqué et de 9 bombardiers-torpilleurs et commença sa progression à 9 h 15. Le groupe de l'USS Lexington comprenait 9 chasseurs, 15 bombardiers en piqué et 12 bombardiers-torpilleurs et se mit en route à 9 h 25. Les deux groupes aéronavals ennemis mirent le cap l'un sur l'autre pour réduire la distance de retour de leurs appareils.

Les bombardiers en piqué de l'USS Yorktown arrivèrent au niveau de la flotte japonaise à 10 h 32 et attendirent l'arrivée des bombardiers-torpilleurs plus lents pour mener une attaque simultanée. À ce moment, le Shokaku et le Zuikaku étaient distants de 9 100 m l'un de l'autre et ce dernier était caché par un rideau de pluie. Les deux porte-avions étaient protégés par 16 chasseurs Zero. Les bombardiers en piqué de l'USS Yorktown commencèrent leur attaque du Shokaku à 10 h 57. Le navire vira fortement sur tribord mais fut touché par deux bombes de 450 kg qui éventrèrent le gaillard d'avant et causèrent de gros dégâts au pont et aux hangars. Aucun des bombardiers-torpilleurs de l'USS Yorktown ne parvint à toucher le navire japonais. Deux bombardiers en piqué américains et deux Zeros furent abattus durant le combat.

Les appareils de l'USS Lexington arrivèrent à 11 h 30. Deux bombardiers en piqué attaquèrent le Shokaku et le touchèrent avec une bombe de 450 kg. Deux autres bombardiers plongèrent sur le Zuikaku mais leurs bombes tombèrent à côté. Les autres bombardiers en piqué de l'USS Lexington ne parvinrent pas à trouver les navires japonais dans l'épaisse couverture nuageuse. Aucune des torpilles des bombardiers-torpilleurs ne trouva sa cible. Les 13 Zeros en patrouille abattirent trois F4F Wildcat mais ils avancèrent avoir détruit 24 avions américains.

Avec son pont d'envol lourdement endommagé et 223 membres d'équipage tués ou blessés, le Shokaku ne pouvait plus mener d'opérations aériennes. Son capitaine, Takatsugu Jojima, demanda la permission de se retirer de la bataille et Takagi accepta. À 12 h 10, le Shokaku, accompagné de deux destroyers, se retira vers le nord-est

Attaque des porte-avions américains

À 10 h 55, le radar CXAM de l'USS Lexington détecta les appareils japonais en approche à 128 km et neuf F4F Wildcat furent envoyés pour les intercepter. S'attendant à trouver les bombardiers-torpilleurs à basse altitude, six F4F Wildcat étaient positionnés trop bas et ils furent survolés par les appareils japonais. Du fait des lourdes pertes subies la nuit précédente, les Japonais ne purent compléter une attaque à la torpille contre les deux porte-avions. Le lieutenant-commandeur Shigekazu Shimazaki, à la tête de l'escadron des bombardiers-torpilleurs, en envoya 14 contre l'USS Lexington et 4 contre l'USS Yorktown. Un Wildcat en abattit un et huit SBD en patrouille de l'USS Yorktown détruisirent trois autres bombardiers-torpilleurs. Quatre SBD furent détruits par les Zeros accompagnant l'attaque japonaise

 

L'attaque japonaise commença à 11 h 13 alors que les porte-avions, distants de 2 700 m l'un de l'autre, et leurs navires d'escorte ouvraient le feu avec leur artillerie antiaérienne. Les quatre bombardiers-torpilleurs lancés contre l'USS Yorktown ratèrent tous leur cible. Les autres appareils menèrent une attaque en pince contre l'USS Lexington, qui avait un rayon de braquage plus grand que l'USS Yorktown, et à 11 h 20 le porte-avions fut touché par deux torpilles. La première toucha les réservoirs de carburant et les vapeurs de mazout commencèrent à se répandre dans les compartiments voisins. La seconde détruisit la principale canalisation d'eau à bâbord, qui commença à inonder les trois chaudières avant du navire qui furent arrêtées. Le porte-avions pouvait néanmoins continuer de naviguer à la vitesse de 44 km/h. Quatre bombardiers-torpilleurs furent abattus par la DCA

Les 33 bombardiers en piqué japonais réalisèrent des cercles autour des navires pour attaquer contre le vent et ne commencèrent leur plongeon, depuis une altitude de 4 300 m, que trois minutes après le début de l'attaque des bombardiers-torpilleurs. Les 19 bombardiers du Shokaku ciblaient l'USS Lexington tandis que les 14 autres visaient l'USS Yorktown. Deux bombes touchèrent l'USS Lexington et provoquèrent des incendies qui furent maitrisés vers 12 h 33. À 11 h 27, le centre du pont d'envol de l'USS Yorktown fut touché par une bombe de 250 kg antiblindage qui traversa quatre ponts avant d'exploser, causant de graves dégâts structurels au hangar et tuant 66 hommes. Jusqu'à 12 bombes ratèrent l'USS Yorktown mais tombèrent suffisamment près pour l'endommager sous la ligne de flottaison

Au moment où les appareils japonais terminaient leurs attaques et commençaient à se replier, pensant avoir infligé des dégâts irréparables aux deux porte-avions, ils s'exposèrent au feu des F4F Wildcat et des SBD de patrouille. Dans les duels aériens qui suivirent, les Américains perdirent trois SBD et trois Wildcat tandis que trois bombardiers-torpilleurs, un bombardier en piqué et un Zero étaient abattus. À partir de 12 h, les escadrons américains et japonais commencèrent à rentrer vers leurs navires respectifs. Lors des retours, des appareils se croisèrent et de nouveaux affrontements eurent lieu, dans lesquels le lieutenant-commandeur Kakuichi Takahashi fut tué.

Fin de la bataille

Les escadrons d'attaques, comptant de nombreux appareils endommagés, retournèrent à leurs porte-avions respectifs et se posèrent entre 12 h 50 et 14h 30. Malgré les dégâts subis, l'USS Yorktown et l'USS Lexington furent tous les deux capables de récupérer leurs avions. 46 appareils sur 69 revinrent dans le camp japonais et se posèrent sur le Zuikaku. Parmi ceux-ci, trois Zeros, quatre bombardiers en piqué et cinq bombardiers-torpilleurs, jugés trop endommagés, furent immédiatement jetés à la mer.

Au retour de son aviation, l'amiral américain Frank J. Fletcher évalua la situation. Les aviateurs l'informèrent qu'ils avaient lourdement endommagé un porte-avions mais qu'un autre s'était échappé indemne. L'amiral s'inquiétait du fait que ses deux porte-avions étaient en mauvais état et que ses escadrons avaient subi de lourdes pertes. De plus, le ravitaillement en pétrole était problématique depuis la perte de l'USS Neosho. À 14 h 22, l'amiral Aubrey Fitch informa Fletcher qu'on lui rapportait que deux porte-avions japonais n'étaient pas endommagés et que cela était corroboré par des messages radio interceptés. Croyant qu'il se trouvait face à une force japonaise supérieure en nombre, Fletcher décida de se retirer de la bataille. Il envoya la position approximative des porte-avions japonais à Douglas MacArthur et lui suggéra de les attaquer avec des bombardiers basés à terre.

Vers 14 h 30, l'amiral japonais Chuichi Hara informa Takeo Takagi que seulement 24 Zeros, 8 bombardiers en piqué et 4 bombardiers-torpilleurs étaient à ce moment opérationnels. Takagi s'inquiétait de son autonomie car les niveaux de carburant de ses croiseurs n'étaient plus que de 50 % et certains de ses destroyers n'en étaient plus qu'à 20 %. À 15 h, Takagi informa l'amiral Shigeyoshi Inoue que ses appareils avaient coulé deux porte-avions américains, l'USS Yorktown et un autre de la classe Lexington, mais que du fait de ses lourdes pertes, il ne serait pas en mesure de couvrir le débarquement de Port Moresby. Inoue, dont l'appareil de reconnaissance avait repéré les navires du contre-amiral australien John Crace dans la matinée, rappela le convoi d'invasion, repoussa l'opération MO au 3 juillet et ordonna à ses forces de se rassembler au Nord-Est des îles Salomon pour commencer l'opération RY. Le Zuikaku et son escorte mirent le cap vers Rabaul tandis que le Shokaku se dirigeait vers le Japon.

L'USS Lexington en feu après avoir été abandonné par son équipage.

Dégâts à la proue et au pont d'envol du Shokaku.

Épave d'un appareil du Shokaku s'étant écrasé sur les Récifs indispensables le 7 mai et photographiée le 9 juin 1942.

À bord de l'USS Lexington, les équipes de pompiers étaient parvenues à éteindre les incendies et à rendre le navire de nouveau opérationnel. Cependant, à 12 h 47, des étincelles produites par un moteur électrique enflammèrent les vapeurs de carburant près du poste de commandement. L'explosion qui en résulta tua 25 marins et déclencha un énorme incendie. Vers 14 h 42, une seconde et puissante explosion créa un second foyer d'incendie. Une troisième explosion eut lieu à 15 h 25 et l'équipage rapporta à 15 h 38 que les incendies étaient incontrôlables. L'équipage commença à abandonner l'USS Lexington à 17 h 7. À 19 h 15, après que les survivants eurent été secourus, dont l'amiral Fitch et le capitaine Frederick C. Sherman, le destroyer USS Phelps tira cinq torpilles dans le navire en feu qui coula à 19 h 52. 260 hommes sur les 2 951 membres d'équipage étaient morts. L'USS Phelps et les autres navires de soutien quittèrent immédiatement la zone pour rejoindre l'USS Yorktown et son escorte qui avaient mis le cap au sud-ouest à 16 h 1. Dans la soirée, MacArthur informa Fletcher que huit de ses B-17 avaient attaqué le convoi d'invasion et qu'il se retirait vers le Nord-Ouest.

Le soir du 8 mai, Crace envoya le HMAS Hobart, dont le niveau de carburant était dangereusement bas, et le destroyer USS Walke, qui connaissait des ennuis avec sa propulsion, à Townsville en Australie. Il reçut des rapports radio indiquant que le convoi d'invasion japonais avait fait demi-tour, mais comme il ne savait pas que Fletcher s'était retiré, il resta en patrouille avec le reste de la TF 17,3 dans la mer de Corail dans le cas où les Japonais reprendraient leur progression vers Port Moresby47

Conséquences

Le 9 mai, la TF 17 changea de cap et sortit de la mer de Corail par un passage au sud de la Nouvelle-Calédonie. l'amiral Chester Nimitz ordonna à Fletcher de renvoyer l'USS Yorktown à Pearl Harbor aussi vite que possible après l'avoir ravitaillé à Tongatapu. Comme il n'avait aucune nouvelle de Fletcher, l'Australien Crace en déduisit que la TF 17 avait quitté la zone. À 1 h le 10 mai, n'ayant pas non plus reçu de rapports indiquant que la flotte d'invasion japonaise progressait vers Port Moresby, Crace mit le cap sur l'Australie et il arriva dans les îles Whitsunday à 240 km au nord de Townsville le 11 mai

À 22 h le 8 mai, l'amiral Isoroku Yamamoto ordonna à Inoue de faire demi-tour, de détruire les navires alliés et de mener à bien l'invasion de Port Moresby. Inoue n'annula pas l'ordre de repli du convoi d'invasion mais renvoya les amiraux Takagi et Goto à la poursuite des derniers navires de guerre alliés dans la mer de Corail. N'ayant presque plus de carburant, les navires de Takagi passèrent la plus grande partie du 9 mai à se ravitailler auprès du pétrolier Toho Maru. Dans la nuit du 9 au 10 mai, Takagi et Goto mirent le cap au sud-est puis au sud-ouest de la mer de Corail. Les hydravions basés dans les Louisiades assistèrent Takagi dans sa recherche de la TF 17. Les navires sous les ordres de Fletcher et Crace étaient cependant déjà loin de la zone de recherche. À 13 h le 10 mai, Takagi conclut que les navires ennemis étaient partis et fit demi-tour en direction de Rabaul. Yamamoto accepta la décision de Takagi et il ordonna au Zuikaku de revenir au Japon pour recevoir les nouveaux appareils. Au même moment, le Kamikawa Maru quitta les Louisiades116. Le 11 mai vers midi, un hydravion de l'US Navy en patrouille depuis Nouméa repéra l'USS Neosho à la dérive. Le lendemain, l'USS Henley récupéra 109 survivants de l'USS Neosho et 14 de l'USS Sims, puis saborda le pétrolier avec plusieurs torpilles

L'opération RY commença le 10 mai. Après que le navire amiral japonais, le mouilleur de mines Okinoshima, eut été coulé par le sous-marin américain S-42 le 12 mai, les débarquements furent repoussés au 17 mai. Dans le même temps, la TF 16 de Halsey arriva dans le Pacifique Sud près d'Éfaté et mit le cap au nord le 13 mai pour s'opposer aux attaques japonaises contre Nauru et Banaba. Le 14 mai, l'amiral Chester Nimitz, ayant reçu des renseignements sur l'opération prévue des porte-avions japonais contre Midway, ordonna à Halsey de s'assurer que les avions de reconnaissance japonais repèrent ses navires le lendemain, après quoi il devrait retourner immédiatement à Pearl Harbor. À 10 h 15 le 15 mai, un appareil de reconnaissance basé à Tulagi repéra la TF 16 à 824 km à l'est des Salomon. La feinte de Halsey fonctionna. Craignant une attaque aéronavale contre sa force d'invasion peu défendue, Inoue annula immédiatement l'opération RY et renvoya ses navires à Rabaul et Truk. Le 19 mai, la TF 16, qui s'était ravitaillée à Éfaté, mit le cap sur Pearl Harbor où elle arriva le 26 mai. L'USS Yorktown atteignit Pearl Harbor le lendemain

 

Le Shokaku arriva à Kure au Japon le 17 mai après avoir failli chavirer dans une tempête lors du voyage de retour du fait des dégâts subis pendant la bataille. Le Zuikaku arriva également à Kure le 21 mai après s'être brièvement arrêté dans les îles Truk le 15 mai. En exploitant les rapports de l'espionnage radio, les Américains placèrent huit sous-marins sur la route de retour probable des porte-avions japonais mais aucun des submersibles ne fut en mesure d'attaquer. Le quartier général de la marine japonaise estima qu'il faudrait entre deux et trois mois pour réparer le Shokaku et reconstituer l'aviation embarquée. Les deux porte-avions seraient donc indisponibles pour l'opération prévue de Yamamoto contre Midway. Les deux navires rejoignirent le groupe aéronaval japonais le 14 juillet et jouèrent un rôle décisif dans les futurs affrontements contre les forces aéronavales américaines. Les cinq sous-marins japonais de la classe I soutenant l'opération MO furent redéployés pour soutenir une attaque dans la baie de Sydney trois semaines après dans le cadre d'une campagne pour désorganiser les lignes de ravitaillement alliées. Le I-28 fut cependant torpillé par le sous-marin américain USS Tautog alors qu'il rentrait à Truk

Signification Un nouveau type de combat naval

La bataille de la mer de Corail fut le premier engagement naval de l'histoire dans lequel les flottes participantes ne se sont jamais aperçues et n'ont jamais directement ouvert le feu l'une sur l'autre. L'aviation joua le même rôle que l'artillerie navale dans les affrontements précédents. Les deux commandants participèrent donc à un nouveau type d'affrontement, porte-avions contre porte-avions, et comme ils n'en avaient aucune expérience, ils commirent des erreurs. H. P. Willmot écrivit que les commandants durent « composer avec des communications difficiles dans une situation où le champ de bataille s'étendait bien au-delà que d'habitude et dans laquelle les vitesses avaient augmenté encore plus rapidement, ce qui réduisait le temps disponible pour les prises de décision ». Les Japonais étaient désavantagés par ce temps réduit, car l'amiral Shigeyoshi Inoue, se trouvant à Rabaul, était trop loin pour diriger efficacement ses forces navales en temps réel, tandis que l'amiral Frank J. Fletcher était sur place avec ses porte-avions. Les amiraux japonais impliqués furent souvent trop lents à communiquer entre eux des informations importantes.

Les équipages des porte-avions japonais se comportèrent mieux que ceux des navires américains et obtinrent de meilleurs résultats avec un nombre équivalent d'appareils. L'attaque japonaise contre les porte-avions américains le 8 mai fut mieux coordonnée que l'attaque américaine contre les porte-avions japonais. Les Japonais perdirent néanmoins plus d'aviateurs, 90 contre 35 pour les Américains. Le système de formation des aviateurs japonais ne fut jamais capable de remplacer les aviateurs expérimentés morts au combat. Au début de la guerre, le Japon disposait d'un groupe d'excellents pilotes, mais celui-ci fut progressivement décimé à partir de la bataille de la mer de Corail. Les nouvelles recrues, inexpérimentées, furent incapables de se mesurer aux aviateurs américains ayant reçu une longue formation et cela réduisit considérablement l'efficacité de l'aviation japonaise.

Les Américains tirèrent des leçons de leurs erreurs et améliorèrent leurs tactiques aéronavales et leurs équipements. De nouvelles tactiques de combat aérien, une meilleure coordination, des appareils plus performants et le renforcement de l'artillerie antiaérienne débouchèrent sur des résultats plus positifs dans les affrontements ultérieurs. Le radar avait donné un léger avantage aux Américains dans cette bataille, mais il joua un rôle encore plus décisif dans les batailles suivantes, lorsque des améliorations technologiques augmentèrent son efficacité et que les Alliés apprirent à mieux l'utiliser. Après la perte de l'USS Lexington, les Américains mirent en place de meilleures méthodes de stockage du carburant et améliorèrent les procédures de lutte contre les incendies. La coordination entre l'aviation alliée basée à terre et l'US Navy fut mauvaise durant la bataille mais s'améliora également par la suite.

Dessin publié le 13 mai 1942 dans le journal japonais The Japan Times en langue anglaise montrant Oncle Sam et Winston Churchill érigeant des pierres tombales portant les noms des navires alliés que le Japon avait coulés ou revendiquait avoir coulé dans la mer de Corail et ailleurs.Les porte-avions japonais et américains s'affrontèrent à nouveau lors des batailles de Midway, des Salomon orientales et des îles Santa Cruz en 1942 puis dans la mer des Philippines en 1944

Implications tactiques et stratégiques

La propagande de chaque camp tenta de faire de la bataille de la mer de Corail une victoire. En termes de navires perdus, le Japon remporta une victoire tactique en coulant un porte-avions américain, un pétrolier et un destroyer, soit un tonnage total de 42 497 t, alors qu'il n'avait perdu qu'un porte-avions léger, un destroyer et plusieurs navires plus petits, soit 19 000 t. L'USS Lexington représentait, à ce moment, 25 % de la puissance aéronavale américaine dans le Pacifique Le public japonais fut informé de la victoire avec une surestimation des pertes américaines et une sous-estimation des pertes japonaises.

Sur le plan stratégique, la bataille fut néanmoins une victoire alliée car l'invasion maritime de Port Moresby fut évitée, réduisant la menace contre les lignes de ravitaillement entre les États-Unis et l'Australie. Malgré le retrait de l'USS Yorktown de la mer de Corail, les Japonais furent obligés d'abandonner l'opération qui avait été la raison de la bataille de la mer de Corail.

C'est d'autre part la première fois dans la guerre du Pacifique qu'une flotte d'invasion japonaise était repoussée sans avoir réussi à atteindre son objectif, ce qui contribua à gonfler le moral des troupes alliées après six mois de défaites contre les Japonais. Port Moresby était vital dans la stratégie américaine et sa garnison aurait certainement été battue par les troupes japonaises. La marine américaine exagéra également les dégâts qu'elle avait infligés aux Japonais et la presse traita les rapports de la bataille de Midway avec plus de précaution.

Les résultats de la bataille eurent un impact important sur la planification stratégique des deux camps. Sans un point d'appui en Nouvelle-Guinée, l'avancée alliée ultérieure aurait été encore plus difficile qu'elle ne l'a été. Pour les Japonais, la bataille fut considérée comme un simple revers temporaire. Elle sembla confirmer la piètre opinion que les Japonais avaient des capacités combattantes américaines et soutint la croyance que les futures opérations aéronavales contre les États-Unis seraient nécessairement couronnées de succès.

Midway

L'une des conséquences les plus importantes de la bataille de la mer de Corail fut l'indisponibilité des porte-avions Shokaku et Zuikaku pour la confrontation décisive contre les Américains planifiée par Yamamoto à Midway ; le Shoho aurait été employé dans un rôle tactique pour soutenir les forces d'invasion japonaises. Les Japonais pensaient avoir coulé deux porte-avions dans la mer de Corail mais il en restait encore deux autres, l'USS Enterprise et l'USS Hornet, pour défendre Midway. Grâce à l'aviation basée à terre à Midway, les Américains disposaient d'un plus grand nombre d'appareils et cela signifiait que les Japonais ne disposeraient pas d'une supériorité numérique en termes d'avions pour la bataille à venir. En réalité, les Américains alignèrent trois porte-avions face à ceux de Yamamoto car l'USS Yorktown resta opérationnel malgré les dégâts reçus dans la mer de Corail et l'US Navy fut capable de le réparer suffisamment entre le 27 et le 30 mai pour qu'il puisse participer à la bataille. À Midway, les appareils de l'USS Yorktown jouèrent un rôle décisif en coulant deux porte-avions japonais. Il reçut également de nombreuses contre-attaques japonaises qui autrement auraient été dirigées contre les deux autres porte-avions américains

Par contraste avec les efforts acharnés mis en œuvre par les Américains pour déployer toutes leurs forces disponibles à Midway, les Japonais n'ont apparemment pas essayé d'inclure le Zuikaku dans l'opération. Rien n'a semble-t-il été fait pour combiner les escadrons survivants du Shokaku avec ceux du Zuikaku pour permettre à ce dernier de participer à la bataille. Le Shokaku était incapable de mener d'autres opérations du fait de son pont d'envol très endommagé et il eut besoin de près de trois mois de réparations au Japon pour redevenir opérationnel.

Les historiens H. P. Willmott, Jonathan Parshall et Anthony Tully considèrent que l'amiral Isoroku Yamamoto a commis une grave erreur stratégique dans sa décision de soutenir l'opération MO avec des navires capitaux. Comme Yamamoto avait planifié une bataille décisive contre les Américains à Midway, il n'aurait pas dû se séparer de ses porte-avions pour une opération secondaire comme MO. Par conséquent, les forces navales japonaises furent affaiblies à la fois dans la mer de Corail et à Midway, ce qui permit aux Américains de les défaire en plusieurs fois. Wilmott ajoute que si une opération était assez importante pour nécessiter l'emploi de porte-avions, alors tous les porte-avions japonais auraient dû être déployés pour garantir la victoire. En associant des pièces essentielles à l'opération MO, Yamamoto fit que l'attaque décisive de Midway dépendait du succès de l'opération secondaire

De plus, Yamamoto sembla avoir manqué de noter les autres implications de la bataille de la mer de Corail : l'apparition inattendue des porte-avions américains à l'endroit et au moment exact pour s'opposer aux Japonais et la capacité de l'aéronavale américaine à causer des dommages significatifs aux porte-avions japonais. Ces deux événements se répétèrent à Midway, où le Japon perdit quatre porte-avions, le cœur de ses forces navales offensives, et donc l'initiative dans la guerre du Pacifique. Du fait de la puissance économique américaine, une fois que le Japon avait perdu sa supériorité en nombre de porte-avions, il ne fut jamais capable de la récupérer. Parshall et Tully ajoutent, « la bataille de la mer de Corail avait apporté les premiers indices que les Japonais avaient atteint leur apogée, mais c'est la bataille de Midway qui mit cela en évidence pour tout le mond ».

Situation dans le Pacifique Sud

Les forces australiennes et américaines furent initialement déçues par le résultat de la bataille de la mer de Corail, craignant que l'opération MO ne soit le prélude à une invasion de l'Australie et que le revers japonais ne soit que temporaire. Dans une réunion organisée à la fin du mois de mai, le conseil de guerre australien décrivit l'issue de la bataille comme « plutôt décevante » étant donné que les Alliés avaient été au courant des intentions japonaises. Le général Douglas MacArthur donna son évaluation de la bataille au premier ministre australien John Curtin en avançant que « tous les éléments qui avaient produit les désastres dans le Pacifique occidental depuis le début de la guerre » étaient toujours présents car les forces japonaises pouvaient frapper où elles voulaient si elles étaient soutenues par la marine impériale japonaise

 

Troupes australiennes défendant Port Moresby le long de la Kokoda Track en 1942.

Après la perte de quatre porte-avions à Midway, les Japonais furent cependant incapables de mener une autre invasion de Port Moresby depuis la mer et tentèrent de l'atteindre depuis la terre. À partir du 21 juillet, les troupes japonaises commencèrent à progresser en direction de Port Moresby le long de la Kokoda Track à travers la chaîne Owen Stanley. Les Alliés avaient néanmoins renforcé la Nouvelle-Guinée avec de nouvelles unités principalement australiennes. L'avancée japonaise rendue difficile par le relief et le climat extrême fut stoppée en septembre 1942 et les Alliés repoussèrent une tentative ennemie pour s'emparer d'une base aérienne dans la baie de Milne.

Dans le même temps, les Alliés cherchèrent à exploiter les victoires de la mer de Corail et de Midway en reprenant l'initiative stratégique. Ils choisirent Tulagi et l'île voisine de Guadalcanal comme cible de leur première offensive. L'échec japonais à Port Moresby et leur défaite à Midway laissaient Tulagi sans protection efficace. L'île se trouvait à quatre heures de vol de Rabaul, la grande base japonaise la plus proche

Le 7 août 1942, 11 000 soldats américains débarquèrent à Guadalcanal et 3 000 autres à Tulagi et dans les îles voisines. Les forces japonaises à Tulagi et sur les îles alentour furent submergées et combattirent presque jusqu'au dernier homme tandis que les Américains à Guadalcanal capturaient l'aérodrome de Henderson Field en cours de construction par les Japonais. Les campagnes de Guadalcanal et des îles Salomon qui suivirent se transformèrent en une dure guerre d'attrition entre les Japonais et les Alliés. Avec la campagne de Nouvelle-Guinée, ces opérations neutralisèrent les défenses japonaises dans le Pacifique Sud et causèrent des dommages irréparables à l'appareil militaire japonais, en particulier à sa marine, et contribuèrent significativement à la victoire des Alliés sur le Japon

                                                

http://www.ibiblio.org/hyperwar/USN/USN-CN-Coral/index.htmlhttp://ibiblio.org/hyperwar/USN/ships/logs/AO/ao23-Coral.html

http://www.combinedfleet.com/shoho.htm         

04 sur 13 - La Bataille de la Mer de Corail - carriers

http://youtu.be/66cpesP28h4            http://youtu.be/Ryjq-dCuin8           http://youtu.be/YVhOgWfmo4s        

http://www.interet-general.info/spip.php?article148         

 

 

La bataille de Midway (ミッドウェー海戦, middowei kaisen)

est un engagement aéronaval majeur de la Seconde Guerre mondiale opposant les forces du Japon et des États-Unis qui s'est déroulé dans les premiers jours de juin 1942 au cours de la guerre du Pacifique. La bataille fut livrée alors que le Japon avait atteint, 6 mois après son entrée en guerre déclenchée par l'attaque de Pearl Harbor, l'ensemble de ses objectifs de conquête. L'objectif de la bataille navale, provoquée par le Japon, était d'éliminer les forces aéronavales américaines qui constituaient une menace pour les conquêtes japonaises dans le Pacifique. Pour l'amiral Yamamoto, commandant des opérations, il s'agissait également de placer son pays dans une position de force pour négocier avec les États-Unis une paix entérinant le nouveau partage du territoire.

Le plan de l'amiral Yamamoto prévoyait d'attirer les porte-avions américains vers les forces navales japonaises en livrant un assaut aérien et terrestre contre l'atoll de Midway. Une attaque devait être menée en parallèle contre les îles Aléoutiennes. Malgré les moyens énormes mis en jeu par la marine japonaise, comprenant près de 200 unités navales dont 8 porte-avions et 12 cuirassés, cette attaque fut un échec total. Les Américains, qui avaient percé le code japonais, connaissaient